Huguenots

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C'est ainsi que les ennemis des protestants ont désigné les croyants calvinistes durant les guerres de religion du 16ème siècle.


L'étymologie de ce terme, appliqué à certaines époques aux protestants français, est controversée. Apparu à Genève déjà vers 1520, le mot, qui résulte d'une déformation du mot «Eidgenossen» désigne les partisans des Suisses confédérés, c'est-à-dire les Bernois, pour les distinguer des mamelus (ou mamelucks) du parti savoyard. Par la suite, le terme prit une coloration confessionnelle: il désignait des Genevois qui voulaient s'allier aux Bernois pour la défense du protestantisme.

Passée en France, l'expression fut amalgamée à d'autres sobriquets, tels que ceux visant les partisans de Hugues Capet (Henri IV était un roi capétien), ou les créatures du folklorique roi Hugon, une sorte de spectre qui hantait de nuit les rues de Tours et d'Amboise.

Ce furent d'abord les catholiques qui appliquèrent, péjorativement, le mot «huguenot» aux protestants. Mais bientôt les protestants se l'approprièrent. Au 16e siècle, le terme revêtit une acception politique (le parti huguenot). Quand le protestantisme s'affaiblit, d'autres expressions le remplacèrent, telles que «ceux de la Religion» (les religion na ires) ou, dans le langage catholique, «ceux de la Religion Prétendue Réformée ». Le mot « huguenot» fut de nouveau utilisé quand les protestants français réfugiés se regroupèrent à l'étranger dans des paroisses de langue française dites huguenotes.

La croix huguenote est portée par les protestants pour affirmer leur attachement au protestantisme historique.

Bibliographie

Protestants d'Alsace et de Moselle : lieux de mémoire et de vie / sous la dir. d'Antoine Pfeiffer.- Ingersheim : Saep ; Strasbourg : Oberlin, 2006