Brumath, paroisse luthérienne

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Paroisse luthérienne de Brumath
France France
  • Dénomination : Luthérienne
  • Membre de : Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (EPCAAL)
  • Inspection de : Brumath
  • Consistoire de : Brumath
Lieu de culte
Contacts



Présentation

Paroisse luthérienne de Brumath, 2 Place de l'Aigle 67160 Brumath

La paroisse luthérienne Brumath est membre de

  • l'EPCAAL (Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine)
  • elle-même membre de l'UEPAL (Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine).


Lieux de culte

  • Brumath, place du Château
  • Krautwiller, rue du Temple

Historique

  • BRUMATH

Presque au centre du vieux Brumath, place de la Liberté, s'élève l'actuelle église catholique Saints Nazaire-etCelse. Avant 1837, une très ancienne église datant du 10' siècle occupait cet endroit ; elle revint aux protestants le 15 juin 1570. La paroisse protestante de Brumath était également propriétaire de la chapelle St. Nicolas qui était située près de l'actuelle gare SNCF Cette chapelle resta propriété des protestants, même après 1683, année de l'introduction du simultaneum* dans l'église. Entourée d'un cimetière, elle n'était utilisée que pour les enterrements. Elle fut vendue ensuite et démolie en 1804.

Vers la fin du 18' siècle, l'église Saints-Nazaire-et-Celse, souvent transformée, réparée et dégradée par les guerres, commença à montrer d'évidents signes de fatigue. Le 7 pluviôse de l'An VII (27.01.1803), le préfet en interdit l'accès. À la fin de la même année, la paroisse protestante acheta ce qui restait du magnifique château comtal des Hanau-Lichtenberg, pour le transformer en église. Elle mit en vente les ruines de Saints Nazaire-et-Celse et la chapelle Saint-Nicolas.

En 1804, le château de style Régence sera transformé en église. En entrant dans l'édifice (place du Château), on découvre avec surprise un intérieur du plus pur style Empire. Cette église est, avec le pavillon Joséphine de l'Orangerie de Strasbourg, un des rares exemples de ce style dans la région. La chaire, au décor de style Empire, porte sur sa face avant un plastron avec l'inscription «Gott allein die Ehr» (à Dieu seul la gloire, le célèbre Soli Deo Gloria, S.D.G., avec lequel J.S. Bach signa certaines de ces œuvres). À l'origine, ce plastron devait contenir l'effigie de l'impératrice Joséphine; en 1810, quand la chaire fut livrée, l'empereur avait divorcé. L'église connut une première restauration en 1923. À cette occasion, le peintre de Brumath, Georges Daniel Krebs, exécuta pour sa paroisse une magistrale œuvre de 5 m sur 4 : le sermon sur la montagne. Cette peinture est placée au fond du chœur.

En 1809, le facteur d'orgue Stiehr, de Seltz, commença la construction de l'orgue, acheté par la commune et livré en 1810. Cet orgue fut réparé et modifié à plusieurs reprises par la maison Stiehr-Mockers. En 1917, les autorités militaires allemandes réquisitionnèrent les tuyaux du grand orgue. En 1985, l'instrument fut restauré dans son état d'origine, après avoir été muni d'une commande électro-pneumatique en 1936, selon la mode de l'époque. Aujourd'hui, le buffet et l'instrument sont classés monument historique.

En 1896, l'ancien hôpital, crée en 1870, situé au centre de Brumath, devenu exigu, fut remplacé par une nouvelle construction sur l'emplacement d'une école impériale d'horticulture. Cette propriété, créée par Jean-Jacques Coulmann, s'appelait la Grafenbourg (déformation du lieu-dit «Krappburg », dérivé de «Krapp », garance et « Burg », pris pour « Hügel », colline). L'hôpital fut inauguré le 29 octobre 1896 ; les premiers malades y furent soignés par quatre sœurs diaconesses venues de la maison-mère de Strasbourg. Les diaconesses étaient présentes jusqu'en 1969. Aujourd'hui, il est administré par la fonction publique hospitalière. À part la magnifique propriété Coulmann, située sur une colline et entourée d'un parc aménagé à l'époque de l'école d'arboriculture, il ne reste plus rien des bâtiments d'origine.

  • KRAUTWILLER

La Réforme fut introduite en 1570 dans ce village, dont les protestants sont rattachés aujourd'hui à la paroisse de Brumath. La petite chapelle, dédiée à saint Ulrich, est mentionnée la première fois en 1297. La courte nef en est la partie la plus ancienne ; les détails du chœur permettent d'affirmer que celuici fut construit entre 1460 et 1510. L'une des quatre niches installées dans le chœur est constituée d'un bloc en grès rose évidé. Il servait d'évier (piscina) pour la vaisselle eucharistique. Une autre niche, omée d'un cadre en grès rose sculpté de feuilles, a été détériorée en partie. Elle servait sans doute à recevoir le ciboire contenant la réserve eucharistique. La voûte du chœur polygonal est formée de six arêtes moulurées retombant sur des pieds droits. Dans la clef de voûte qui relie les arêtes, une belle sculpture représente la sainte Trinité et ome le médaillon centraI. L'église contient une belle armoire eucharistique et un petit orgue StiehrMockers de 1846. L'actuel clocher date de la restauration de 1764. D'autres restaurations ont eu lieu en 1913 et 1972.


Personnalités

Gustave Stoskopf (1869-1944), cousin d'Albert Schweitzer, est né à Brumath le 8 juillet 1869. Il fut à la fois dramaturge, poète, artiste-peintre et animateur de la vie intellectuelle alsacienne. Après ses études artistiques à l'Académie Julian à Paris, il se perfectionna auprès de Paul Hoecker à Munich. Ses travaux picturaux sont surtout des peintures à "huile, principalement des paysages du «Ried» brumathois. G. Stoskopf est également connu pour ses portraits influencés par les primitifs rhénans du Moyen Âge.

Jacques Kablé (1830-1887), natif de Brumath, est issu d'une famille d'origine huguenote* qui honorait la tradition démocratique et l'esprit de la République. Le 28 janvier 1871, l'armistice était conclu par le Gouvernement de la défense nationale. Les hostilités furent suspendues, afin de permettre au pays, par l'élection d'une Assemblée nationale,de se prononcer pour la poursuite des hostilités ou la conclusion d'un traité de paix. Jacques Kablé fut élu député. Il se retrouva à Bordeaux, où l'Assemblée nationale devait se réunir. C'est là qu'il signa, avec ses collègues d'Alsace-Lorraine, la célèbre déclaration qu'Émile Keller vint lire à la tribune le 17 février: «L'Alsace et la Lorraine ne veulent pas être aliénées ... Nous proclamons par les présentes à jamais inviolable le droit des alsaciens et des lorrains de rester membres de la Nation française.»

Jacques Kablé mourut le 7 avril 1887 dans une Alsace devenue allemande. À Brumath, à Paris et à Strasbourg, des rues portent son nom ; à Strasbourg, la rue Kablé débouche sur la place de Bordeaux.


Source : Protestants d'Alsace et de Moselle. Lieux de mémoire et de vie. Ed Oberlin/saep


Site Internet de la paroisse

http://ppbrumath.free.fr


Présentation de l'église protestante de Brumath, de ses cloches et de ses orgues sur youtube

Voir la chaîne http://www.youtube.com/campanophile67

Vidéos N°438 à 444. Voir notamment les vidéos
  • 438 (présentation de l'orgue):

http://www.youtube.com/watch?v=tHoYh-4SfqI

  • 443 (plenum des cloches):

http://www.youtube.com/watch?v=NyNJpzl4SlI

  • 444 (vues de l'intérieur de l'église):

http://www.youtube.com/watch?v=Ax61BEdEQJg

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