Mulhouse, paroisse réformée Saint Etienne

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Paroisse Réformée Saint Etienne
France France


  • Consistoire de : Mulhouse
Lieu de culte
Contacts
  • Pasteur(s) : Michel CORDIER ; Roland KAUFFMANN
  • Téléphone : 03.89.56.36.61
  • Mail(s) : Michel CORDIER
  • Site Internet : ...



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Présentation

Paroisse réformée Saint Etienne, 12 rue de la Synagogue 68100 Mulhouse

Lieux de culte

  • Mulhouse, Temple Saint Etienne, Place de la Réunion


La paroisse réformée Saint Etienne est membre de

  • l'EPRAL (Eglise Protestante Réformée d'Alsace et de Lorraine)
  • elle-même membre de l'UEPAL (Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine).


Historique

  • SAINT-ÉTIENNE

Une ancienne église Saint-Étienne, bâtie à partir de 1185 en style roman, puis augmentée d'un chevet gothique, fut démolie en 1851. Elle était un symbole particulièrement fort de l'histoire de la ville, mais, vétuste, insalubre et devenue trop exiguë pour la population en accroissement après 1798, l'édifice céda la place au nouveau lieu de culte que nous voyons actuellement, place de la Réunion. Tout n'est pas perdu de cette église, loin de là, outre les peintures, dessins et plans qui la représentent.

Témoin audible reliant le passé médiéval de la ville à notre présent, la cloche antérieure à 1334 est encore en fonction dans le nouveau clocher pour sonner les heures 5. Le buffet d'un orgue construit par le Franconien Simon Burckhardt, en place de 1720 à 1766, a été vendu à l'église de Battenheim où on le voit encore. Son décor d'origine en marbrures grises et dorures a été restauré. À cet instrument succéda un orgue de Jean-André Silbermann dont ne subsiste que le buffet qui a été remonté dans le temple Saint-Jean où la table de communion du 17' siècle a également trouvé sa place. Deux groupes de stalles exécutées en 1637 pour les membres du Petit conseil sont placées au fond de l'édifice actuel.

Dans la sacristie ont été scellées quatre plaques tombales: celle du pasteur Chytraeus, infatigable prédicateur de la vraie doctrine, de 1624 à sa mort en 1633 ; celle du pasteur Salathé, à Saint-Étienne pendant quarante-six ans ; celle d'un nommé Caspard ab. Hohenfirst, mort à quarante-quatre ans en 1613 et, principalement du point de vue artistique, celle des Waldner-Freundstein, bourgeois de Mulhouse dont ce sont les deux dernières inhumations connues dans le chœur de l'église. On y voit les allégories de la Foi, de la Charité et de l'Espérance ; deux lévriers entourent les armoiries de cette famille que supportent les armoiries des familles alliées. La chaire de 1647, déclarée vétuste cinquante ans plus tard, fut remontée dans le temple d'Illzach (où depuis trois siècles, aucun pasteur y prêchant, même avec véhémence, n'a craint un effondrement n.

L'architecte Jean-Baptiste Schacre dessina les fenêtres du nouveau Saint-Étienne pour qu'elles puissent recevoir les magnifiques verrières du 14' siècle. En l'absence de fureurs iconoclastes de la Réforme, ces vitraux n'ont subi que des dégâts dus à des orages de grêle ou aux projectiles lors de combats éphémères au 16' siècle; diverses restaurations ont été effectuées, la dernière date de 1947. La source d'inspiration de ces vitraux est à chercher dans le manuscrit enluminé d'un dominicain strasbourgeois, Ludolphe de Saxe, qui, selon la coutume appréciée au Moyen Âge, explique les textes bibliques à l'aide de traditions orales et de légendes. Les verrières sont consacrées successivement à la venue du Christ, à sa passion et à son triomphe. Une seconde série de vitraux montre les œuvres de miséricorde et les luttes des vertus et des vices. Le dernier ensemble, incomplet, est consacré aux armoiries des donateurs, les comtes de Ferrette, ainsi qu'à trois saints.

En visitant le musée historique installé dans l'Hôtel de ville, on trouvera d'autres vestiges de l'église Saint-Étienne : la porte de la sacristie du 14' siècle, une autre stalle, deux des six lustres, l'un du 17' siècle, l'autre du 18' siècle, la tête sculptée en bois de tilleul du blasphémateur (1750) ainsi que le «Klapperstein» de 1600 en grès, l'abat-voix de la nouvelle chaire, la girouette du lanternon du 18' siècle et des relevés de peintures murales. Deux tableaux de Matthieu Mieg (de 1858) représentent l'un l'extérieur de l'église, l'autre l'intérieur vers le chœur avec les deux rangées de galeries qui courent le long de la nef. Il existe un troisième tableau montrant la vue vers le fond de l'église avec l'orgue de Silbermann.

Quant à l'Hôtel de ville lui-même, beaucoup de souvenirs rappellent qu'il est celui dans lequel siégeaient les magistrats qui régentaient la vie religieuse et sociale des mulhousiens jusqu'à la Réunion de 1798.

Enfin, le musée lapidaire de la chapelle Saint-Jean conserve des clefs de voûte et des pierres sculptées.

N'oublions pas, même s'il a été très remanié, l'ancien presbytère des curés de Saint-Étienne, place Lambert, avec sa tourelle. Gschmus y a certainement habité.

L'architecte sundgovien et catholique Jean-Baptiste Schacre qui venait de construire la synagogue (1849) et l'église catholique Saint-Étienne (1860), fut chargé de dresser les plans de ce nouveau lieu de culte avec toutefois deux contraintes: un clocher plus haut que celui de l'église catholique et des ouvertures suffisantes pour poser les anciennes verrières.

Imposant, d'une hauteur de cent un mètres (un de plus que la tour de l'Europe), il est le seul temple réformé de France qui soit situé sur la place centrale d'une grande ville. ~orgue est un opus Walcker de 1866 de soixante jeux à l'origine sur trois claviers que des transformations ultérieures ont porté à soixante-neuf jeux sur quatre claviers. Si l'on supprime en imagination des deux ajouts manifestes de chaque côté, on voit le buffet qu'a connu l'adolescent Albert Schweitzer lorsqu'il travaillait sur cet instrument. Albert Schweitzer fréquenta le lycée de Mulhouse, rue Jacques Preiss, de 1885 à 1893. Il logeait chez son parrain qui dirigeait l'école de la Cour de Lorraine, rue des Franciscains. Il fut catéchumène du pasteur de Saint-Étienne et président du Consistoire, Christian Wennagel.

  • Personnalité

Auguste Scheurer-Kestner (1835-1899). Né à Mulhouse, il fut un chimiste et manufacturier de toiles imprimées à Thann et surtout un homme politique républicain. Député du Haut-Rhin à la chambre de Bordeaux, protestataire contre le traité de Francfort en 1871 et démissionnaire optant pour la nationalité française, il devint sénateur. secrétaire, puis vice-président du Sénat. Il obtint la révision du procès Dreyfus et mourut à Bagnères-de-Luchon le même jour où le Président Loubet signait la grâce de Dreyfus nouvellement condamné (voir la plaque apposée sur le Diaconat, boulevard Roosevelt).


Bibliographie

Protestants d'Alsace et de Moselle : lieux de mémoire et de vie / sous la dir. d'Antoine Pfeiffer.- Ingersheim : Saep ; Strasbourg : Oberlin, 2006

Site Internet

Présentation du temple Saint-Etienne et de ses cloches sur YouTube :

https://www.youtube.com/watch?v=89YfD-pyEck

https://www.youtube.com/watch?v=wQJpdr5LxsY

https://www.youtube.com/watch?v=UpgdOOdTq48

https://www.youtube.com/watch?v=nBG2RBmNS44

https://www.youtube.com/watch?v=7VCLh-TeZyo

https://www.youtube.com/watch?v=Y-2Z-VaIBxQ

https://www.youtube.com/watch?v=ke3BWGog1q4

https://www.youtube.com/watch?v=aDCUaoP465g

https://www.youtube.com/watch?v=qUGT1FnenwY

https://www.youtube.com/watch?v=4DNvBDYhYMk

https://www.youtube.com/watch?v=-Jsidafjh_A

https://www.youtube.com/watch?v=F2xRu7RAMfk

https://www.youtube.com/watch?v=PsTHkW34ewY

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