Déclaration de foi de 1872 des Eglises réformées

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Circonstances

Les Eglises réformées avaient été reconnues par les Articles organiques de 1802 organisant les cultes non catholiques, après la signature du Concordat avec le Saint-Siège réorganisant l'Eglise catholique en France. Mais ce texte ne donnait pas à l'Eglise réformée (le singulier est apparu en 1851) de confession de foi. Ce sera l'œuvre du XXXème Synode général de l'Eglise réformée de France, réuni en 1872. Il adopta aussi une nouvelle organisation, mais celle-ci ne fut pas ratifiée par le gouvernement français.

À la suite de ce Synode, l'Eglise « nationale » se sépara en deux tendances : la tendance « libérale » qui refusait le principe même d'une confession de foi, et la tendance « synodale » ou « orthodoxe », majoritaire en 1872. Celle-ci réunit des «  Synodes généraux officieux » et devint, après la Séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905, l'Union des Eglises réformées évangéliques de France. Au terme des pourparlers devant mener à la « restauration de l'unité réformée », elle adopta la nouvelle Déclaration de foi de l'Eglise réformée de France de 1936 et changea son nom.

Les opposants à cette nouvelle Déclaration de foi constituèrent, autour du texte de 1872 maintenu, une Union nationale des Eglises réformées évangéliques indépendantes de France (U.N.E.R.E.I.).

Texte

« Au moment où elle reprend la suite de ses Synodes interrompus depuis tant d'années, l'Eglise réformée de France éprouve, avant toutes choses, le besoin de rendre grâces à Dieu et de témoigner son amour à Jésus-Christ, son divin Chef, qui l'a soutenue et consolée durant le cours de ses épreuves.

Elle déclare, par l'organe de ses représentants, qu'elle reste fidèle aux principes de foi et de liberté sur lesquels elle a été fondée.

Avec ses pères et ses martyrs dans la Confession de la Rochelle, avec toutes les Eglises de la Réformation dans leurs divers symboles, elle proclame l'autorité souveraine des Saintes Ecritures en matière de foi, et le salut par la foi en Jésus-Christ, fils unique de Dieu, mort pour nos offenses et ressuscité pour notre justification.

Elle conserve donc et elle maintient, à la base de son enseignement, de son culte et de sa discipline, les grands faits chrétiens représentés dans ses sacrements, célébrés dans ses solennités religieuses et exprimés dans ses liturgies, notamment dans la Confession des péchés, dans le Symbole des apôtres et dans la liturgie de la Sainte Cène. »

Voir aussi

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