Baptisme réformé

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Les baptistes réformés sont à la fois des baptistes et des calvinistes, et adhèrent normalement aux confessions de foi baptiste de Londres de 1644 et 1689. On retrouve la trace des débuts du baptisme réformé dans l'histoire du baptisme anglais.

Histoire

C'est en 1606 qu'un dissident puritain du nom de John Smyth, diplomé en Théologie à Cambridge et prédicateur anglican dans la ville de Lincoln, s'associe à une congrégation séparatiste de Gainsborough. John Smyth devint ministre de cette congrégation qui prit une telle ampleur qu'elle se divisa en deux pour plus de facilité et pour éviter les persécutions. Un de ces groupes resta à Gainsborough sous la direction de John Smyth et Thomas Helwys, un avocat au Gray's inn de Londres.

Après l'arrestation de la femme de Thomas Helwys, Joan, les deux groupes émigrèrent en Hollande, un à Leyden et l'autre, celui de John Smyth,un groupe de quatre vingt personnes, à Amsterdam.

John Smyth s'éloigna progressivement des autres dissidents,notamment sur la question du baptême. John Smyth insista sur le fait que l'église anglicane continuait à donner les sacrements aux pécheurs connus.

C'est entre fin 1608 et début 1609 que John Smyth fit une démarche décisif. Il fit dissoudre sa congrégation et batit une église sur le baptême des croyants. La première église baptiste était née.

Toutefois, en s'auto-baptisant, John Smyth fut troublé par ce geste et décida de faire machine arrière et demanda à son église de rejoindre l'église mennonites.

Toutefois, plusieurs,comme Thomas Helwys, William Piggot,Thomas Seamer et John Murton refusèrent de suivre John Smyth et restèrent fidèles à leur engagement.

En 1611, Thomas Helwys et son église retournèrent en Angleterre et s'instalèrent Spitalfields, à proximité de Londres.

En 1616, Henry Jacob , un semi-séparatiste, fonda une communauté congrégationaliste dans le quartier de Southwark à Londres. Elle était composé de séparatistes et semi-séparatistes.

John Lathrop puis Henry Jessey succédèrent à Henry Jacob.

Pour cause d'incompréhension en ce qui concerne la question du baptême des enfants, un groupe dirigé par Mr Dupper quitta la communauté en 1630 et fonda une congrégation hostile au pédobaptisme et indépendante de l'église anglicane.

Dans l'église de Southwark, le débat sur le baptême anglican continuait d'abord sur le manque de crédibilité d'un baptême administré par une église d'Etat persécutant la vraie église et puis sur le fait que les enfants n'étaient pas capables de croire et de se repentir.

En 1633, un groupe dirigé par Samuel Eaton s'en alla et fonda une autre congrégation près de Londres. Six autres personnes rejoignirent en 1638 le groupe de Eaton dirigé par Spilsbury, Samuel Eaton étant en prison pour ses convictions religieuses.

C'est dans cette communauté qu'arriva William Kiffin en 1637.

Si le cheminement vers le baptême des adultes passa par l'étape du lien avec les mennonites de Hollande par la mission de Richard Blunt, un groupe comme celui de Spilsbury décida d'adopter simplement l'immersion en vertu de l'autorité de la Bible.

En 1644, il y avait sept églises réformées baptistes. Ils publièrent alors une première confession de foi présenté au parlement à majorité presbytérienne.

Parmi les signataires, on retrouve William Kiffin, Spilsbury et Knollys.

En 1677, une nouvelle confession de foi plus complête fut rédigé mais les persécutions empêchèrent l'avalisation du texte par les églises réformées baptistes.

Avec l'Acte de tolérance en 1689, des représentants de plus de cent églises réformées baptistes se rencontrèrent à Londres du 3 au 11 juillet 1689 pour discuter et avaliser le document de 1677.

Croyances

Les églises réformées baptistes adhèrent souvent à la confession de foi de Londres de 1689. Ces deux déclarations ne sont pas considérées normalement comme exhaustives ou totalement infaillibles, mais sont considérés plutôt comme un résumé commode de la croyance de la dénomination. Les réformés baptistes essayent de baser toute leur doctrine directement de la Bible, laquelle est perçu comme l'unique autorité en matière de foi et de pratique.

Les églises réformées baptistes sont distinctes dans le fait qu'elles sont à la fois réformées (adhérant à et montrant du respect pour la plus grande partie de la théologie définie par Jean Calvin) et baptistes ( croyant au baptême pour les croyants seuls et celui ci par immersion). Historiquement, les cinq points du calvinisme sont des principes centraux de la foi réformée, points dont les églises réformées baptistes sont d'accord par définition. Cependant, la théologie conservatrice réformée est normalement attaché à la théologie de l'engagement, une application de ce qui justifie la pratique du baptême des enfants. Pour ces raisons des branches réformées de la chrétienté (presbytériens, etc.) se demandent si les réformés baptistes sont dans de vrais églises réformés. Cependant, les réformés baptistes sont distinctement Covenantal dans leur théologie, étant donné que la théologie de la Grâce est construite uniquement sur l'élection. Le Baptême est vu comme le signe de l'administration d'un nouvel engagement - fait avec ceux qui ont été régénéré en ayant la loi écrite dans leurs cœurs, leurs péchés pardonnés et qui racheté connaît le Seigneur (Jérémie 31:31-34). Seulement ceux qui peuvent de façon crédible professé ceci sont baptisé.

Les baptistes réformés modernes se considèrent habituellement eux-mêmes comme les héritiers spirituels des baptistes anglais John Bunyan et Charles Spurgeon.La théologie calviniste du baptisme réformé est semblable à celle qui descend directement des premiers baptistes particuliers.

traits communs

Les traits communs des baptistes réformés sont:

  • La position centrale de la Parole de Dieu : Les traditionnelles Ecritures (anciens et nouveaux testaments) sont considérés comme étant la « seule loi pour la foi et le culte ». Cependant, chaque interprétation des Ecritures doit toujours avoir des fondations orthodoxes.
  • croyance: les anciens croyants (les Apôtres, Nicée et Athanasien), les confessions historiques (Confessions de Londres de 1644 et 1689), aussi bien que les catéchismes (Catéchisme orthodoxe de 1680 et Catéchisme de 1689) sont tous considérés comme des résumés de l'enseignement de l'église mais n'ont pas la même position d'autorité que les Ecritures.
  • déroulement du culte : la croyance que « la seule voie pour l'adoration du vrai Dieu, a été institué par lui même; et donc limité par sa propre volonté révélée, de telle façon qu'il n'y ait pas de culte selon l'imagination, les déviations de l'Homme, ou les suggestions de Satan, sous des représentations visibles, ou d'autres voies, non prescrites dans les Saintes Ecritures » (du chapitre 22, paragraphe 1 de la confession de foi baptiste de Londres de 1689).Chaque élément du culte régulier hebdomadaire doit être expressément commandé par les Ecritures. Tout ce qui est expressément commandé doit être inclus. Cela se manifeste dans une liturgie relativement simple.
  • Théologie de l'engagement: la plupart de celui tient du classique contraste réformé entre l'engagement de travail en Adam et l'engagement de la Grace en Christ (le dernier Adam) - et l'élu qui sera uni à Lui. Cet engagement éternel de la Grace est progressivement révélé à travers les engagements historiques bibliques.
  • Congrégation et Association: Il est considéré qu'il n'y a pas d'autre autorité terrestre dans l'église que le corps local des anciens. Cependant, traditionnellement les assemblées "s'associe" avec d'autres assemblées de même sensibilité. Ces "Associations" sont formées sur la base d'une doctrine commune (normalement la seconde confession de Londres de 1689).Les assemblées qui, avec ardeur, professe le contraire de ce qui est considéré comme orthodoxe sont exclues de l'Association.
  • charge ecclésiastique : Il y a deux charges : l'aîné et le diacre. Chaque église locale a plusieurs aînés (connu aussi sous le nom de pluralité des aînés). Pour les baptistes réformés, ce corps local des ainés est traditionnellement appelé le presbytère (à ne pas confondre avec la définition presbytérienne de 'presbytère'). Le pasteur est également considéré comme un des ainés. Le presbytère d'habitude est concerné par les questions spirituelles de l'église, pendant que le diaconat est concerné par les affaires matérielles des membres de l'église et la question matérielle de la propriété de l'église.
  • Cessationisme : La révélation dons des Ecritures Saintes (Apôtres, prophètes, faiseurs de miracles) sont considérés par de nombreux réformés baptistes comme un fait qui a cessé de se produire, et Les dons sont considérés comme des mesures souverainement concédés par Dieu à un moment précis, à ne pas considérer comme une chose commune. Ceci est un rejet du revivalisme en général et du pentecôtisme spécifiquement. Cependant, il y a de nombreux baptistes qui se confessent comme étant des calvinistes mais qui rejettent le cessationisme.
  • Le dimanche : Le dimanche, appelé habituellement "Jour du Seigneur", est considéré comme le seul jour saint de la chrétienté. Chaque dimanche, les baptistes réformés croient qu'ils doivent se reposer de tout travail et affaire terrestre, assiste au culte public (appelé "Rencontre" par les traditionnalistes). Malgré des déclarations claires dans leurs confessions, il n'y a pas de plein accord parmi les baptistes réformés à propos de savoir si oui ou non la détente est admissible le dimanche, mais c'est rarement débattu et chaque opinion est souvent admissible…

Associations

Réformés baptistes célèbres

Références

  • "Confession de foi réformé baptiste de 1689",(1994),Europresse, 94p

Ces livres sont en anglais et écrits dans une perspective réformée baptiste:

  • History of the English Calvinistic Baptists 1791-1892, par Robert Oliver (2006), ISBN 0-85151-920-2
  • Kiffin, Knollys and Keach - Rediscovering our English Baptist Heritage, par Michael A. G. Haykin (1996), ISBN 0-9527913-0-7
  • An Introduction to the Baptists, par Erroll Hulse (1976), ISBN 0-85479-780-7
  • Baptist Roots in America, par Sam Waldron (1991), ISBN 0-9622508-3-X
  • Exposition of the 1689 Baptist Confession of Faith, par Sam Waldron (1989), ISBN 0-85234-268-3
  • In Défense of the Decalogue: A Critique of New Covenant Theology, par Richard Barcellos (2001), ISBN 978-0965495592
  • A Reformed Baptist Manifesto, par Sam Waldron et Richard Barcellos (2004), ISBN 978-0976003908

les églises réformées baptistes en France

-Centre Biblique de Provence, Aix-en-Provence.

-Eglise Réformée Baptiste du Grévisaudan, Grenoble.

-Eglise Réformée Baptiste de Muret, Toulouse.

-Eglise Réformée Baptiste de Chalon sur Saone, Saone et Loire.

liens externes

sources