Auguste Lecerf

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Vie

Né à Londres en 1872, ayant grandi dans un milieu de « Communards », ces révolutionnaires qui avaient fui la France après l'écrasement de la Commune de Paris en 1871, et qui étaient pour le moins détachés du christianisme, Lecerf fut converti à la lecture « fortuite » d'abord du Nouveau Testament, puis, à Paris, de l'Institution chrétienne de Calvin, découverte à l'étalage d'un bouquiniste.

Frappé par la Vérité, ayant reçu vocation de pasteur, s'étant fait baptiser malgré l'opposition de sa famille, Lecerf entra, à 17 ans, à la Faculté de théologie protestante de Paris. Il y soutint, à 23 ans, une thèse sur Le déterminisme et la responsabilité dans le système de Calvin.

Suivirent dix-neuf années de ministère dans plusieurs paroisses de Normandie, quatre années de guerre comme aumônier militaire.

Puis, revenu à Paris comme directeur de la Société biblique, il profita de leçons de grec et d'anglais, qui lui furent confiées à la Faculté de théologie protestante, pour faire connaître la Foi réformée aux étudiants venant de plus en plus nombreux à ses cours libres et à ses entretiens.

Après la publication de ses deux thèses de licence et de doctorat en théologie (qui forment les deux volumes de son Introduction à la dogmatique réformée), il devint professeur titulaire. Et, de plus en plus connu tant à l'étranger qu'en France, appelé à faire des cours et des conférences sur la Foi réformée, il eut la joie de voir venir à celle-ci un nombre croissant d'hommes et de femmes, particulièrement dans la jeunesse.

Il mourut en 1943 sans avoir vu la Libération de sa patrie, mais en en ayant été toujours certain. En France et en Suisse romande, nombreux furent les disciples de Lecerf, parmi lesquels son fils spirituel Pierre Marcel qui lança, en 1950, La Revue Réformée.

Oeuvres

  • Auguste Lecerf, Introduction à la dogmatique réformée, 1998, Kerygma, 560 pp.
  • Auguste Lecerf, Études Calvinistes, 1999, Kerygma, 148 pp.

Sources