Hunawihr, paroisse luthérienne

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Paroisse luthérienne de Hunawihr
France France
  • Dénomination : Luthérienne
  • Membre de : Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (EPCAAL)
  • Inspection de : Colmar
  • Consistoire de : Riquewihr
Lieu de culte
Contacts
  • Pasteur(s) : Fabien TROGOLO
  • Téléphone : 03.89.47.92.02
  • Mail(s) : fabien.trogolo@wanadoo.fr
  • Site Internet : ...



Présentation

Paroisse luthérienne de Hunawihr, 22 rue du Général de Gaulle 68340 Hunawihr

La paroisse luthérienne de Hunawihr est membre de

  • l'EPCAAL (Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine)
  • elle-même membre de l'UEPAL (Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine).


Lieux de culte

  • Hunawihr, Eglise Saint Jacques, rue de l'Eglise

Historique

  • HUNAWIHR

À la demande du duc Ulrich de Wurtemberg et des habitants de Hunawihr, le pape Léon X chargea l'évêque de Bâle «d'élever le corps de la bienheureuse Hune» avec le cérémonial en usage pour les saints. Le 15 avril 1520, d'après l'estimation du voisin Ulrich de Ribeaupierre, une foule de 20 000 personnes y participèrent. Le pape accorda une indulgence plénière aux assistants qui feraient des dons pour la réparation de l'église alors délabrée. Vu la somme recueillie, on entreprend de suite la construction d'une grande église de pèlerinage. On garde le clocher massif du 14' siècle et on y accole un chœur très beau, avec des voûtes à nervures très fines. Le chœur est terminé en 1524, la porte de la sacristie est réalisée en 1525 ... puis la construction est stoppée.

Le 8 mai 1525, les «paysans» révoltés de Hunawihr se joignent à ceux de Beblenheim et de Mittelwihr. Un bourgeois de Hunawihr, Lenz Meyer, devient capitaine de l'une des deux compagnies. Les seigneurs débordés appellent le duc Antoine de Lorraine à l'aide. Ayant appris les massacres de Lupstein (5 000 morts) et de Saverne (18000 morts), ils affrontent le duc de Lorraine le 20 mai 1525 à Scherwiller. Les paysans vaincus, la répression est terrible. Dans ce contexte, la Réforme gagne chaque jour de nouveaux adeptes. Le curé de Hunawihr, Nicolas Koenig, qui va s'appeler Regius, devient le premier pasteur prédicateur de la seigneurie.

La construction de l'église de Hunawihr reprend, mais avec les idées de la Réforme : l'importance de la Parole de Dieu, d'où cette belle chaire où l'on monte en traversant le pilier avec lequel elle fait corps. La nef a été beaucoup réduite et montre une architecture des plus sobres, contrairement au chœur.

La Réforme est introduite officiellement en 1534 par le comte Georges de Wurtemberg. Le pasteur Koenig-Regius va connaître, comme son ami et collègue Erb à Riquewihr, des moments très difficiles. Refusant de se plier aux doctrines luthériennes, il sera même emprisonné. Accueilli au château de Ribeauvillé, il œuvre pour une foi vivante jusqu'à son dernier souffle en 1563.

Hunawihr va connaître une période désastreuse entre 1618 et 1648 : la peste (310 victimes), des raids de bandes armées, des réquisitions et impositions abusives durant la guerre de Trente Ans. En 1672, Louis XIV reprend la guerre contre la Hollande, et l'Alsace passe au «département de la guerre» dirigé par Louvois. Ce dernier favorise ouvertement la religion du roi et décide que partout où se trouveraient 7 familles catholiques, elles auraient accès au lieu de culte. Pour arriver à ce chiffre (il n'y avait que deux familles catholiques et 2 femmes catholiques, épouses de protestants), on paye 3 personnes pour se déclarer catholiques : un pauvre aveugle, un paralysé âgé et un sourdmuet.

En 1687, les catholiques prennent possession du chœur et l'église est déclarée simultanée*. Elle l'est restée jusqu'à nos jours. En plus de l'architecture si parlante de cette église fortifiée, il faut admirer les fresques de 1493. Découvertes en 1878 sous le clocher de l'église, ces fresques de saint Nicolas comportent 14 tableaux. Les scènes des parties supérieures rappellent la vie du saint et celles des registres inférieurs évoquent les miracles accomplis après sa mort. Une vraie bande dessinée!

Un 15e tableau, situé à droite de la composition, représente soit Marie, son couronnement par la Trinité, soit Hune, son élévation au rang de sainte par le pape et les évêques.

L'orgue de Louis Dubois de 1765 a été restauré et classé monument historique. Il est important de faire le tour extérieur de l'église, à l'intérieur des remparts pour mieux comprendre l'architecture et le projet initial d'une grande église allant d'un rempart à l'autre.

La légende des trois enfants tués et découpés par un boucher, puis «ressuscités» par saint Nicolas reposerait sur une mauvaise interprétation d'un dessin. Les traits noirs verticaux et horizontaux qui «découpaient» les trois enfants étaient en fait des barreaux de prison. Nicolas, issu d'une famille aisée, aurait versé la rançon pour les libérer, tout comme le montre une fresque du haut: Nicolas a donné de l'argent à trois jeunes filles pour leur éviter d'exercer le plus vieux métier du monde.

Bibliographie

Protestants d'Alsace et de Moselle : lieux de mémoire et de vie / sous la dir. d'Antoine Pfeiffer.- Ingersheim : Saep ; Strasbourg : Oberlin, 2006

Site Internet

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