Déclaration de foi de l'Eglise réformée de France

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Circonstances

Fruit du rapprochement des Eglises réformées, réformées évangéliques, évangéliques libres et méthodiste, ce texte adopté en 1936 a été ratifié par celles d'entre elles qui ont ainsi constitué, en 1938, l'Eglise réformée de France « restaurée dans son unité ». Ce texte est, depuis lors, la Déclaration de foi de l'Eglise réformée de France, ayant remplacé pour cette Union la Déclaration de foi de 1872. Elle constitue le préambule des Statuts de l'Union nationale des Associations cultuelles de l'Eglise réformée de France.

Il faut noter néanmoins qu'une minorité des Eglises réformées évangéliques, la plus importante en nombre des quatre unions, est alors sortie de cette Union pour constituer l'Union nationale des Eglises réformées évangéliques indépendantes de France (E.R.E.I.), en gardant la Déclaration de foi de 1872 ; qu'une minorité des membres de l'Eglise méthodiste, et que la majorité des Eglises évangéliques libres, ne sont pas rentrées dans la nouvelle Union.

Le texte de la Déclaration de foi, lue notamment lors de la reconnaissance du ministère d'un nouveau pasteur, est précédé d'un « préambule liturgique » : c'est notamment lui qui posa problème à une partie des Eglises réformées évangéliques.

Texte

Préambule liturgique

« Celle-ci (la Déclaration de foi) vous rappelle, en même temps que les principes permanents de la Réforme, les faits et les vérités sur lesquels est fondée l’Eglise de Dieu. Vous lui donnerez votre adhésion joyeusement, comme une libre et personnelle affirmation de votre foi. Sans vous attacher à la lettre de ses formules, vous proclamerez le message de salut qu’elles expriment ; ainsi sera maintenue la prédication fidèle de l'Evangile de Jésus-Christ selon le témoignage apostolique et conformément à la tradition de foi et de vie chrétienne que nous avons reçue de nos pères. »

Texte de la Déclaration de 1936

« Au moment où elle confesse sa foi au Dieu Souverain et au Christ Sauveur,

l'Eglise réformée de France éprouve avant toutes choses le besoin de faire monter vers le Père des miséricordes le cri de sa reconnaissance et de son adoration.

Fidèle aux principes de foi et de liberté sur lesquels elle est fondée,

Dans la communion de l’Eglise universelle, elle affirme la perpétuité de la foi chrétienne, à travers ses expressions successives, dans le Symbole des Apôtres, les Symboles œcuméniques et les confessions de foi de la Réforme, notamment la Confession de La Rochelle; elle en trouve la source dans la révélation centrale de l’Evangile : Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

Avec ses Pères et ses Martyrs, avec toutes les Eglises issues de la Réforme,

Elle affirme l’autorité souveraine des Saintes Ecritures, telle que la fonde le témoignage intérieur du Saint-Esprit, et reconnaît en elles la règle de la foi et de la vie ;

Elle proclame, devant la déchéance de l’homme, le salut par grâce, par le moyen de la foi en Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, qui a été livré pour nos offenses et qui est ressuscité pour notre justification ;

Elle met à la base de son enseignement et de son culte les grands faits chrétiens affirmés dans l’Evangile, représentés dans ses sacrements, célébrés dans ses solennités religieuses et exprimés dans sa liturgie.

Pour obéir à sa divine vocation, elle annonce au monde pécheur l’Evangile de la repentance et du pardon, de la nouvelle naissance, de la sainteté et de la vie éternelle.

Sous l’action du Saint-Esprit, elle montre sa foi par ses œuvres ; elle travaille dans la prière au réveil des âmes, à la manifestation de l’unité du Corps de Christ et à la paix entre les hommes. Par l’évangélisation, par l’œuvre missionnaire, par la lutte contre les fléaux sociaux, elle prépare les chemins du Seigneur jusqu’à ce que viennent, par le triomphe de son Chef, le Royaume de Dieu et sa justice.

À Celui qui peut,
par la puissance qui agit en nous,
faire infiniment au-delà de ce que nous demandons et pensons,
à Lui soit la gloire
dans l’Eglise et en Jésus-Christ,
de génération en génération, aux siècles des siècles !
Amen. »


Voir aussi

Bibliographie

  • Institut Protestant de Théologie, Jean Baubérot (éd.), Vers l'unité pour quel témoignage ? La restauration de l'unité réformée (1933-1938), Paris, Les Bergers et les Mages, 1982