Guebwiller, paroisse réformée

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Paroisse Réformée de Guebwiller
France France


  • Consistoire de : Mulhouse
Lieu de culte
  • Ville : Guebwiller
  • Adresse : 1 rue des Chanoines
  • Coordonnées géographiques : 47°54'20" N, 7°12'49" E
Contacts
  • Pasteur(s) : Julien PETIT
  • Téléphone : 03.89.76.91.57
  • Mail(s) : Julien PETIT
  • Site Internet : ...



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Présentation

Paroisse réformée de Guebwiller, 1 rue des Chanoines 68500 Guebwiller

Lieux de culte

  • Guebwiller: 1 rue des Chanoines
  • Soultz : 19 rue du Château-Fort
  • Bollwiller : Résidence d'Argenson
  • Rouffach : Salle de l'Ancien Tribunal


La paroisse réformée de Guebwiller est membre de

  • l'EPRAL (Eglise Protestante Réformée d'Alsace et de Lorraine)
  • elle-même membre de l'UEPAL (Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine).


Historique

  • GUEBWILLER

Situé au pied du Grand Ballon, Guebwiller, bourg vinicole catholique, était une possession de l'abbaye de Murbach de 774 à la Révolution française. Les conditions de l'introduction du protestantisme ne furent propices qu'avec l'arrivée d'une population suisse d'ouvriers spécialisés travaillant dans les industries textiles naissantes. En 1804, le bâlois Jacques de Bary-Merian achète le château du prince-abbé, qui était devenu «bien national» et, accompagné de 200 ouvriers, il vient installer une manufacture de rubans. Larrivée d'autres industries textiles, parmi elles une filature de coton créée par le mulhousien Nicolas Schlumberger; fait grimper la population de 2 770 habitants en 1800 à 7 250 en 1841. En 1809, on compte déjà 700 protestants. Lors du centenaire de la paroisse en 1905, ils seront 1 700.

À partir de 1805, les cultes sont célébrés dans le grand couloir de l'ancien château, la Neuenbourg, propriété de la famille de Bary (ce château abritera plus tard l'École normale, aujourd'hui IUFM). Le premier prédicateur-instituteur, Martin von Brunn, est engagé la même année. Mais le lieu de culte devient trop petit. Avec la «Réunion des notables» qui financent les activités, Pierre Moder, le premier pasteur nommé par le Gouvernement en 1819, fait construire le temple sur un terrain du château (rue des Chanoines) mis à disposition par le propriétaire. Il est inauguré en 1824. Attenant au temple, la paroisse construit un presbytère et une école, et plus tard, un foyer. 85 enfants fréquentent cette école protestante en 1836. Ces bâtiments représentent aujourd'hui la partie ancienne de l'actuel ensemble paroissial. Sur sa façade, une plaque rappelle que Alfred Kastler, citoyen d'honneur de la ville et prix Nobel de physique en 1966, est né dans cette maison en 1902.

La paroisse a aussi le souci de la diaconie. En 1838, Madame Bourcart, épouse de l'industriel Jean-Jacques Bourcart, fait venir Amélie Speckel de la maison des diaconesses de Strasbourg: celle-ci visite les pauvres, organise des ouvroirs pour les mères de familles et les ouvrières des usines, dirige une salle d'asile et un orphelinat. Avec l'aide de deux autres diaconesses, elle s'occupe de l'hôpital protestant. En effet, en 1856, un legs permet à la paroisse de créer une maison pour les pauvres et les malades dans une aile du couvent des Dominicains. Cette «Œuvre hospitalière et protestante» est reconnue d'utilité publique en 1862. Une nouvelle construction, le Diaconat, l'abrite à partir de 1891. Vendu à la ville en 1976, c'est aujourd'hui une maison pour personnes âgées (les Érables). Les activités se multiplient au cours de la 2' moitié du siècle: la paroisse crée une chorale en 1866, des groupes pour les adolescents et les jeunes hommes ; une moyenne de 190 enfants fréquentent alors l'école du dimanche! En 1928, la paroisse construit un foyer (rue Joffre) qui sera pendant 50 ans le point de ralliement de la communauté. La vente de ce bâtiment à la ville en 1980 lui permet d'aménager les locaux à côté du temple, afin d'y regrouper les activités.

Les murs du temple rectangulaire, muni de tribunes sur trois côtés, ont été habillés de boiseries qui confèrent au lieu une atmosphère chaleureuse. En 1827, le temple a reçu un orgue construit par le facteur rouffachois Callinet. Cet orgue sera restauré et complété en 1884 par Koulen et en 1976 par Muhleisen.

Aujourd'hui, la paroisse de Guebwiller est numériquement l'une des plus importantes de l'ERAL*. Elle compte environ 850 foyers et s'étend sur une quarantaine de communes: autres lieux de culte au temple de Soultz, à la chapelle de l'hôpital 81. Jacques de Rouffach et dans une salle de la maison de retraite de Bollwiller.

La paroisse a des liens avec la maison «Rayon de soleil». Cette œuvre, de style familial, créée en 1933, accueille une trentaine d'enfants de familles brisées, sans séparer les frères et sœurs. D'inspiration chrétienne, elle est liée aux assemblées mennonites*. Les enfants protestants de cet établissement suivent la catéchèse de confirmation à la paroisse réformée. Des membres de la paroisse font partie du conseil d'administration de l'œuvre.

Une autre maison d'enfants à caractère social, «Le Bercail» fondé en 1946, est liée à l'Église évangélique libre de Guebwiller.

Tout près de Guebwiller, entre Buhl et le pont de 81. Barnabé, le Rimlishof, une ancienne propriété de Pierre Rimely, puis de l'abbaye de Murbach, a été acquise par la Ligue pour la lecture de la Bible en juin 1981. Elle l'a transformée en centre de rencontre bien équipé qui organise des activités nombreuses : séminaires de formation, retraites, classes vertes, clubs, camps pour jeunes et familles ...

  • SOULTZ

Les statistiques de 1930 font état de 259 protestants à Soultz. On envisagea donc de construire un lieu de culte dans cette localité. La première pierre fut posée le 10 mai 1936 et le temple de cette annexe de Guebwiller (rue du Château Fort) fut inauguré le 31 janvier 1937. Les bancs proviennent de l'ancienne église de garnison, désaffectée, de Metz.


  • Personnalités

Venu de Bâle à Guebwiller en 1805, Jacques Christophe de Bary (1776-1838) y crée un tissage de rubans de soie. Il est l'un des pionniers de l'industrialisation de la ville et de la vallée et le promoteur de la construction du temple réformé de Guebwiller. Son petit-fils, Jacques-Émile de Bary (1841-1915) entre dans l'entreprise de Bary-Merian et Fils en 1866 et la développe considérablement (elle comptera jusqu'à 800 ouvriers). Jacques Émile est maire de Guebwiller de 1886 à 1901 et membre du Consistoire réformé de Mulhouse.

Nicolas Schlumberger (1782-1867) épouse en 1808 Marie Bourcart, fille de Jean-Henri Bourcart, manufacturier à Wesserling. Il acquiert le domaine du Moulin Luttenbacher en amont de la ville de Guebwiller et y crée en 1811 une première filature de coton, Nicolas Schlumberger et Cie. En même temps, il développe la construction mécanique, afin de fabriquer lui-même les machines textiles dont il a besoin et de les commercialiser. Cette activité deviendra la branche principale de l'entreprise NSC, de réputation mondiale. Avec son frère et ses fils, Nicolas Schlumberger fera de Guebwiller un pôle industriel important. Engagé dans l'Église réformée, il est membre du consistoire de Mulhouse de 1822 à 1865 et du conseil presbytéral de Guebwiller de 1853 à 1865. Avec son beau-frère J.J. Bourcart, il est l'un des promoteurs de la loi de 1841 sur la réduction du temps de travail des enfants. Il est aussi l'un des fondateurs de l'École Normale de Colmar et de l'École Normale d'institutrices de Strasbourg en 1837.

Jean-Jacques Bourcart (1801-1855) succède à son père dans l'entreprise Nicolas Schlumberger pendant une trentaine d'années, puis fonde sa propre entreprise, les Filatures Bourcart et Fils. Il est l'une des grandes figures de la philanthropie en Alsace : en 1840, il publie un ouvrage intitulé « Du travail des jeunes ouvriers dans les manufactures, usines et ateliers » ; il crée un coopérative d'achat de denrées alimentaires, des salles d'asiles et des écoles primaires.


Bibliographie

Protestants d'Alsace et de Moselle : lieux de mémoire et de vie / sous la dir. d'Antoine Pfeiffer.- Ingersheim : Saep ; Strasbourg : Oberlin, 2006

Site Internet

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