Goersdorf, paroisse luthérienne

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Paroisse luthérienne de Goersdorf
France France
  • Dénomination : Luthérienne
  • Membre de : Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (EPCAAL)
  • Inspection de : Wissembourg
  • Consistoire de : Woerth
Lieu de culte
  • Ville : Goersdorf
  • Adresse : rue principale
  • Coordonnées géographiques : 48°57'04" N, 7°46'06" E
Contacts
  • Pasteur(s) :
  • Téléphone : 03.88.09.30.93
  • Mail(s) : ...
  • Site Internet : ...



Présentation

Paroisse luthérienne de Goersdorf, rue Principale 67360 Goersdorf

La paroisse luthérienne Goersdorf est membre de

  • l'EPCAAL (Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine)
  • elle-même membre de l'UEPAL (Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine).


Lieux de culte

  • Goersdorf : rue principale


Historique

  • GOERSDORF

Le village de Goersdorf, au pied du « Hochwald », avait jadis le statut de ville. Un document daté de 1348 lui conférait ce privilège. Pour la rédaction de cet acte, l'empereur Charles IV utilise les «formules de franchise» qui avaient conféré ce même statut aux villes de Haguenau et de Rosheim. La cité s'entoure alors de murailles et de fossés, et s'ouvre vers l'extérieur par des portes fortifiées: quelques pans de mur, quelques noms de rues rappellent cette ancienne configuration.

L'église, achevée sans doute vers 1339, accueillait une paroisse importante. Propriété des comtes de Hanau-Lichtenberg, Goersdorf devient protestante en 1570. Les ravages de la guerre de Trente Ans n'épargnent pas la localité, qui, en 1637, ne compte plus qu'un seul habitant. Un fort afflux d'immigrés, venus principalement de Suisse, repeuple la région. L'église doit son aspect actuel aux importants travaux de restauration de 1881/82 : les murs de la nef sont relevés, le clocher est rehaussé d'un étage supplémentaire ; un orgue Stiehr-Mockers est installé en 1883. De l'ancienne église subsistent les croisées d'ogive dans la tour, les embrasures des fenêtres, ainsi que la porte cintrée menant à l'ancien cimetière entourant l'église. Cette porte figure sur un tableau du peintre Théophile Schuler : une famille en costume du 19" siècle s'y rend à l'église pour le baptême d'un enfant. À partir de 1685, et ce durant deux siècles, l'église sert aux catholiques et aux protestants.

À l'entrée de l'église protestante se dressent trois pierres tombales. L'une d'elles, datée du 15" siècle, fait mémoire de la famille Prechter, originaire de Haguenau, et dont certains membres étaient échevins de cette ville. Le blason de la deuxième pierre, datée de 1592, permet de reconstituer le nom de Philippe Scheid, humaniste et propriétaire d'une bibliothèque. Le troisième de ces monuments funéraires est élevé en 1484, en souvenir de Rudolf Kips, curé de Goersdorf.

Le peintre Théophile Schuler est né le 18 juin 1821 à Strasbourg. Il est le cadet de 5 enfants ; son père, Daniel Théophile, est pasteur à l'église Saint-Nicolas. Son oncle et deux cousins exercent le métier de peintre, de dessinateur et de graveur. Ils sont ses premiers maîtres. Comme beaucoup d'artistes de l'époque, Théophile Schuler commence par peupler ses toiles et ses dessins de héros issus de la littérature romantique. Cependant l'histoire, surtout celle de l'Alsace, l'inspire; cette passion ne le quittera plus tout au long de sa vie. Il réalise ainsi, à la plume et à l'aquarelle, le dessin géant «La construction de la cathédrale» et le dyptique consacré à Erwin von Steinbach. Le grand mérite de Théophile Schuler est de peindre et de dessiner l'Alsace, ses paysages, ses habitants, ainsi «Le baptême à Goersdorf» et «Les schlitteurs des Vosges ». Il illustre de nombreux ouvrages : la pièce d'Amold «D'r Pfingschtmondaa », des romans d'Erckmann-Chaman, des œuvres de Victor Hugo et de Jules Veme. Après 1870, il se retire à Neuchâtel en Suisse. Il revient malade à Strasbourg en 1877 et y décède le 26 janvier 1878.

La première pierre de l'église catholique Saint-Martin est posée en 1894. Elle abrite une statue en bois polychromé et doré, représentant « Notre-Dame du Chêne» (voir Liebfrauenberg).

  • MITSCHDORF

Situé près de la source du Seltzbach, Mitschdorf, l'un des plus anciens villages d'Alsace, est mentionné dès 757. L'église actuelle, datant de 1827, remplace une église du 13' siècle, dont ne subsiste que la tour. La base de cette tour formait autrefois le chœur de l'église. Ceci explique les quelques rares vestiges de peintures murales; elles s'inspirent du thème du Jugement dernier. Jusqu'à un passé récent, on a pu voir dans cette église de petites boîtes octogonales en forme de lanternes, témoins d'une vieille coutume. En effet, lorsqu'un enfant décédait, ses parents déposaient dans ces boîtes des fleurs séchées et un petit écriteau portant un verset. Ces boîtes, exposées un an durant dans la maison de l'enfant décédé, étaient ensuite placées à l'église. Gardées désormais chez un particulier, elles ne sont plus visibles actuellement. Dès 1531 Mitschdorf formait avec Goersdorf un seul village. Cette union est rétablie en 1973.


  • LE LlEBFRAUENBERG

Sur un promontoire des Vosges du Nord, en amont de Goersdorf, se dressent les bâtiments du Liebfrauenberg. La vue magnifique sur la plaine d'Alsace a de tout temps conféré à ce site une vocation particulière. À l'origine haut-lieu païen, ce site devient un pèlerinage consacré à la Vierge. Le 14" siècle voit la construction d'une chapelle mariale. Une statue de Marie était jadis abritée dans un tronc de chêne évidé, ce qui explique l'ancienne dénomination «Eichimvilla », c'est-à-dire maison dans le chêne. Ce pèlerinage est appelé aussi «Unser Frauen Kirch am Spring zu Goersdorf», (Spring désignant une source). Le lieu gardera le nom de «Liebfrauenberg» (mont de Notre Dame bien aimée). La date de 1384 figure à l'entrée du clocher actuel. En 1518, le comte Reinhard de Bitche-Deux-Ponts agrandit la chapelle mariale pour en faire une église à trois nefs. Ce grand bâtiment est rasé en 1580, la «ville» de Goersdorf étant devenue protestante en 1571. Les pierres de l'édifice détruit servent à la construction de l'église de Morsbronn.

Après le rattachement de l'Alsace à la France, le culte catholique est réintroduit en de nombreux endroits. Les Franciscains de Haguenau profitent de cette disposition, voulue par le roi de France, pour faire édifier en 1717 une nouvelle église, élevée sur l'emplacement de l'ancien bâtiment ; la statue mariale y retrouve une place d'honneur. Une dédicace à la gloire de la Vierge est gravée sur le tympan de l'entrée. En 1738 les Franciscains posent la première pierre d'une maison qui leur servira d'hébergement, et qui accueillera de nombreux pèlerins. En plus de leur vocation spirituelle, les Franciscains se consacrent à l'agriculture et à l'exploitation d'un vignoble.

La Révolution de 1789 les chasse du domaine, qui est vendu comme «bien national ». Des propriétaires successifs sont maÎtres des lieux. En 1825, Joseph Achille Le Bel achète la propriété pour en faire sa résidence et y aménager son laboratoire (voir Lampertsloch). Acquis en 1954 par l'Association des Amis de la Maison de l'Église, à l'instigation de l'Oeuvre de la Jeunesse Protestante de l'Alsace du Nord, le domaine est restauré et transformé en Centre de rencontre et de formation des Églises Protestantes d'Alsace et de Moselle.

Le Liebfrauenberg est un lieu de formation au service de l'Église. Sa vocation en fait un lieu d'expression, de confrontation et de débat pour des groupes et des personnes d'horizons divers. Il est un lieu où l'on apprend à vivre 1'« Église autrement». À l'écoute du monde, les femmes et les hommes qui viennent s'y former tentent d'être témoins du Christ dans leur environnement quotidien. Le Liebfrauenberg est aussi un lieu d'accueil et de vacances pour ceux qui apprécient son cadre et son esprit.

Se rendre au Liebfrauenberg, c'est s'élever d'une centaine de mètres, quitter la plaine et les préoccupations quotidiennes, sans pour autant se perdre dans les nuages et les rêves; c'est retrouver un lieu de spiritualité marqué, des siècles durant, par la présence priante d'hommes et de femmes venus des horizons les plus divers.

  • L'œuvre de la Jeunesse protestante d'Alsace du Nord

Vers le milieu du 19' siècle, des hommes et des femmes d'Église commencent à œuvrer au service de la jeunesse. Dans un élan de réveil spirituel, l'Union Chrétienne de Jeunes Gens (UCJG) de Strasbourg est fondée le 16 mai 1852. L'idée essaime en Alsace du Nord: des groupes de jeunes voient le jour à Goersdorf, Hunspach et Wissembourg. Dans le pays de Hanau, la Société Évangélique Luthérienne de Mission intérieure et extérieure œuvre dans le même sens. La construction d'un foyer à Neuwiller-les-Saverne, en 1929, marquera une étape importante. Les journées d'Église annuelles (Jugendtage) rassembleront jusqu'à huit mille personnes. Camps, rencontres de jeunes, fanfares et chorales sont le fruit de cet engagement auprès des jeunes.

Au lendemain de 1945, quelques pasteurs et laïcs d'Alsace du Nord souhaitent offrir aux jeunes des occasions de rencontre dans un lieu implanté en Outre-Forêt. Le 20 juillet 1951, est créée l'Oeuvre de la Jeunesse Protestante d'Alsace du Nord (OJPAN). Son but est d'organiser des rencontres, des week-ends, des sorties, des camps autour de thèmes intéressant les jeunes. À la recherche d'une maison, les responsables s'intéressent à la propriété du Liebfrauenberg, mise en vente à cette époque. Ne pouvant financer seuls cette entreprise, ils sont les instigateurs de l'acquisition du domaine du Liebfrauenberg en 1954.

L'Église cherchait aussi, à cette époque, un tel lieu de rencontre. C'est à partir de 1960 que les jeunes se réunissent régulièrement dans ce qui était autrefois la maison du gardien de la propriété ; après diverses transformations et extensions, cette maison est devenue le siège de l'OJPAN, et le centre d'une ruche bourdonnante de jeunesse.


Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • Site internet : ...

Bibliographie

  • Protestants d'Alsace et de Moselle. Lieux de mémoire et de vie. Ed Oberlin/saep

Notes et références


Administration