Dorlisheim, paroisse luthérienne

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Paroisse luthérienne de Dorlisheim
France France
  • Dénomination : Luthérienne
  • Membre de : Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (EPCAAL)
  • Inspection de : Dorlisheim
  • Consistoire de : Dorlisheim
Lieu de culte
  • Ville : Dorlisheim
  • Adresse : 1 rue de la Paix
  • Coordonnées géographiques : 48°31'29" N, 7°29'01" E
Contacts
  • Pasteur(s) : Joachim KLEINEBREIL
  • Téléphone : 03.88.38.15.04
  • Mail(s) : jkleinebreil@gmx.de
  • Site Internet : ...



Présentation

Paroisse luthérienne de Dorlisheim, 1 rue de la Paix 67120 Dorlisheim

La paroisse luthérienne de Dorlisheim est membre de

  • l'EPCAAL (Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine)
  • elle-même membre de l'UEPAL (Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine).


Lieux de culte

  • Dorlisheim : Eglise, rue de l'Eglise
  • Dorlisheim : Maison de retraite Sarepta 4 rue Luther
  • Rosheim : Chapelle protestante, 8 rue Braun

Historique

  • ROSHEIM

Ville libre, Rosheim faisait partie depuis 1323 de la Décapole*. Quelques familles protestantes y étaient installées au milieu du 16' siècle, mais, à partir de 1586, le magistrat de la ville demande à toute personne qui veut devenir citoyen de Rosheim, de promettre de participer régulièrement à la messe. En 1865, on ne compte que 5 protestants sur une population de 3910 habitants. Après 1871, quelques familles protestetantes s'installent à Rosheim. Elles sont rattachées d'abord à Klingenthal, puis, à partir de 1898, à Dorlisheim. La communauté compte aujourd'hui 90 familles. Un lieu de culte et un foyer sont mis à sa disposition par la commune.

  • DORLISHEIM

Dorlisheim était un bailliage rural de la ville de Strasbourg. Sur demande de la population, la Réforme y fut introduite par le Magistrat de Strasbourg en 1524. L'église romane Saint-Laurent devint alors protestante. En 1685, à la suite d'une enquête qui devait établir la présence d'au moins 7 familles catholiques, le simultaneum* fut introduit. En 1775, le curé fit démolir le mur de séparation qui avait été érigé entre le chœur et la nef, ce qui provoqua une réaction véhémente des protestants. Sur ordre du vicaire général et du procureur, il fut obligé de reconstruire ce mur à ses frais ! Le simultaneum durera jusqu'en 1887, année de construction d'une nouvelle église St. Laurent, catholique.

De l'ancienne église romane, rue de l'église, édifiée au 12' siècle, il ne reste que la nef. Le chœur actuel, gothique, et le clocher datent respectivement des 13' et 14' siècles. Les tribunes ont été ajoutées à l'époque de la Réforme. Sur la façade extérieure, coté Sud, de petites arcadures retombant sur des bandes lombardes sont des traits caractéristiques de l'art roman en Alsace. Quelques sculptures originales ornent le côté Sud et le chevet à l'Est: dragon, bélier, lion de saint Marc, insigne de la corporation des savetiers. Autour du portail, à l'Ouest : une représentation du «Cep et des sarments» (Jean 15) et deux dragons qui engloutissent une tête. À l'intérieur, une dizaine de frises ornent les chapiteaux des piliers, ainsi que le bas-côté Nord : motifs géométriques ou végétaux, animaux (notamment un lapin à queue de poisson), et dans la nef se trouve une sculpture d'Abram rencontrant Melkisédek accompagné du roi de Sodome (Gen. 14). Une rénovation importante en 1989/90 a mis à jour des fresques à motifs décoratifs datant vraisemblablement du 16' siècle.

L'un des premiers condamnés à mort par le tribunal révolutionnaire du Bas-Rhin en 1793, sur le réquisitoire d'Euloge Schneider, accusateur public, fut le pasteur de Dorlisheim, Jean-Jacques Fischer.

La maison de retraite et d'accueil Sarepta, 4 rue Luther. Cette œuvre de l'Association des diaconesses «Sarepta» a été créée en 1903 pour venir en aide «aux pauvres malades, infirmes et nécessiteux ». Trois bâtiments hébergent en 1917 une quarantaine de pensionnaires, encadrés par des sœurs diaconesses. En 1950, l'établissement a été transformé en maison de retraite et entièrement modernisé en 1989/90. L'Association gère également un foyer pour 17 travailleurs handicapés, situé à proximité.


  • Personnalité

Le colonel François de Witt-Guizot (1870-1939), ami du maréchal Lyautey (qui fut président d'honneur du scoutisme français) et maire d'Ottrott de 1934 à 1939, fut le président des Éclaireurs unionistes de France de 1929 à 1939. If fut aussi chargé de la préparation de l'évacuation des Alsaciens-Lorrains dans le Sud-Ouest de la France en 1939. Dans le parc de sa villa (aujourd'hui Domaine du Windeck Foyer de charité), on peut admirer un arboretum exceptionnel, avec des séquoias parmi les plus beaux d'Europe.


Bibliographie

  • Protestants d'Alsace et de Moselle, Lieux de mémoire et de vie. Ed Oberlin/Saep

Site Internet

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