Sanary sur Mer, église réformée de Sanary - La Seyne : Différence entre versions

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Version du 20 janvier 2011 à 20:27

Église réformée de Sanary - La Seyne
France France
Lieu de culte
Contacts



Présentation

Église réformée de Sanary - La Seyne, 41bis impasse Maximilien Sully, Avenue Jean Mermoz, 83110 Sanary sur Mer

L'église réformée de Sanary - La Seyne est membre de

Elle appartient au Consistoire de la Côte Varoise

Lieux de culte

  • Sanary sur Mer : 41bis impasse Maximilien Sully, Avenue Jean Mermoz
  • La Seyne sur Mer : 1 rue Taylor

Historique

Ces publications de l'historique de l'Église Réformée de Sanary-La Seyne de 1882 à 2007, histoire et présence protestante, les textes et photos, ont été présentés quand la paroisse fit ses adieux au pasteur Max Bourgeois en juin 2007.

Ces publications contiennent des textes de deux anciennes versions, publiées en 1978 à l'occasion de l'inauguration de la salle Henri Fabre, et en 1993 à l'occasion du 51ème anniversaire de l'inauguration du Temple de Sanary, avec remerciements aux auteurs inconnus.

Les périodes 1984-94, 1994-95, 1995-99 et 1999-2007 sont décrites par les pasteurs Jean-Paul Perret et Max Bourgeois.

Sanary et sa paroisse protestante de Frédéric Vernier

Tinte donc, ô ma cloche, aux fêtes de famille
Tinte dans les maisons, tinte sous la charmille
Tinte dans tout pays pour sa joie et sa paix.
Frédéric Vernier

Il était une fois un jardin haut perché, des oliviers argentés, des arbustes bleutés, beaucoup de fleurs, du mistral et du soleil, des arcades et des jarres, un campanile rose et sa cloche argentine, un petit temple et tout autour, des sourires accueillants, des baisers joyeux... Au loin, une petite ville arrondie au coin d'un golfe bleu, " SANARY" adossée à ses collines. On croit entendre, tant ses syllabes sont chantantes, trois coups de clairon ou un appel de cigale sous le soleil de Provence!

À 12 kilomètres de Toulon, à 50 de Marseille, entre Bandol et La Seyne, le port de Sanary s'ouvre sur une mer de "cristal bleu" et s'adosse aux vieux massifs calcaires de l'arrière-pays. SAN-NARI est le vocable provençal de Saint Nazaire, un moine de l'Atlantique venu se soigner sur les bords de la Méditerranée ! Le proverbe dit : "Qui veut être 'guari', s'en part à San-Nari".

L'ancienneté de son terroir est imbattable : un paléontologue célèbre, missionnaire protestant au Lesotho qui venait en vacances avec sa famille à Sanary, le Pasteur Paul ELLENBERGER, a relevé en 1964 sur les falaises de la Cride à Portissol des empreintes rarissimes de dinosaures : ces reptiles géants qui vivaient il y a 150 millions d'années! Il a fait parvenir au Muséum de Paris une empreinte (soit un rocher en deux parties, creux et bosse, de 1,50 m sur 0,70 m sur 0,60m).

Des traces beaucoup plus récentes des civilisations ligures, grecques et romaines émergent à chaque instant... En 49 avant Jésus-Christ, une bataille navale vit la défaite de Pompée par Brutus devant Taurentum. Sanary est juste entre le Brusc et St Cyr qui se disputent l'emplacement de cette petite ville engloutie. Signalons aussi que c'est dans la baie de Sanary, à Portissol, que WILM et le Sanaryen Didi DUMAS ont conduit COUSTEAU faire ses premières plongées.

L'évangile dès les premiers siècles

Effectivement, toute cette partie de "Provencia Romana" reçut des chrétiens d'Orient débarquant à Marseille ou Fréjus, l'Évangile de Jésus-Christ dès le 1er siècle. Tout près d'ici, on peut admirer un très ancien sanctuaire, probablement mérovingien (5ème ou 6ème siècle), une petite chapelle de style oriental : Notre Dame de Pépiole, ses voûtes et ses trois absidioles ont retrouvé une pureté originelle grâce à un bénédictin belge : Le Révérend Père Dom CHARLIER, l'auteur de la préface de la Bible de MAREDSOUS.

Au cours du Moyen-âge, c'est le bourg de Six-Fours, perché sur son acropole fortifiée, riche d'églises telle la Collégiale St Pierre qui domine la contrée. À Ollioules, c'est la célèbre Abbatiale St Laurent. L'influence religieuse et culturelle du monachisme sur cette région fut grande pendant toute cette époque.

En 1481, la Provence est rattachée au Royaume de France. Au temps troublé de la Réforme du 16ème siècle, cette Provence connaît les persécutions et les batailles les plus terribles. Le massacre des Vaudois protestants en 1545 en est le signal. Les guerres civiles furent des plus néfastes aux Églises Réformées en Provence. Au 17ème siècle, il ne reste plus qu'une dizaine de petites communautés assez dispersées autour d'Apt et dans la vallée de la Durance. Nous trouvons : Joucas, Mérindol, Lourmarin; plus à l'est, Manosque et Riez, et plus près de notre cité, trois paroisses en Basse Provence : Eyguières, Marseille, le Luc qui desservait une vingtaine de villages, bourgs et villes allant jusqu'à Solliès-Pont, Toulon et Draguignan.

Après la Révocation de l'Édit de Nantes (1685) par le Roi Louis XIV, en Provence, il ne restera plus que sept Églises, appelées "Eglises du Désert" dans le Lubéron, et l'Eglise de Marseille. Elles se maintiendront au prix d'un admirable acharnement et de nombreuses persécutions. Pratiquement, entre les Cévennes et le Dauphiné, ce fut un véritable "désert huguenot ".

Ce n'est que bien plus tard dans l'histoire, (après la grande peste de 1720..., l'Édit de Tolérance en 1787..., la Révolution... Bonaparte foulant le sol de Bandol en allant à Toulon chasser les Anglais..., la période impériale..., la monarchie restaurée... et la fin du 19ème siècle), que l'on verra sur la Côte d'Azur le rétablissement d'églises Réformées et de mouvements d'évangélisation très divers pour la proclamation de l'Évangile, parmi une population traditionnellement catholique romaine.

Petite paroisse devient grande

Si la paroisse de Sanary - La Seyne - Bandol n'est pas à considérer comme une "grande paroisse", c'est qu'elle est encore très récente. Elle regroupe aujourd'hui à peine 0,7 % de la population totale de son territoire paroissial qui va de St Cyr à La Seyne et jusqu'à Signes au nord.

Les années 1882, 1938, 1945

1882

Son histoire commence à la fin du siècle dernier. On trouve l'existence d'une petite Église Evangélique Baptiste à La Seyne de 1882 à 1906. Des baptêmes par immersion sont enregistrés en 1892, ils eurent lieu dans la mer à l'anse dite du Bau-Rouge, et il y avait une salle d'évangélisation, au Morillon, alors que les pasteurs Ruben SAILLENS (l'auteur de nombreux cantiques du Réveil) et de Louis de ROBERT y exerçaient leurs ministères. En 1906, après la loi de séparation des Églises et de l'État, est enregistrée à la sous-préfecture de Toulon la déclaration d'une Association Cultuelle de l'Église Évangélique Libre à La Seyne. Après la première guerre mondiale, cette petite Eglise a grandi. Grâce à la générosité d'un officier de marine anglais, qui fut ingénieur-fondateur des chantiers de La Seyne, TAYLOR, et surtout du Comité Méthodiste Épiscopal en France qui marque l'intérêt pour l'église de La Seyne, en 1922 des travaux de complète restauration sont effectués à la salle qui leur sert de temple, là où il se trouve encore aujourd'hui, rue Taylor.

Cette communauté se rattache à l'union des Églises Méthodiste, et ce sont deux de ses pasteurs, CHATELAIN et LANNIERE, qui commencent en 1923 à tenir, sous une tente, des réunions d'évangélisation au lieu dit des BAUX à Sanary. Deux ans après, en 1925, ils créent un poste d'évangélisation à Ollioules-Sanary et appellent pour cela un évangéliste suisse, agent de la Croix Bleue, le pasteur Arthur JUILLARD qui vient s'installer avec sa famille à Ollioules, puis à Sanary.

La tente est très vite remplacée par une baraque Adrian en bois, baraque solide où se réunissent une dizaine de familles protestantes de Sanary et des environs, ainsi que quelques "convertis ". Rapidement, ils constituent un fonds pour la construction d'un lieu de culte moins modeste et plus durable. Il est remarquable de constater qu'une grande partie de leurs dons sont consacrés à l'aide aux pauvres.

L'Église Épiscopale Méthodiste veut déplacer le pasteur JUILLARD à Nice, mais ses paroissiens s'y opposent. Toujours est-il qu'en 1931 les Méthodistes se retirent et cèdent la Chapelle en bois des Baux à la communauté protestante pour la somme de 8000 francs. Le poste d'évangélisation se rattache alors à l'Union des Églises Libres de France.

C'est ce printemps-là que Madame GUILLON vient à Sanary dans une pension de famille, tenue par Madame PONS, pour la santé de ses enfants et qu'elle découvre, lors de ses promenades à Portissol, le merveilleux terrain qui deviendra par la suite le "ghetto" protestant. Avec son mari et les demoiselles SELTZER, ils en font l'acquisition et le lotissent peu à peu.

1938

En 1938, les dix-sept familles protestantes achètent un terrain sur une colline au cœur de Sanary. Cette date est aussi celle de l'unité des Églises Réformées en France. Lors des nombreuses tractations, des réunions préparatoires, des synodes qui précédaient cette unité, se retrouvaient comme partenaires : Les Eglises Réformées de tendances libérales, les Églises Réformées Evangéliques très majoritaires sur toute la Côte d'Azur (de Marseille à Menton), les Églises Libres, les Églises Méthodistes. L'unité de ce qui allait être l'Église Réformée de France n'était pas évidente. Sanary en fut un exemple.

En 1939, une assemblée générale extraordinaire de la paroisse de Sanary vote son affiliation non à l'Église Réformée de France, mais à l'union des Églises Évangéliques Libres. Plusieurs des dix-sept familles se réunissent chez le pasteur Charles VALLOTTON et chez madame GROSJEAN, route de Bandol (qui possédait un harmonium !). Elles se rattachent à l'Église Réformée de Toulon. Le 1er février 1942 a lieu l'assemblée constitutive de l'Église Réformée de Sanary-Six-Fours la Plage, Bandol et Ollioules. Les deux groupes maintiennent des liens entre eux et se regardent avec sympathie

Deux mois après, sur le terrain acheté en 1938, s'élève un petit temple. C'est Madame Benjamin VALLOTTON qui a été l'inspiratrice du style provençal et des proportions. Elle a choisi l'architecte FORNARI pour diriger le tout, lequel a demandé à l'entrepreneur GAZZARINI de réaliser ses plans. Malgré les difficultés du temps de la guerre, outre les fonds rassemblés par les membres de la communauté, il faut dire qu'à lui seul Monsieur Benjamin VALLOTTON a récolté en Suisse et auprès de ses amis plus de 200 000 francs.

Inauguration du temple de Sanary sur Mer, église réformée de Sanary - La Seyne en avril 1942, par les Pasteurs Roux, Ducasse et Boegner.

Ce temple fut inauguré le 25 avril 1942 par le pasteur Marc BOEGNER, président du Conseil National de France, le pasteur Charles DUCASSE, doyen du Conseil Presbytéral de Sanary et du Pasteur Charles ROUX, président du Conseil Régional de Provence. (Par la suite, ce dernier sera arrêté par les Nazis et mourra en camp de concentration).

À cette inauguration, le pasteur BOEGNER annonce la décision du Synode National de rattacher à la paroisse de Sanary, les groupes disséminés extra-muros de Toulon : La Valette, La Garde, Le Pradet, ainsi que les Églises de La Seyne, des Sablettes et de St Mandrier, ce qui représente deux cent vingt familles. Que de difficultés pour le pasteur André GALLAND habitant Toulon, pour desservir cette paroisse subitement agrandie par la dissémination!

À Noël 1942, Hourra! Les deux groupes fusionnent enfin! Le missionnaire Frédéric VERNIER, en retraite à Sanary, chante de joie et de reconnaissance : Jésus devant son Père, au ciel, se réjouit De voir que son Eglise est d'un seul cœur émue En célébrant l'Étoile aux bergers apparue Et veut d'un même élan s'élever jusqu'à Lui. Compagnons désormais de la belle entreprise

Allons faire acclamer notre Chef en tout lieu
Allons donner le monde au Royaume de Dieu !
Puisqu'en la main tout près ma main s'est enfin mise,
Puisqu'en aimant au loin je sais aimer ici,
Oh ! Pour ce vrai Noël, tinte, cloche : " Merci "!

La paroisse de Toulon reprend son secteur de dissémination et même l'Église de La Seyne sera rattachée à Toulon un peu plus tard de 1950 à 1959 pour rejoindre Sanary à la demande du Conseil Régional de Provence-Côte d'Azur.

Au moment de la libération, le temple, comme le presbytère, sont sauvegardés malgré la destruction de la moitié de Sanary par les troupes allemandes. Œcuménisme pratiqué avant l'heure, le Conseil Presbytéral décide de "prêter gracieusement le temple à la paroisse catholique, dont l'Eglise est en zone évacuée, se réservant une heure le dimanche pour le culte protestant ". (Sans doute, peut-on présumer sans méchanceté qu'il bénéficia très probablement d'eau bénite, ce qui était courant à cette époque.) Il admet les soldats luthériens de la Wehrmacht qui se présentent mais à une condition, à l'injonction de Benjamin VALLOTTON :

"Sans fusil dans le sanctuaire de Jésus-Christ !"

Pendant et après les bombardements de 1942 à 1944, les deux demoiselles DOERR, déjà infirmières bénévoles en 1914 à Marseille, ont épaulé l'équipe de la Croix-Rouge, bien maigre à la suite des évacuations d'une grande partie de la population et ont ouvert largement leur domicile, la fameuse "Maison Carrée".

N'oublions pas que c'est grâce au courage et au dévouement de messieurs André ROETLISBERGER et Walter MUHLETHALER, suisses de la paroisse, que les forts à l'ouest de Toulon se sont rendu les 25 et 26 août 1944, sans destructions supplémentaires ni effusion de sang. C'est grâce à leur parfaite connaissance de la langue allemande qu'ils ont pu se faire respecter et comprendre par les officiers allemands. Ils on fait la liaison entre les autorités françaises, tout juste débarquées et les responsables allemands des forts : Six-Fours avec 498 hommes, Perras sous Notre Dame du Mai, la Cride avec 500 hommes environ et un fortin avec 300 hommes. En février 1944, l'Église achète un presbytère à Sanary, une petite villa modestement appelée " La Pitchounette ", située à côté du temple. Ce fut un acte de foi des paroissiens qui donnent et prêtent à nouveau. A ceux-ci s'ajoutent encore une fois des amis de Suisse et d'autres paroisses de France.

1945

Le pasteur GALLAND meurt subitement le 26 mars 1947 en partant le Mercredi Saint faire des visites. La chronique locale dit : "qu'il fut pleuré par la cité entière". Succèdent au pasteur GALLAND, les pasteurs Max VERDEIL, jusqu'en 1949, et Elie ALMERAS jusqu'en 1958. Pendant le ministère de ce dernier, en 1953, les demoiselles SELTZER créent la Société Civile Immobilière de la Fortitude, soit la construction d'un groupe de maisons à Portissol dont les appartements à loyer modéré sont destinés à des couples ou des personnes seules protestantes devant prendre leur retraite.

Les années 1955, 1960, 1971

1955

En 1955, l'Association Familiale de St-Etienne éperonné par Monsieur BERTHOUZE et sous l'impulsion des demoiselles SELTZER, implante, organise et gère quatre-vingt-douze bungalows de vacances, "Font Vive ". Ce centre se développe et essaime par la suite en plusieurs autres villages similaires et se modernise (trois à Six-Fours, plus à Bandol), la formule a du succès.

En 1956, se constitue l'A.P.A.A.P.A. (Association Protestante d'Aide et d'Assistance aux Personnes Agées), les demoiselles SELTZER, toujours elles, en sont l'âme vivante. La même année 1956, le temple s'agrandit, le péristyle passe de cinq à huit colonnes sur sa façade sud. Le temple est séparé en deux par une paroi. Côté sud, c'est la partie des offices. On entre maintenant par l'ouest, face au chœur. Côté nord, c'est une mini salle de spectacle : au fond, à l'est, derrière un rideau grenat, à l'emplacement de la sacristie et de la cuisine se trouve une petite scène. C'est dans cette salle étroite que se faisaient les ventes d'hiver. Il faut dire que la communauté augmente, on ménage des salles pour la jeunesse du côté du garage dont on refait la toiture- terrasse. On construit aussi le mur de soutènement du jardin du presbytère au fond de l'impasse. Rien que les pierres représentent à elles seules une fortune, le pasteur FREIJNDLER, secrétaire de l'E.P.E.R. (Entraide Protestante des Églises Réformées, en Suisse) a largement contribué aux dépenses. Une équipe bénévole paroissiale sous la direction de l'architecte KOJOUL et du savoir- faire de Louis HEMIVIERLIN, alors directeur de l'hôtel du Parc, se met au travail. Tout cela est inauguré le 8 juillet 1956 sous la présidence du pasteur René DONADILLE, président de Région. N'oublions pas les riches ministères de deux pasteurs, messieurs Léon COUDERC, et Jean BARRAL père qui consacrent leur retraite à plein temps à La Seyne pendant de nombreuses années et dans des conditions difficiles (une certaine table de ping-pong en guise de lit est restée légendaire). Citons aussi les études bibliques du missionnaire aveugle Emile VINCENT, et les réunions de Croix Bleue pour lesquelles, entre autres, Madame Gabriel BOUTIER se déchaîne tant, précédant le bouillant Marc HERUBEL!

Arrêté dans son ministère pendant un an, le pasteur ALMERAS, est remplacé par Benjamin VALLOTTON et des pasteurs retraités : Gabriel BOUTTIER, Emile VINCENT.

Notre Temple attire à Sanary des Protestants de France et de l'Étranger. Ils viennent en période de vacances avec leurs familles, principalement à Synaya, pension de famille tenure par Madame KELLENBERGER, suissesse protestante. Par la suite, plusieurs d'entre eux s'établissent dans la paroisse comme Monsieur René TIS SOT, par exemple, qui rencontrait, à Pâques, à Synaya, Monsieur et Madame Philipe de FELICE, ancien doyen de la faculté de théologie de Paris.

La vie sociale s'organise. Evelyne SELTZER, conseillère presbytérale devint en 1947 conseillère municipale jusqu'en 1959. Sous son ministère, la ville créa un foyer de vieillards, une garderie, la distribution de biens de première nécessité aux démunis et la Croix-Rouge se développa, Benjamin VALLOTTON en devint président. On ne peut énumérer tous ceux qui prirent part à la bonne marche de la paroisse, citons tout de même le dévouement quasi quotidien de notre "jardinier", André FABRE qui n a eu de cesse pendant des années de tailler, sarcler, fleurir les abords du temple. Signalons aussi le don de Madame LATUNE de sa maison, "La Bernina", construite avant la guerre à Portissol par le pasteur suisse SARTORJUS, oncle du théologien Karl BARTH, à la Société des Missions de Paris pour y recevoir les missionnaires et leurs familles en vacances. Elle a fonctionné jusqu'à sa vente en 2006 grâce au dévouement de paroissiens fidèles. Parlons aussi des conférences très suivies et des concerts qu'animent entre autre la pianiste Alice DOERR et Marcelle HERRENSCHMIDT, pianiste de grands concerts.

En 1959, le pasteur Maurice ARBOUSSE-BASTIDE prend en main les destinées de la paroisse, mais il meurt en 1963 alors qu'il souhaitait prendre sa retraite sur place. C'est au cours de son pastorat que le premier tiers du terrain jouxtant le temple au nord peut être acheté grâce à un don.

1960

En 1960 s'ouvre le Camp d'Azur sous l'impulsion du pasteur Charles GUILLON, président international des U.C.J.G. (Union Chrétienne de Jeunes Gens) que dirigeront longtemps le pasteur Bernard CHARLES et sa femme. Ce centre de vacances crée d'abord après la guerre pour le rapprochement des Jeunes Allemands et Français, prendra ensuite le nom de Centre Azur et sera ouvert pendant toute l'année. Il accueillera tous ceux, jeunes et vieux, sportifs et handicapés, tout organisme et toute personne désireux de passer quelques temps sur la côte dans une atmosphère chrétienne et pour une tâche donnée :

" ... Nous tentons d'ouvrir une maison qui s'insère dans le pays et qui vivà partir de l'Évangile sa vocation initiale d'accueil ... " En 1964 le pasteur Henri MOUSSIEGT succède à Monsieur ARBOUSSE-BASTIDE. Il préside aux destinées de la paroisse pendant douze années riches et pleines. Madame MOUSSIEGT y a largement participé et nous n'oublions ni les fêtes de Noel avec les enfants de l'école biblique, ni les bouquets somptueux de chaque dimanche. C'est pendant cette période qu'une chorale vit le jour sous la baguette de Philippe BOUREL, que se fit l'achat du reste du terrain nord, (à nouveau grâce à de généreux donateurs). Ce terrain est la propriété de l'Église Réformée de France. Grande date aussi que celle de 1970 où, grâce à l'opiniâtreté et la générosité de madame l'Amiral Jacqueline DEVIE et des dons de beaucoup, qu'un orgue vit le jour dans notre temple. Les concerts alors reprirent de plus belle avec la participation d'organistes talentueux de France et de l'Étranger.

Parallèlement, Madame Colette BRUGEROLLE crée le "Festival de Provence" soutenue par le chanoine GALLI. Pendant deux décades, depuis 1972, ce festival enchantera chaque été les estivants et les Sanaryens mélomanes. Monsieur Jean-Claude JOYÉ prend une grande place dans l'organisation matérielle de ces concerts qui ont lieu dans les cadres les plus prestigieux de la région. Chacun d'eux est suivi d'une réception chez Madame BRUGEROLLE où les artistes sont remerciés et entourés.

1971

En 1971, Madame Françoise FABRE fait démarrer son club d'enfants qui prend rapidement de grandes proportions puisqu'elle accepte chaque samedi après-midi tous les enfants de Sanary désireux de chanter, jouer et de rapporter chez eux les objets fabriqués sur place. Ceci implique une équipe d'animatrices solide, fidèle, habile et imaginative. Madame FABRE mène le tout avec humour et savoir-faire. La paroisse abrite le club et prend en compte les assurances. C'est ainsi que le "Club des enfants" groupe près d'une centaine de participants de la commune.

Et l'histoire continue avec le grand projet qui naît sous la présidence du pasteur MOUSSIEGT et qui va se continuer sous celle du pasteur Henri DUBOIS venu en 1975 : la construction d'une salle et l'agrandissement du presbytère. C'est une très belle histoire qui montre que même avec des petits moyens, mais avec de la volonté, du courage, de l'enthousiasme et un esprit d'équipe exceptionnel, on peut réaliser un beau projet qui semble un peu fou. La paroisse de Sanary ne possédait que de très petits locaux alors qu'elle se développait au fil des ans. Il devenait nécessaire et urgent qu'elle puisse disposer de moyens plus conséquents. Or, à proximité du presbytère et du temple se trouvait déjà un terrain idéal et inoccupé : esprits et imaginations se mettent en marche.

Le conseil presbytéral décide que l'association cultuelle se constituera "maître d'œuvre", qu'elle fera appel à des professionnels pour les travaux délicats, le reste étant assuré par une équipe exceptionnelle qui a refusé la moindre heure de repos pour venir travailler sur le chantier. Eric VERDEIL (fils du pasteur Marc VERDEIL), Jean-Luc MOUS SIEGT (neveu du pasteur) et Henri FABRE en sont la locomotive. Samedis, dimanches, congés annuels et souvent une partie des nuits ont servi à construire une salle magnifique avec ses dépendances ainsi que l'agrandissement du presbytère. Aucun professionnel n'a participé à la plomberie, à l'électrification, aux plafonnages, menuiserie et ébénisterie. Une atmosphère chaleureuse éclatait plus particulièrement le samedi à midi, au moment du repas apporté par l'équipe des cuisinières. Il faut aussi remercier les donateurs : leur générosité a permis de réaliser une salle plus belle que prévue. C'est aussi le trésorier compétent qui doit à présent faire face aux conjonctures des comptes et au remboursement de l'emprunt. Ce sont les conjoints des bénévoles : certaines épouses ont accepté pendant deux ans de passer seuls avec leurs enfants leurs soirées, leurs dimanches et leurs vacances. Tous se sentaient concernés. Mais l'atmosphère a été brusquement ternie par l'atroce accident survenue au maître d'œuvre Henri FABRE et par sa disparition.

L'inauguration eut lieu le 16 avril 1978 sous la présidence du pasteur Gérard MERMINOD, président du conseil régional des Églises Réformées de France à laquelle participait le maire de Sanary, Monsieur BRUNEL, qui remercia la communauté protestante pour son esprit d'ouverture. L'accident d'Henri FABRE fut une terrible épreuve que tous les membres ont ressentie cruellement, Monsieur BRUNEL remit à Madame Françoise FABRE la médaille d'honneur du conseil régional du Var. Monsieur IVIERIVIINOD conclut : "Hier, aujourd'hui, demain, n'est-ce pas l'histoire de notre humanité, chacun construisant dans son temps ? Les portes de la salle sont grandes ouvertes, les Chrétiens n'ont jamais été appelés à rester entre eux. Puissent les portes rester ouvertes sur le monde qui nous entoure."

Madame Germaine de la MORSANGLIERE (disparue aujourd'hui) et Madame Evelyne de l'ESCALE, depuis de nombreuses années, réunissent autour d'elles une équipe de dames dynamiques pour organiser des séances les vendredis après-midi. Elles font appel à des personnalités qui développent chacune le sujet de sa compétence.

Et l'histoire de la paroisse continue avec le ministère du pasteur Jean-Paul PERRET. Il s'est réjoui avec tous du don de madame et monsieur THOMA : deux beaux vitraux réalisés à Taizé par le frère Eric de SAUSSURE qui illuminent le fond du chœur. N'oublions pas les gros efforts toujours renouvelés à l'occasion des ventes qui furent longtemps semestrielles. On décida en 1988 d'en remplacer une par une journée d'offrandes en été, ne gardant que celle d'hiver.

En 1990, le temple de la Seyne, est remis à neuf par quatre paroissiens : Jean GERIN, Gérard LACROIX, Raymond MANIVET et Marc MOLLIER. L'inauguration a eu lieu le dimanche 13 mai 1990. Sa salle du premier étage ne demande qu'à servir. L'avenir est ouvert!

Les années 1984, 1994.

1984 à 1994

(Par Jean-Paul PERRET)

Appelé par le Conseil Presbytéral, le pasteur Jean-Paul PERRET occupe le poste, à la suite du pasteur Henri DUBOIS prenant sa retraite, heureux de venir habiter avec sa famille un des plus jolis presbytères de France.

Le fichier paroissial contient quelque 300 adresses, dont 80 à La Seyne et 25 dans les communes avoisinantes (Ollioules, Bandol, Le Beausset, La Cadière, St. Cyr, Le Castellet). Le secrétariat, assuré le Jeudi matin par Mme. FABRE et quelques bénévoles, recense 150 familles connues, 100 personnes seules, 60 personnes et familles "porteuses".

La présence, sur le territoire, d'une trentaine d'enfants de 8 à12 ans et d'une vingtaine de jeunes de 13 à 16 ans, indique que la catéchèse est un pôle de travail essentiel. Le pasteur et sa femme essayent d'organiser au mieux cette tâche: rencontrer les parents pour les inciter à se mettre " dans le coup ", rechercher des monitrices d'École Biblique, et les former (en utilisant les manuels édités par la SED, Société des Écoles du Dimanche, encore existante...), décider des adultes à participer à la catéchèse des ados (répartis en 3 années) aménager des horaires hebdomadaires acceptables pour tous (un peu la quadrature du cercle parfois !), assurer le transport des jeunes les plus distants, faire fonctionner un covoiturage, préparer des cultes parents -enfants réguliers, etc....

À l'initiative de Christian DAVAINE, directeur du Centre Azur, et de Marie-Claude PELISSIER, fut créé le groupe REVE (Réfléchir Et Vivre Ensemble) pour inviter les post-catéchumènes à poursuivre leurs réflexions et à rencontrer d'autres personnes notamment ceux des autres paroisses avec lesquels le groupe fusionnera. Ils participeront activement au Synode Régional des Jeunes.

Un Conseil Presbytéral renouvelé prend un peu plus en compte l'ensemble de la vie de l'Église locale, aucun secteur ne devant rester la "chasse gardée " du pasteur. La paroisse est quadrillée avec des responsables de quartiers, précieux auxiliaires du ministère pastoral. Le Conseil décide de transformer l'Assemblée Générale peu fréquentée en un mini-synode paroissial, d'une journée entière où rapportent les divers responsables et porteurs des projets.

Le diaconat paroissial, un peu marginal, disposant de faibles moyens, se structure en devenant une Association loi 1901 (indépendante de l'Association Cultuelle), pilotée par Juliette DAVAINE et Evelyne DE L'ESCALE.

Le Club d'enfants, initié par Mme Françoise FABRE, continue de fonctionner le samedi après-midi avec quelques bénévoles.

Le deuxième Dimanche du mois, à l'initiative de M. et Mme Robert BRUSTON, un repas en commun réunit des personnes seules (et ceux qui veulent) pour prolonger et concrétiser la célébration de la Sainte Cène.

La paroisse remplit sans difficulté ses engagements financiers. Mais un certain nombre de problèmes matériels sont à résoudre:

Des lézardes apparaissent au plafond et aux murs de la partie Est du Temple révélant un tassement du chœur qu'il fallut soutenir en enfonçant jusqu'à un sous-sol plus dur des piquets de soutènement.

La cloison séparant le Temple en deux parties est abattue afin que l'assemblée jusque-là coupée en deux, soit enfin réunie. Au grand dam de quelques personnes, qui préféraient sans doute pouvoir arriver en retard ou s'enfuir avant la fin par la porte latérale, sans être remarquées...

Le chauffage, mal assuré par des poêles à mazout malodorants est remplacé par des poêles à gaz (nécessitant l'adduction du gaz jusqu'au Temple).

Le mécanisme et la soufflerie de l'orgue montrant quelques déficiences sont remises à plat et l'instrument accordé par des spécialistes. (Les amis de l'orgue qui avaient procédé à son installation en 1970 ont remis la main à la patte sans rechigner...)

M. Ferdinand BERNHARD, maire de Sanary, considérant notre lieu de culte comme un espace culturel ouvert à la cité, obtient du Conseil Municipal et du Conseil Régional d'importants subsides pour nous aider à financer nos travaux. Le Temple et la Salle Fabre sont disponibles pour concerts, conférences et autres animations publiques. La vie culturelle se développe, en liaison avec la Commission Culturelle municipale.

Le Centre Azur, activement géré par Christian et Julieffe DAVAINE offre un espace commode avec des salles aménagées pour rencontres et restaurations. Les ventes Kermesses d'hiver et les fêtes d'Écoles Bibliques au printemps y ont lieu régulièrement. Le Conseil d'Administration accueille également des rencontres consistoriales et régionales.

Il est indispensable qu'un projet d'église reste le souci majeur au Conseil Presbytéral, soutenu et porté par des personnes motivées - grâce soit rendue à celles qui existent et sont sur la brèche - et qu'une vie associative aussi ouverte que possible se poursuive avec la cité.

Le dialogue œcuménique avec l'Église catholique est à poursuivre, en dépit des réticences, avec ceux qui sont convaincus de la nécessité d'un témoignage commun.

1994

(Par Max BOURGEOIS)

Après le ministère de Jean-Paul PERRET, la paroisse doit passer un tour, (une année sans pasteur), en fait elle en aura deux: Roger BERTRAND, jeune pasteur retraité et Patrick KELLER étudiant en théologie. Sous l'impulsion de Patrick et sa femme Ilona et de Claire MACIUK, un nouveau groupe va voir le jour : le groupe "Autour de minuit". Des jeunes couples et des célibataires se donnent un rendez-vous mensuel autour d'un repas pour discuter et refaire le monde. Comme cela n'est jamais fini, autour de minuit, les participants se disent " à la prochaine ... "

Les années 1995,2007

Les années 1995 - 1999

(Par Max BOURGEOIS)

En juillet 1995, Sylvia ILL, vient soutenir cette volonté de rajeunissement de la paroisse. C'est la première femme, pasteur de la paroisse de Sanary-La Seyne.

Elle va contribuer à stabiliser le groupe "Autour de minuit" qui permettra à la paroisse d'offrir un lieu d'accueil et d'enracinement à la génération qui fait souvent défaut dans la vie des paroisses, les 20 à 50 ans.

Au temple de La Seyne des travaux importants sont entrepris avec une équipe emmenée par Jean GÉRIN. En 1997 une opération " Portes ouvertes " signale cette volonté d'ouverture sur la cité de ce lieu de culte. Symboliquement une porte vitrée transparente est installée à la 1 rue Taylor. Un catéchisme pour adultes y est proposé, ainsi qu'une permanence.

À Sanary, sur une idée de Sylvia, Jacques COUZINET relance les concerts au temple, 17 concerts porteront le label "Musique au Temple ".

Divers travaux sont réalisés, cela va de la consolidation des fondations du temple et de l'étanchéité de son toit jusqu'à la clôture du parc, coté Est, sans oublier la restanque sur laquelle désormais nous prenons tous nos repas en plein air.

Deux changements ont touché au culte, c'est dire que cela ne s'est pas fait sans commentaires : les recueils "Nos cœurs te chantent" ont cédé la place aux cantiques "Arc en ciel" et de 11 heures, l'heure du culte a été avancée à 10 heures 30. Enfin Sylvia a lancé avec le Père ADRIEN "Les Tables Ouvertes". Chaque Jeudi midi, un repas est servi à tous ceux et toutes celles qui simplement recherche un lieu d'écoute et de partage.

Quatre équipes œcuméniques assurent ce service qui permet à un nombre variant entre 60 et 80 personnes de prendre un repas très convivial. Claude COUZINET et Marie-Claude PÉLISSIER sont les responsables d'une de ces équipes.

Les années 1999 - 2007

(Par Max BOURGEOIS)

La ville de Sanary conforte ces liens internationaux en élargissant les jumelages de ville à ville, après Bad Sackingen elle établit un jumelage avec Pukersdorf en Autriche, Luino en Italie et Koscierzyna en Pologne.

En juillet 1999, la paroisse protestante fait appel au pasteur Max BOURGEOIS qui était pasteur à Bonn dans le cadre des Eglises de la CEEFE (Communautés Evangéliques d'Expression Française à l'Etranger) .

Ces premières années du nouveau siècle ont été marquées par plusieurs initiatives allant toutes dans le sens d'une plus grande ouverture sur la cité :

Sous l'impulsion de Marie Claude PÉLISSIER, les questions religieuses sont discutées dans un lieu public sous la forme d'un "Café Théologique ". Le premier lieu fut le Brasil'café à Portissol, cette manifestation œcuménique mensuelle se tient maintenant au restaurant "La Flambée".

En 2004 avec le concours de Sabine GERNIGON c'est la rénovation du temple qui fait l'objet d'un grand chantier. La mise aux normes de sécurité et les travaux nécessaires pour rendre l'accès plus facile nous ont entraînés à presque tout refaire, du sol au toit. Ces travaux ont été conduits par l'architecte René ACHARD et une équipe très dynamique autour de François PÉLISSIER, Wolf ERPELDING, Eric BARILLON et Jean MUHLETHALER qui en a oublié une de ces œuvres de sculpteur dans le jardin : "Eve". Le 18 mars 2005 l'inauguration du temple rénové a été dignement célébrée en présence de notre maire Ferdinand BERNHARD qui nous a apporté le soutien décisif de la municipalité et du Conseil Général.

Les Floralies ont contribué à faire connaître notre Eglise à une foule très nombreuse de visiteurs, le temple était l'un des sites de cette manifestation artistique qui jouit d'une large réputation.

Les concerts au temple ont pris un rythme soutenu avec le festival de septembre, un concert chaque semaine durant ce mois où il fait particulièrement bon de venir à Sanary après la forte vague des touristes de l'été. Une nouvelle association baptisée " Art et Rencontres " organise les concerts et le café théologique.

L'ouverture a été aussi en direction de l'Afrique, Simone LUGBULL et Sylviane BENSA ont établi une relation Nord-Sud avec une paroisse à Dédougou au Burkina Faso. La paroisse protestante continue à étendre son rayonnement tout en ressentant le besoin d'être sans cesse renouvelée de l'intérieur. Notre reconnaissance va vers le Seigneur de l'Eglise qui nous a donné de recevoir de nouvelles impulsions venant de l'extérieur :

Le temple de la Seyne qui est a l'origine de notre présence protestante dans la région, après avoir connu des années difficiles est maintenant animé d'une nouvelle ferveur. Laurent LENNE en a fait la Chapelle de l'unité en s'inspirant de la spiritualité de Taizé.

À Sanary nous avons lancé le programme des "Parcours Alpha", une méthode qui nous vient de Londres et qui est reprise avec bonheur dans les Eglises protestantes et catholiques.

Notre paroisse a commencé avec une action d'évangélisation à La Seyne. Elle s'est étendue vers le port de Sanary... sous une tente avant la construction du temple.

2008 à ...

Ottilie Bonnema :

Je suis née en 1957 aux Pays-Bas au bord du Rhin, sous les larges cieux du Nord, au bord de l'eau, le nez dans le vent, l'horizon au loin. J'ai fait mes études de théologie aux Pays-Bas aussi, pour arriver en France en 1986 dans la paroisse de Dole dans le Jura. Changement de décor, découverte du protestantisme français en dissémination, cultes autour d'une table de cuisine, vignes et montagnes. Après un court passage dans l'Ariège, je suis arrivée en région parisienne en 1991, pour rester 7 ans comme pasteur à Clamart et 10 ans à Saint-Cloud. J'y ai eu deux fils, Mathias, 16 ans, qui habite chez son père à Montpellier et Timothée, 14 ans, qui habite chez moi. Je crois que je suis un pasteur heureux de l'être, curieuse d'aller à la rencontre de nouveaux visages, de découvrir une autre culture française encore. À part la paroisse, j'aime la sculpture, en faire et en regarder, les balades, le vélo, le cinéma, les livres, l'eau et le vent (c'est une constante).
Me voilà devant un nouveau changement d'horizon, dont je suis très heureuse, même si je n'ose presque plus annoncer que je vais à Sanary sur Mer après la sortie du film "Bienvenue chez les Chtis" !
Septembre 2008

Architecture

A compléter

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

Notes et références


Administration

A compléter