Wolfskirchen, paroisse luthérienne

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Paroisse luthérienne de Wolfskirchen
France France
  • Dénomination : Luthérienne
  • Membre de : Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (EPCAAL)
  • Inspection de : La Petite Pierre
  • Consistoire de : Sarre-Union
Lieu de culte
Contacts
  • Pasteur(s) : ...
  • Téléphone : 03.88.01.30.54
  • Mail(s) : ...
  • Site Internet : ...



Présentation

Paroisse luthérienne de Wolfskirchen, 6 rue de la Fontaine 67260 Wolfskirchen

La paroisse luthérienne de Wolfskirchen est membre de

  • l'EPCAAL (Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine)
  • elle-même membre de l'UEPAL (Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine).


Lieux de culte

  • Wolfskirchen
  • Postroff
  • Bischtroff

Historique

  • WOLFSKIRCHEN

La Réforme y fut probablement introduite en 1565. En 1629, pendant la période lorraine, lors des tentatives de recatholicisation, le pasteur JohannJakob Florus fut banni. L'église de Wolfskirchen est comptée parmi les «églises-Stengel» de l'Alsace Bossue. Elle fut construite en 1779 sans doute sur les fondations d'un sanctuaire du 16" siècle (qui a dû être un simultaneum*).

La nouvelle église se distingue des autres de ce type par une nef plus large. Le plan aurait-il été dressé par J. J. Lautenmann, un autre architecte ? L'orgue Wetzel date de 1830. L'actuel presbytère, de 1717, était l'habitation où le paysan Schlosser affichait son aisance: porte Renaissance et large escalier tournant en pierre à l'intérieur.


  • POSTROFF

Postroff fut un village entièrement protestant. Mais sa situation «frontalière» entraîna son partage entre Nassau et la Lorraine. Après la paix de Ryswick*, son église resta catholique. Les protestants se rendirent pour le culte à Hirschland, où l'on connaît encore aujourd'hui la ruelle de leur passage et la porte de l'église qui leur était réservée. La prétention de la Lorraine était si forte et le gouvernement des Nassau si faible que le pasteur Lucius de Hirschland ne pouvait guère compter sur sa protection. Quand, malgré l'interdiction, il se rendit le 10 septembre 1724 à Postroff pour la visite d'un malade, il tomba dans une embuscade, fut capturé et emprisonné à Fénétrange. Les paroissiens en furent tellement intimidés qu'ils n'osèrent plus se rendre au culte à Hirschland les jours qui n'étaient pas également jours fériés catholiques.

Le 14 février 1845, Postroff devint paroisse autonome avec son propre pasteur. Aujourd'hui, la communauté protestante est une annexe de la paroisse luthérienne de Wolfskirchen. L'église, construite en 1836, a été fortement endommagée à la fin de la deuxième guerre mondiale. Restaurée et bien entretenue, elle est le cadre digne pour la réunion de la communauté autour de la parole et des sacrements du Christ


  • BISCHTROFF-SUR-SARRE

Au-delà du pont imposant à 14 arches du 18' siècle, le clocher austère de l'église domine le village et la Sarre. Cet édifice de 1842 est un dernier sursaut du néo-classicisme en Alsace Bossue, comme une douzaine d'autres lieux de cultes, catholiques, juifs ou protestants dans la région. Inauguré le 13 novembre 1842 par le pasteur Reichardt, inspecteur ecclésiastique de l'inspection* de Bouxwiller dont les paroisses de l'Alsace Bossue faisaient partie à l'époque, cet édifice succède à une église médiévale à tour romane ronde. Le cimetière entourait cette église et touchait au presbytère. Un chœur arrondi atténue la rigueur massive de la haute nef. La chaire, au fond de ce chœur, est décorée de peintures d'époque qui représentent les 4 évangélistes dans le style des icônes orthodoxes. Cette église reçut en 1843 un orgue construit par le lorrain Verschneider de Puttelange. Aujourd'hui, la paroisse protestante de Bischtroff est une annexe de celle de Wolfskirchen.

Au moment de la reconstruction du comté et de son église, après l'immigration des Suisses (la «rue des Suisses» en perpétue la mémoire) et après la paix de Ryswick*, Bischtroff devint le centre d'une grande paroisse dont faisaient partie Wolfskirchen, Diedendorf, Burbach, Eywiller, Hirschland, Rimsdorf, Zollingen, Saarwerden/Bockenheim.

  • Anecdote

Le pasteur Johann-August Haller subit le même sort que Florus à Wolfskirchen, suite à la Révocation de l'Édit de Nantes' en 1685. Son autobiographie reste conservée. Sommé d'abjurer. il resta fidèle. Proscrit du comté, il trouva refuge à Idstein dans le territoire de Nassau d'Outre-Rhin, mais dut abandonner ses enfants «im Königreich ». La comtesse de Neunkirchen réussit à les réunir avec leurs parents en leur faisant passer clandestinement la frontière. Holler ne semble pas avoir été fidèle par étroitesse d'esprit, puisque, dans d'autres occasions, il a fait preuve d'ouverture d'esprit et de tolérance. Élève et admirateur du professeur Dannhauer (1603-1666), représentant de l'orthodoxie luthérienne à la Faculté de théologie de Strasbourg, il a néanmoins demandé au pasteur réformé Le Preux de Burbach, d'être le parrain de sa fille. Ce qui, à l'époque, n'allait pas de soi !


Source : Protestants d'Alsace et de Moselle. Lieux de mémoire et de vie. Ed Oberlin/saep

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