Diemeringen, paroisse luthérienne

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Paroisse luthérienne de Diemeringen
France France
  • Dénomination : Luthérienne
  • Membre de : Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (EPCAAL)
  • Inspection de : La Petite Pierre
  • Consistoire de : Diemeringen
Lieu de culte
Contacts
  • Pasteur(s) : thierry GEYER
  • Téléphone : 03.88.00.40.74
  • Mail(s) : thigeyer@wanadoo.fr
  • Site Internet : ...



Présentation

Paroisse luthérienne de Diemeringen, Presbytère protestant 67430 Diemeringen

La paroisse luthérienne de Diemeringen est membre de

  • l'EPCAAL (Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine)
  • elle-même membre de l'UEPAL (Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine).


Lieux de culte

  • Diemeringen : Eglise protestante
  • Mackwiller : Eglise protestante

Historique

  • DIEMERINGEN

Jean VIII, dit de Morhange, de la maison des Rheingrafen de Kirburg, introduisit la Réforme à Diemeringen à partir de 1555. La seigneurie ne comprenait que deux paroisses: Diemeringen (avec son annexe Ratzwiller) et Dehlingen. Ce petit territoire participe en grande partie à l'histoire tourmentée du comté de Nassau-Saarwerden jusqu'à son incorporation dans la République française en 1793 : guerre de Trente Ans, guerre de Hollande, Révolution.

Une date importante est la parution en 1693 des Ordonnances ecclésiastiques* (Kirchenordnung) destinées à donner une unité aux cérémonies et à l'enseignement religieux dans les «Wildund Rheingrafschaften ». Comme dans de nombreux autres territoires, elles étaient complétées par une discipline (Disziplinarordnung). Les censeurs, investis pour seconder les pasteurs, étaient chargés de surveiller les comportements. Exemples: - Celui qui s'adonne le dimanche à la chasse ou au jeu de quilles est puni d'un demi-florin. - Celui qui arrive au culte après l'invocation du Saint-Esprit est puni d'un « albus» (le florin rhingovien comptait 26 albus ou «blancs »). - Celui qui n'est pas présent dès la confession et l'absolution: 2 «blancs ». - Celui qui part avant la bénédiction: 2 «blancs ». Ces règlements ont certainement empêché des abus, mais ont-ils aussi servi l'authenticité de la vie spirituelle?


L'église actuelle date du temps du pasteur J.G. Hauth, qui exerça son ministère à Diemeringen pendant 54 ans (1734-1788) et qui fut un sympathisant des fraternités piétistes*. 1767 est admise couramment comme année de construction. Ressemblant à l'église de Harskirchen, elle compte parmi les œuvres de l'architecte Joachim Sten gel en Alsace Bossue. Le portail baroque en est le seul élément décoratif. Des peintures polychromes, de facture populaire, datant du 18' siècle, furent découvertes sur les panneaux des trois tribunes lors de la rénovation intérieure en 1987. 24 personnages bibliques, identifiables grâce à leurs symboles, entourent comme la « nuée des témoins» la communauté qui se rassemble pour le service divin. 20 panneaux à motifs à rinceaux altement avec la représentation de ces personnages.

Vus à partir de l'autel: - Tribune centrale, de gauche à droite : les évangélistes Matthieu, Marc, Luc et Jean. Le panneau central a été détérioré en 1970 (où l'existence des peintures n'était pas encore connue) quand l'orgue Koenig fut installé. Ce panneau représentait certainement la crucifixion du Christ. - Tribune latérale droite : ange du jugement, Aaron, Paul, Matthieu, Simon le zélote, Jacques le mineur, Jacques le majeur, Thomas. - Tribune latérale gauche : ange du jugement, Moïse, Simon-Pierre, André, Philippe (ou Thaddée), Jean, Barthélémy. - Petits côtés face à la chaire : probablement Ésaïe, Jérémie, Ézéchiel, Daniel.

  • RATZWILLER

Quand, autour de 1950, la Commission départementale d'héraldique créa le blason de Ratzwiller, elle sut y exprimer le passé et la mémoire encore vivace de ce village : le chevron ployé, chargé de trois coquilles d'or rappelle l'ancienne famille noble «de Diemeringen» et la croix huguenote* le repeuplement du village par des huguenots français en 1570. La première église protestante date de 1597/1602, l'actuel sanctuaire de 1839. Des deux côtés de la nef, des épitaphes importants rappellent aux villageois et à tous ceux qui sont appelés à être aujourd'hui des artisans de paix, les noms des victimes des deux guerres du 20" siècle. 13 victimes en 1914-18 et davantage en 1939-45 (3 dans l'armée française, 14 dans la Wehrmacht, 2 victimes civiles).

  • MACKWILLER

À côté des vestiges des thermes, du mausolée et du mithraeum, l'église protestante de Mackwiller reste le témoin le plus visible de la présence romaine. Ce bâtiment fort puissant est daté aujourd'hui des 3' et 4' siècles. Le pasteurarchéologue Ringel de Diemeringen a étudié minutieusement cette église au 19' siècle et a constitué une maquette (fâcheusement disparue) de la partie antique. Longtemps, cette église a été considérée comme une construction médiévale. Aujourd'hui, les spécialistes considèrent que ce bâtiment est antique pour l'essentiel. Le matériau, un grand appareil de blocs de 1,50 m x 1,60 m, caractéristique pour l'antiquité, donne particulièrement à la nef son allure puissante. En 1842, les fenêtres ont été élargies ; l'entrée, d'origine, aurait été au Nord. Le puissant chœur à l'Est est médiéval, mais réemploie des matériaux antiques. À l'intérieur, sous la tribune à droite, est conservée une sculpture romaine : une bacchante agitant un instrument. À l'identification de cette construction avec un lieu de culte antique, les archéologues préfèrent aujourd'hui l'hypothèse d'un lieu public ou d'une autre partie des thermes. La Réforme a été introduite en 1557. De 1698 à 1897, année de construction de l'église catholique, cette église a été utilisée simultanément par les protestants et par les catholiques. Aujourd'hui, la communauté protestante fait partie de la paroisse de Diemeringen. Le portail néo-roman du cimetière renoue avec le passé antique de Mackwiller. Le long du mur un alignement impressionnant de pierres tombales illustre l'art funéraire du 19' siècle.


Source : Protestants d'Alsace et de Moselle. Lieux de mémoire et de vie. Ed Oberlin/saep


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