Fénétrange, paroisse luthérienne

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Paroisse luthérienne de Fénétrange
France France
  • Dénomination : Luthérienne
  • Membre de : Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (EPCAAL)
  • Inspection de : La Petite Pierre
  • Consistoire de : Fénétrange
Lieu de culte
Contacts
  • Pasteur(s) : ...
  • Téléphone : 03.87.07.54.47
  • Mail(s) : ...
  • Site Internet : ...



Présentation

Paroisse luthérienne de Fénétrange, 4 rue de la Porte d'Allemagne 57930 Fénétrange

La paroisse luthérienne de Fénétrange est membre de

  • l'EPCAAL (Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine)
  • elle-même membre de l'UEPAL (Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine).


Lieux de culte

  • Fénétrange : Eglise, rue de l'hôtel de Ville
  • Mittersheim : Eglise, rue d'Inswiller
  • Niederstinzel : Eglise, rue Principale

Historique

  • FÉNÉTRANGE

La baronnie de Fénétrange a connu une histoire politique et religieuse d'une grande complexité. À la fin du 16' siècle, les communautés catholique, luthérienne, calviniste et juive y cohabitèrent dans un climat de fortes tensions, en particulier entre catholiques et protestants. Peu de communes de la taille de Fénétrange, petite cité fortifiée riche en maisons anciennes, connue pour son festival de musique, possèdent autant de lieux de cultes. La collégiale gothique a été achevée en 1496 ; elle contient de magnifiques vitraux des 15' et 16' siècles. À partir de l'introduction de la Réforme dans la basse-vallée de la Sarre en 1565, elle va servir pour le culte protestant. Mais lorsque les troupes de Louis XIV occupent la ville en 1680, le culte catholique est réintroduit dans le chœur, séparé de la nef par un mur, et la collégiale repasse entièrement au catholicisme cinq ans plus tard. De 1698 à 1791, les protestants de Fénétrange se joindront à ceux de Bischtroff, puis à ceux de Wolfskirchen. Une paroisse protestante ne renaîtra qu'après la Révolution, en 1791, et une nouvelle église sera construite (rue de l'Hôtel de ville) ; elle sera inaugurée en octobre 1806.

À Fénétrange, on peut également mentionner la chapelle qui se trouve à côté de l'Hôtel de ville, la chapelle située sur les terres de la ferme Broudergarten, ainsi que l'ancienne chapelle castrale qui date de 1584.

  • NIEDERSTINZEL

Le village, qui faisait partie de la baronnie de Fénétrange, conserve une église de 1934 et une belle ruine féodale méconnue du 13" siècle sur les rives de la Sarre.

  • MITTERSHEIM

Comme à Niederstinzel, la Réforme a été introduite dans cette ancienne possession de la baronnie de Fénétrange en 1565. Après la destruction de l'église luthérienne en 1685, les protestants du village se rendirent aussi au culte à Bischtroff; ils furent ensuite desservis par Altwiller, avant d'être rattachés avec ceux de Niederstinzel à Fénétrange depuis 1791. Une nouvelle église fut construite en 1783.


  • Personnalité

C'est pendant son séjour à Fénétrange que l'administrateur et écrivain Johann-Michael Moscherosch rédigea son œuvre principale «Die Gesichte des Philander von Sittewalt» (les visions de Philandre de Sittewalt). Cette œuvre est une satire virulente des mœurs de la période trouble de la guerre de Trente Ans, l'une des satires les plus populaires du 17' siècle de l'Europe germanophone. Ses cibles ne sont pas seulement la mode vestimentaire, les perversions sexuelles et les hypocrisies religieuses, mais aussi le machiavélisme politique. Il n'est guère étonnant que Moscherosch n'ait pas eu que des amis. Son esprit critique et ses satires acerbes lui valurent de solides inimitiés qui l'obligèrent à changer souvent de poste. Né à Willstätt, partie badoise du comté de Hanau-Lichtenberg, où son père fut receveur ecclésiastique du comté et gérait les finances de l'Église protestante, il mourut à Worms.

Ses études à Paris lui permirent d'apprendre parfaitement le français. Dans sa nombreuse correspondance avec les écrivains et savants de son époque (Grotius, Kepler, etc.), il manie avec maîtrise l'allemand, le français et le latin. Dans une de ses lettres, il écrit : « Je me traite du français la plupart comme de la meilleure viande de ma table, car pour l'allemande, vous scavez qu'elle nous sert de pain ordinaire, et la latine de confitures ».


Bibliographie

Protestants d'Alsace et de Moselle : lieux de mémoire et de vie / sous la dir. d'Antoine Pfeiffer.- Ingersheim : Saep ; Strasbourg : Oberlin, 2006

Site Internet

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