Birlenbach, paroisse luthérienne

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Paroisse luthérienne de Birlenbach
France France
  • Dénomination : Luthérienne
  • Membre de : Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (EPCAAL)
  • Inspection de : Wissembourg
  • Consistoire de : Soutlz - Wissembourg
Lieu de culte
  • Ville : Birlenbach
  • Adresse : rue Principale
  • Coordonnées géographiques : ...
Contacts
  • Pasteur(s) : Lea LANGENBECK
  • Téléphone : 03.88.80.42.37
  • Mail(s) : ...
  • Site Internet : ...



Présentation

Paroisse luthérienne de Birlenbach, rue Principale 67130 Birlenbach

La paroisse luthérienne Birlenbach est membre de

  • l'EPCAAL (Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine)
  • elle-même membre de l'UEPAL (Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine).


Lieux de culte

  • Birlenbach : rue Principale
  • Drachenbronn : rue Principale
  • Keffenach : rue Principale


Historique

  • DRACHENBRONN

C'est en 1972 qu'est scellée l'union entre Birlenbach et Drachenbronn, deux localités d'origine et de vocation différentes. Drachenbronn, citée dès le 13' siècle, attire dans la première moitié du 20' siècle le peintre Louis-Philippe Kamm. L'artiste apprécie le paysage vallonné de la région, plantée de cerisiers, de châtaigniers, de noyers. Sur les murs de la nouvelle école de Drachenbronn, construite en 1955, le peintre laisse deux œuvres. L'une représente les géants du Nideck, l'autre illustre le Petit Chaperon Rouge, Hëmsel et Gretel, le Petit Tailleur ou encore le combat de Siegfried contre le dragon. D'autres peintres, tels Théophile Schu/er ou Henri Bacher, s'inspireront eux aussi des sites pittoresques du canton. Longtemps, le culte protestant de Drachenbronn est célébré dans une ancienne salle de classe, aménagée en lieu de culte en 1955. Dans la nuit précédant l'inauguration, Tristan Ruhlmann peint sur l'un des murs une

fresque représentant le Christ, vainqueur de la mort. En 1993, la paroisse protestante quitte cette salle, pour partager avec les catholiques l'usage d'une chapelle, qui, elle aussi, aura longtemps servi d'école. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la vie de Drachenbronn est marquée par la constnuction de la Ligne Maginot, avec ses imposants ouvrages militaires, en surface ou enterrés sous le «Hochwald ». Cette présence militaire s'est maintenue jusqu'à nos jours : la base aérienne 901 est implantée sur les hauteurs du village.

  • BIRLENBACH

Si Drachenbronn est propriété des Fleckenstein, Birlenbach appartient dès 1298 aux seigneurs de Dahn. En 1617, Jean Casimir de Deux-Ponts devient seigneur du lieu. Envoyé par les princes protestants à la cour du roi de Suède pour plaider la cause des protestants dans le conflit de la guerre de Trente Ans, il en revient avec, comme épouse, la princesse Catherine, demi-sœur du roi de Suède. Ils se feront construire un château sur les hauteurs de Birlenbach. En l'honneur de la princesse, celui ci se nomme «Katharinenburg ». En 1632, le couple regagne la Suède. Le château est démantelé en 1753 ; ses pierres serviront à la construction de diverses maisons du village. Deux colonnes et deux canonnières sont toujours visibles au presbytère protestant. Le village reste propriété du roi de Suède jusqu'en 1719. Les habitants de Birlenbach sont toujours appelés «d'Schwedebaure» (les paysans suédois).

Une première église construite dans la partie Nord du cimetière, sur une colline surplombant le village, est remplacée par l'église actuelle, inaugurée le 11 septembre 1785. Détail curieux : le chapitre catholique de Spire a pris en charge la construction du clocher, la paroisse celle de la nef. Une même église servira à célébrer trois cultes : catholique, luthérien et réformé. Avec la construction de l'église catholique, le simultaneum* catholico-protestant prend fin en 1898. Jusqu'au milieu du 20e siècle, le pasteur de Cleebourg vient épisodiquement célébrer des cultes réformés. Trois cloches en acier sont fondues en 1918 et 1967, à Bochum ; avec une cloche en bronze, fondue en 1730 à la fonderie Edel, de Strasbourg, elles forment le carillon de l'église. Dans le choeur, une grande fresque représente la Nouvelle Jérusalem. Dans la partie supérieure du chœur, un vitrail rond - un «oculus» - réalisé par le maître verrier Tristan Ruhlmann, représente l'agneau pascal. Jusqu'en 1825, les enfants fréquentent deux écoles distinctes, luthérienne et réformée ; à partir de cette date, la population ayant fortement diminué du fait de l'émigration, une seule école accueille les enfants.

  • KEFFENACH

Ce village appartient successivement à plusieurs seigneurs: les Fleckenstein, les Puller de Hohenburg, les Lichtenberg et enfin les seigneurs de Deux-Ponts. La Réforme y est introduite en 1530 par les Sickingen, seigneurs de la Hohenburg. Le village possède deux lieux de cultes depuis 1865, date d'édification de l'église catholique. Dans le choeur de cette église, un tableau dû à Carola Sorg, artiste prolifique d'une famille alsacienne d'artistes-peintres, représente saint Georges tuant le dragon. Sur l'emplacement de l'ancienne église mixte, dont la tour est en partie réutilisée, est construite, en 1871, l'église protestante actuelle. Les deux cloches en acier datent de 1913. Comme le Seltzbach, qu'il vient grossir plus loin, le petit ruisseau appelé Wintzenbaechel fait ici office de frontière linguistique. Les habitants de Keffenach parlent en effet le francique ; à Memmelshoffen, distant de 300 mètres, et situé de l'autre côté de ce ruisseau, le dialecte est alémanique.

Les œuvres du peintre Louis Philippe Kamm (1882-1959) reflètent l'Outre-Forêt du début du 20' siècle : personnages typés de Drachenbronn ou de Seebach, ou encore scènes de l'évacuation de 1939. «Peintre par excellence des paysans du Nord de l'Alsace », Kamm est l'auteur de ce chef d'œuvre de l'illustration qu'est «l'Ami Fritz» d'Erckmann-Chatrian, à qui il a donné pour décor Wissembourg et ses environs. Il illustre aussi le recueil de Claude Odilé «Le Moulin des Sept Fontaines ». Deux grandes fresques murales sont visibles à l'école de Drachenbronn. Du côté paternel, Louis Philippe Kamm est issu d'une famille luthérienne implantée dès le 16" siècle dans la région de Wissembourg. Son grand père était instituteur à Drachenbronn. Son père y avait acquis une petite maison où le futur peintre, né à Strasbourg, passa ses jeunes années, et dans laquelle il revint souvent. Il achètera par ailleurs une petite ferme à Seebach. Mais c'est à Drachenbronn qu'il se sentira vraiment chez lui jusqu'à la fin de sa vie. Il décède le 16 juin 1959.


Source : Protestants d'Alsace et de Moselle. Lieux de mémoire et de vie. Ed Oberlin/saep

Site Internet

Présentation de l'église de Birlenbach et de ses cloches sur YouTube :

https://www.youtube.com/watch?v=KR_i20br2Co

https://www.youtube.com/watch?v=aQdU4PGBjcA

https://www.youtube.com/watch?v=hp9oeIGHJ14

https://www.youtube.com/watch?v=DZiPyw4Dg_s

https://www.youtube.com/watch?v=9MBOACntePY

https://www.youtube.com/watch?v=YWLdSCWPQLw

https://www.youtube.com/watch?v=7_hjk6PDaaI

https://www.youtube.com/watch?v=Cp3ijgoffe8

Présentation de la chapelle de Drachenbronn et de sa cloche sur YouTube :

https://www.youtube.com/watch?v=_9svKYmART8

https://www.youtube.com/watch?v=mYGekFRVRuA

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