Muttersholtz, paroisse luthérienne : Différence entre versions

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Version du 26 octobre 2012 à 17:59

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Paroisse luthérienne de Muttersholtz
France France
  • Dénomination : Luthérienne
  • Membre de : Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (EPCAAL)
  • Inspection de : Colmar
  • Consistoire de : Sélestat
Lieu de culte
  • Ville : Muttersholtz
  • Adresse : 2 rue Victor Nessler
  • Coordonnées géographiques : 48°16'02" N, 7°32'02" E
Contacts



Présentation

Paroisse luthérienne de Muttersholtz, 2 rue Victor Nessler 67600 Baldenheim

La paroisse luthérienne de Muttersholtz est membre de

  • l'EPCAAL (Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine)
  • elle-même membre de l'UEPAL (Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine).


Lieux de culte

  • Muttersholtz : 6a rue de Wittisheim

Historique

  • BALDENHEIM et MUTTERSHOLTZ

La Réforme fut introduite en 1576 par les comtes de Rathsamhausen, à la demande formelle du comte de Hanau-Lichtenberg. Baldenheim, Muttersholtz et les annexes d'Ehnwihr et de Rathsamhausen devinrent des villages protestants. Les premiers pasteurs étaient nommés et payés par l'abbaye d'Ebersmunster. Le culte catholique fut réintroduit à Muttersholtz dès 1687 et en 1749 à Baldenheim, malgré une vive opposition des protestants. Le simultaneum* amènera une véritable crise confessionnelle à Baldenheim en 1843. Les catholiques construisirent leur propre église en 1892 à Muttersholtz et en 1938 à Baldenheim. Au 1ge siècle, les deux communes ont connu une importante poussée démographique, grâce à l'essor industriel. À Baldenheim, 320 métiers à tisser ont été installés en 23 ans. En 1851, Muttersholtz comptait 2359 habitants : 1 650 protestants, 388 juifs et 321 catholiques. Baldenheim comptait 1 040 habitants : 890 protestants et 150 catholiques. La communauté israélite de Muttersholtz possédait une fabrique de pain azyme et une grande synagogue qui a été transformée en salle de gymnastique après la dernière guerre.

L'église de Baldenheim est un vrai joyau. Cette église historique a connu une évolution architecturale importante. La première date du 11e ou du 12e siècle. Le chœur primitif de forme carrée était séparé de la nef rectangulaire, de style roman, par un arc triomphai qui existe encore. On a sans doute construit le clocher fortifié au 14e siècle et remplacé plus tard la toiture de ce clocher par une flèche. À l'époque gothique, la nef fut agrandie et de nouvelles fenêtres furent percées. Le chœur a été prolongé par un chevet polygonal et l'ensemble voûté d'ogives. À la Réforme, on a aménagé une tribune et recouvert les murs et les voûtes d'un badigeon de chaux blanche, sobrement décoré d'étoiles jaunes et bleues. Des travaux importants entrepris en 1992 ont permis de découvrir de nouvelles sépultures et surtout des fresques d'une qualité exceptionnelle. Les décors peints de la nef représentent des scènes de la vie du Christ et de la Vierge en alternance avec la vie des saints. L'arc triomphal offre une impressionnante scène du jugement dernier. Dans le chœur apparaissent les évangélistes, des personnages de l'Ancien Testament, des anges, des apôtres et d'autres motifs qui semblent être des copies exactes des gravures de Martin Schongauer. La restauration minutieuse, achevée en 1993, a permis de dégager et de restituer des peintures médiévales remarquables et uniques en Alsace (dépliant disponible sur place).

L'église de Muttersholtz a été restaurée en 1989. Le clocher du 13e siècle est curieusement intercalé entre le chœur pOlygonal du 15e siècle et la nef baroque, reconstruite en 1733. Les blasons des familles de Rathsamhausen et des Huss ornent les clefs de voûtes du chœur. Pendant la Révolution, une des deux cloches a été réquisitionnée. Soixante ans plus tard, la société Edel a fait fondre l'autre cloche et l'a reconvertie en deux cloches plus petites.

  • Personnalités

Le pasteur Frédéric Keller (1795-1867) a passé 44 ans à Muttersholtz, son seul et unique poste pastoral. En 1836, il a créé une société de lecture et a constitué une bibliothèque de plus de 300 ouvrages. Il s'est aussi occupé des protestants de Sélestat et des communes limitrophes jusqu'à la création d'un vicariat. En 1839, il écrivait que la paroisse comptait plus de «2000 âmes protestantes ».

Jean-Paul de Dadelsen. Né à Strasbourg en 1913, Jean-Paul de Dadelsen passa son enfance à Muttersholtz et son adolescence à Hirsingue où son père était notaire. Dans le Sundgau, il rencontra le poète Nathan Katz et Frédéric Hoffet, pasteur et écrivain. À cette époque, il écrivit ses premiers textes qui annoncent déjà une vie intérieure profonde mais aussi mystérieuse. Pendant ses études à Paris, il présenta un remarquable mémoire sur les cantiques de Paul Gerhardt. Traducteur, professeur d'allemand, puis brillant journaliste, il voyagea beaucoup, mais revint souvent en Alsace et surtout à Erstein et aux bords du Rhin. Il ne reprit ses créations poétiques que vers 1951. À sa mort prématurée en 1957 à Zurich, la plupart de ses poèmes étaient inédits. «Jonas» paraîtra en 1962 et «Le Temps qu'il fait» en 1982. Marqué par son éducation protestante, Jean-Paul de Dadelsen a puisé son inspiration dans la Bible (La tour de Babel; La femme de Loth), dans la musique (Bach en automne) et dans les paysages de son Alsace natale (Femmes de la plaine). Trop méconnu, Jean-Paul de Dadelsen est pourtant considéré comme «le plus grand poète alsacien d'expression française du 20" siècle» (Saisons d'Alsace, n° 4, 1962).


Bibliographie

Protestants d'Alsace et de Moselle : lieux de mémoire et de vie / sous la dir. d'Antoine Pfeiffer.- Ingersheim : Saep ; Strasbourg : Oberlin, 2006


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