Colmar, paroisses luthériennes

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Paroisse luthérienne Saint Mattieu, Colmar
France France
  • Dénomination : Luthérienne
  • Membre de : Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (EPCAAL)
  • Inspection de : Colmar
  • Consistoire de : Colmar
Lieu de culte
  • Ville : Colmar
  • Adresse : Grand Rue
  • Coordonnées géographiques : 48°04'40" N, 7°21'39" E
Contacts
  • Pasteur(s) : Maurice BACH
  • Téléphone : 03.89.41.59.42
  • Mail(s) : Maurice BACH
  • Site Internet : ...



Présentation

Paroisse luthérienne de Colmar, 1 Place du 2 février 68000 Colmar

La paroisse luthérienne Colmar est membre de

  • l'EPCAAL (Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine)
  • elle-même membre de l'UEPAL (Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine).


Lieux de culte

  • Colmar, Saint Matthieu, Grand'Rue
  • Colmar, Saint Jean, 7a Avenue de Rome
  • Colmar, Saint Marc, 1 rue de la Forge

Historique

  • Colmar

À la fin du Moyen Âge, la ville libre impériale de Colmar - l'une des villes de la Décapole*, créée en 1354 - était la plus importante en Alsace, entre Strasbourg et Bâle. Elle avait des atouts économiques importants, grâce à sa situation géographique sur un axe Nord-Sud joignant les villes italiennes aux pays ffamands ; d'Est en Ouest, elle reliait les pays du Danube à la Lorraine et aux foires de Champagne. À l'aspect économique de la cité s'ajoutait un rayonnement religieux et artistique incontestable, grâce aux nombreux couvents et églises. La ville comptait une église collégiale, l'église et le couvent des Dominicains (actuelle bibliothèque municipale), l'église et le couvent des Franciscains (actuelle église protestante), les Dominicaines d'Unterlinden (aujourd'hui musée), les Dominicaines de Sainte-Catherine (maintenant lieu de conférences et de concerts), le couvent des Augustins (devenu maison d'arrêt à la Révolution), la commanderie des chevaliers de St. Jean, le prieuré St. Pierre ...

L'art d'inspiration religieuse offrait une diversité remarquable dans l'architecture, la sculpture, le vitrail, la peinture, la gravure, les arts mineurs (Gaspard Issenmann, Martin Schongauer). Aux 15e et 16e siècles, l'Église imprègne le monde de la foi et de l'intelligence, puis son emprise s'étiole au contact de l'Humanisme et de la Réforme.

Si la Réforme n'a été introduite que tardivement à Colmar, sa préparation fut longue. Farkall et Grüninger imprimaient les écrits de Luther* dès 1522 et les habitants, sensibles aux thèses luthériennes, se rendaient dès 1535 au culte à Horbourg, possession wurtembergeoise. Le magistrat de Colmar interdit ces excursions dominicales, mais s'éleva en même temps contre les polémiques antiprotestantes du prieur des Augustins. Après de longues tergiversations, le magistrat. qui avait tenté de satisfaire les deux parties, accepta finalement la demande des protestants et autorisa la création d'une paroisse de la Confession di'\ugsbourg en affectant en 1575 l'ancienne église des Franciscains au culte protestant. Cette église était fermée depuis qu'en 1541 tous les frères mineurs avaient donné leur vie en soignant les malades de la peste. Contrairement à ce qui s'est passé ailleurs, la Réforme n'a pas été introduite à Colmar par la volonté d'un prince, ni par un magistrat unanime, mais elle a été le fruit d'initiatives d'une partie de la population qui a adhéré progressivement aux idées nouvelles, à savoir les strates dirigeantes avec la majeure partie du magistrat. Le protestantisme colmarien n'a pas été marqué non plus par une personnalité qui lui aurait imposé une tendance théologique excfusive ; dès 1575, il était empreint de tolérance. Les premiers pasteurs avaient étudié à Bâle, on chantait les cantiques de Strasbourg et les Psaumes, on utilisait la liturgie wurtembergeoise et on refusa de signer la Formule de Concorde* qui condamnait les réformés. Conscients de l'importance de l'éducation, les protestants créèrent en 1604 une école ; on y enseignait le latin, le grec et, pour les futurs théologiens, l'hébreu.

Mais les protestants colmariens ne furent pas récompensés pour leur esprit de tolérance: en 1627. l'empereur Ferdinand Il ordonna la fermeture de l'Église protestante, le bannissement des pasteurs et l'abjuration ou l'émigration des protestants. Beaucoup émigrèrent à Mulhouse, à Bâle ou dans les terres wurtembergeoises. Cette recatholicisation fut cependant de courte durée. L'occupation par les armées suédoises renversa la situation en 1632 : l'Église protestante fut réouverte et le protestantisme colmarien devint officiellement luthérien, mais il resta ouvert aux diverses tendances et ne porta pas atteinte au culte catholique. Le traité de Westphalie* consolida les libertés et le Conseil de la ville resta protestant jusqu'à l'incorporation de Colmar à la France, en 1679.

  • Personnalités

Théophile Conrad Pfeffel (1736-1809), écrivain et poète, devenu aveugle à l'âge de 23 ans, fondateur d'une Académie militaire pour jeunes gens protestants et de la Société de lecture, a été président du Consistoire de Colmar et membre du Directoire* de l'Église luthérienne. Son buste, copie d'un original en marbre du Musée Unterlinden, destiné au roi Louis 1 de Bavière, est exposé à l'église St. Matthieu. On trouve une statue de Pfeffel dans un square, à côté de l'ancien palais du Conseil souverain (Tribunal d'instance), près de sa maison natale. Il fait partie d'une famille protestante d'origine badoise, installée à Colmar. Son père, Jean Conrad (1682-1738), a été jurisconsulte du roi et stettmeister* de 1727 à sa mort. Son frère Chrétien Frédéric (1726-1807) a été diplomate au service de la France.

Dans le domaine économique, il convient de mentionner la dynastie des Haussmann, fondateurs d'une entreprise textile en 1775 et celle des Kiener, fondateurs d'un tissage de coton, en particulier André (1859-1928), principal homme d'affaires de Colmar entre 1900 et 1928 et membre du Consistoire de l'Église luthérienne.


Bibliographie

Protestants d'Alsace et de Moselle : lieux de mémoire et de vie / sous la dir. d'Antoine Pfeiffer.- Ingersheim : Saep ; Strasbourg : Oberlin, 2006

Site Internet

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