Imposition des mains

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L'imposition des mains , dans l'histoire des religions, cette expression quelque peu technique d'imposition des mains désigne le geste qui consiste à appliquer les mains sur une personne ou une chose. Il porte une connotation religieuse ou rituelle et parfois magique. Il symbolise souvent, voire il effectue la transmission, par le contact, d'une vertu ou d'une force.

Antiquité

Déjà dans la religion égyptienne, l'imposition des mains était pratiquée et revêtait un aspect magique. Dans la mythologie grecque, Asclepios a souvent recouru à l'imposition des mains, son toucher étant chargé d'une force guérissante. Cette pratique n'était pas inconnue des Romains, qui la considéraient comme un geste de transmission de force, de sanctification, de consécration.

Ancien Testament

L'Ancien Testament présente l'imposition des mains comme un rituel établi. Elle avait sa place lors de la bénédiction. En Gn 48.14-17, Israël bénit les enfants de Joseph. Les mains étaient aussi imposées sur la tête des animaux destinés aux sacrifices. De même, lors de la consécration d'une personne pour le service de l'Eternel, lors de l'ordination des prêtres et des sacrificateurs, on leur imposait les mains (Nb 27.18).

Nouveau Testament

Le même geste est aussi mentionné dans le Nouveau Testament. Mais, contrairement à l'Ancien Testament, la présentation de Jésus imposant les mains n'est pas figée, comme le recours à un rite unique. Il impose les mains dans des situations différentes avec plusieurs significations. Ainsi, ce geste pouvait être réalisé en vue de la guérison de malades, cas le plus fréquent dans les évangiles (Mt 9.18 ; Mc 5.23 ; Lc 4.40...). Jésus imposait aussi les mains pour bénir (Mc 10.13-16 ; Mt 19.13, 15). Dans les Actes des Apôtres, le geste pouvait transmettre une puissance de guérison, mais il était aussi pratiqué lors de l'institution ministérielle ou le don du Saint-Esprit (Ac 9.12 ; 6.6 ; 8.18). L'imposition des mains se faisait non seulement sur la tête, mais aussi sur les organes malades.

De nos jours

Dans nos églises protestantes d'aujourd'hui, on recourt toujours à l'imposition des mains sur les personnes. Alors qu'elle est plus rarement pratiquée en vue d'obtenir la guérison (il est des Eglises de la Réforme qui la pratiquent pour les malades ou avant la mort), l'imposition des mains en vue de la bénédiction [1] en fin de culte, sans toucher direct, celle de l'ordination et du don du Saint-Esprit au cours du baptême ou de la confirmation sont encore bien présents.

Références

  1. Le geste de bénédiction peut être réalisé les paumes levées au ciel. Par contre, le toucher réalisé sur une personne de façon individuelle, trouve sa place plutôt dans le contexte d'une prière de guérison ou d'invocation du Saint-Esprit.

Gn=Genèse ; Nb=Nombres ; Mt=Matthieu ; Mc=Marc ; Lc=Luc ; Ac=Actes

Source : Pascale JAHN