Berstett, paroisse luthérienne

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Paroisse luthérienne de Berstett
France France
  • Dénomination : Luthérienne
  • Membre de : Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (EPCAAL)
  • Inspection de : Brumath
  • Consistoire de : Vendenheim
Lieu de culte
  • Ville : Berstett
  • Adresse : 4 rue de la Moutarde
  • Coordonnées géographiques : 48°40'46" N, 7°39'30" E
Contacts
  • Pasteur(s) : Anne-Christine Hilbold-Croiset
  • Téléphone : 03.88.69.47.75
  • Mail(s) : annki@laposte.net
  • Site Internet : ...



Présentation

Paroisse luthérienne de Berstett, 4 rue de la Moutarde 67370 Berstett

La paroisse luthérienne Berstett est membre de

  • l'EPCAAL (Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine)
  • elle-même membre de l'UEPAL (Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine).
  • la paroisse compte 7 villages : Berstett - Olwisheim - Pfettisheim - Rumersheim - Bilwisheim - Mittelschaeffolsheim - Donnenheim


Lieux de culte

  • Berstett : Eglise
  • Olwisheim : Eglise

Historique

  • BERSTETT

L'histoire des deux villages fort anciens de Berstett et d'Olwisheim les distingue des villages voisins, domaines des comtes de Hanau-Lichtenberg. En effet, les seigneurs de Berstett, qui deviennent maîtres d'Olwisheim à l'extinction des Marx d'Eckwersheim en 1596, font partie de la noblesse immédiate d'Empire (Reichsritter). En 1651, ils se constituent en corps de la noblesse de la Basse-Alsace et sont reconnus par l'empereur en 1652. Leurs terres et privilèges sont immatriculés à la Chambre impériale de Spire. Lorsqu'en 1681, ces gentilshommes de la noblesse de Basse-Alsace se soumettent au roi de France Louis XIV, leur influence ne pourra égaler celle des Hanau-Lichtenberg, notamment en matière religieuse. Le destin des deux villages sera différent de celui des villages du proche bailliage de Brumath. Pourtant, les seigneurs de Berstett sauront s'imposer ; ils resteront maîtres des lieux jusqu'en 1789, où ils fuient la Révolution pour aller s'installer dans leurs terres sur la rive droite du Rhin. La lignée s'éteindra en 1893. En 1773, Louis XV avait élevé les Berstett à la baronnie. On admet que Jean-Jacques Marx d'Eckwersheim aurait introduit la Réforme en 1572 à Berstett. Mais, d'après Grandidier, les idées de la Réforme étaient déjà présentes en ces lieux depuis 1530, grâce à Adam de Berstett. Dans la petite église sont conservées de nombreuses dalles funéraires de la famille des Berstett, dont les armes portaient un lion, toutes griffes dehors.

En 1745, le pasteur Schaaff rédigea une chronologie, en se servant des archives trouvées sur place. La lecture de ce document permet de se faire une idée de l'ambiance villageoise au début du 17e siècle:

1599 Le premier octobre, le premier enfant illégitime a vu le jour dans la paroisse protestante. Il est appelé «Hurenkind », enfant de prostituée. 1624 Le papisme est encore vivant: une femme malade, alitée, qui s'était fait donner la sainte cène le veille, se déplace le lendemain par ses propres moyens à Stechfelden (Stephansfeld) pour faire dire une messe pour sa guérison. Archives départementales du Bas-Rhin, série 2G32

  • OLWISHEIM

En 1565, Jean-Jacques Marx d'Eckwersheim chasse le curé d'Olwisheim et installe un pasteur protestant: Jean Geschwind. Les paroisses de Bilwisheim et de Mittelschaefolsheim, qui étaient annexes d'Olwisheim, ainsi que le chapitre de Saint-Pierre-le-Vieux de Strasbourg (qui possédait le droit de nomination des curés d'Olwisheim), n'acceptent pas cette décision. Le 28 novembre 1569, après un procès de quatre ans, il est décidé de séparer les deux annexes de la paroisse d'Olwisheim, où l'installation du pasteur est confirmée. Trois ans plus tard, Olwisheim deviendra annexe de Berstett, où la Réforme vient d'être introduite. Le souvenir des Berstett est concrétisé sur le clocher de l'église: sous la baie supérieure Nord, un panneau en grès, très abimé, est encastré dans le mur; il porte l'inscription Herr Philipp Reinhardt von Berstett unt Herr Welm Jacob von Berstett beyde Brude

Le clocher est pourtant bien plus ancien. Les deux étages inférieurs sont de style gothique primitif et peuvent, sans trop d'erreur, être datés du milieu du 12' siècle. La partie haute et la nef datent du 18' siècle, ce que confirme l'épitaphe ci-dessus. L'église d'Olwisheim était certainement une église fortifiée. Les vestiges de ce vieux clocher permettent d'avancer l'idée de son utilisation comme abri pour la population en cas de danger. Aux ébrasements de la porte qui conduit des combles de la nef au 1" étage du clocher, deux trous d'inégale profondeur ont été creusés dans l'épaisseur du mur, permettant d'y glisser une poutrelle qui servait de verrou. En cas d'alerte, on pouvait ainsi se retirer dans le clocher et condamner le seul accès venant des combles.

Le simultaneum* a été introduit à Olwisheim en 1717. Cette pratique a souvent engendré des conflits qui pouvaient parfois dégénérer en bagarres. Elle a aussi donné naissance à des scénarios plutôt cocasses, comme le rapporte cette anecdote des annales d'Olwisheim : Le 27 septembre 1851, le préfet West communique à monseigneur Raess une lettre par laquelle monsieur le curé de Vendenheim demande l'autorisation de placer dans la nef de l'église d'Olwisheim une armoire placée jusqu'ici dans le chœur. Et le préfet de conclure: «Larrêté ministériel du 22 avril 1843 exigeant en pareil avis l'autorité supérieure des cultes respectifs, je ne pourrai demander celui du Directoire de l'Église de la Confession dJ\ugsbourg qu'après que vous aurez, par l'émission du vôtre, régularisé la démarche de Monsieur le curé de Vendenheim ».

Cet exemple démontre le circuit traditionnel dans lequel intervient toute modification de simultaneum, comme l'installation d'une armoire dans la nef pour le service de l'un des cultes. Sept parties sont concernées par l'affaire ! Côté protestant: le conseil presbytéral avec le pasteur, le consistoire et le directoire ; côté catholique : le curé, le conseil de fabrique, le curé-doyen et l'évêché. Heureusement, les sept instances avaient donné leur accord pour déplacer cette armoire. Ainsi, en février 1852, le préfet informe l'évêque «que le directoire estime l'emplacement adéquat et que le changement a été effectué d'un commun accord entre les deux ecclésiastiques, à cause des inconvénients qui fussent résultés pour le service protestant et qu'une autre place convenable a été assignée à ce meuble ». Et le préfet peut conclure : «que cette affaire peut être considérée, quant à présent, terminée ».

À Olwisheim, le simultaneum est toujours en vigueur et la bonne entente entre les deux confessions persiste !


Source : Protestants d'Alsace et de Moselle. Lieux de mémoire et de vie. Ed Oberlin/saep

Site Internet

  • Présentation de l'église de BERSTETT et de ses cloches sur le site www.youtube.com/campanophile67

4 vidéos : N°305 à 308.

Voir notamment:

http://www.youtube.com/user/campanophile67?feature=mhw5#p/u/1/0Ygoj68PTXU

et

http://www.youtube.com/user/campanophile67?feature=mhw5#p/u/0/ZmMZBF3Sn3M

  • Présentation de l'église d'OLWISHEIM et de ses cloches sur le site www.youtube.com/campanophile67

4 vidéos : N°320 à 323.

Voir notamment:

http://www.youtube.com/watch?v=xloza4UfDjo

et

http://www.youtube.com/watch?v=dQMcIpGY41c

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