Huningue, paroisse réformée

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Paroisse réformée de Huningue
France France


  • Consistoire de : Mulhouse
Lieu de culte
  • Ville : Huningue
  • Adresse : 4 quai du Rhin
  • Coordonnées géographiques : 47°35'06" N, 7°35'05" E
Contacts
  • Pasteur(s) : Philippe Gutbub
  • Téléphone : 03.89.67.21.03
  • Mail(s) : ...
  • Site Internet : ...



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Présentation

Paroisse réformée de Huningue, 4 quai du Rhin 68330 Huningue

Lieux de culte

  • Huningue : 4 quai du Rhin
  • Sierentz : Chapelle de l'Hôpital, 35 rue Rogg Haas


La paroisse réformée de Huningue est membre de

  • l'EPRAL (Eglise Protestante Réformée d'Alsace et de Lorraine)
  • elle-même membre de l'UEPAL (Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine).


Historique

  • HUNINGUE

La paroisse de Huningue a été la première du Consistoire réformé actuel à adhérer à la Réforme : possession des Habsbourg donnée en gage à la ville de Bâle, Huningue fut au bénéfice de l'abolition de la messe à Bâle le 9 février 1529, alors que Mulhouse ne prit cette décision que le 15 du même mois 15. Elle resta réformée jusqu'en 1623, lorsque les Habsbourg rachetèrent leur gage et réintroduisirent le culte catholique.

Son temple (quai du Rhin) fut le dernier à être construit sous le régime allemand en 1913.16 Il est le temple unique d'une paroisse s'étendant sur 17 communes groupant 400 foyers, dont les deux tiers sur Huningue même. Un culte mensuel est aussi célébré à la chapelle catholique de l'hôpital de Sierentz, situé sur le territoire de la paroisse. Le temple fut construit pour une communauté assez nombreuse, composée de fonctionnaires et d'ouvriers de l'industrie, en majorité de confession luthérienne, mais la paroisse était une annexe de Saint-Louis, réformée.

Sa conception architecturale reflète le goût de l'époque allemande d'avant la Grande guerre; elle rappelle le «Jugendstil ». La disposition intérieure est originale. Une tribune au-dessus de l'entrée, une autre tribune côté Rhin au-dessus d'une salle indépendante. L'orgue Walcker de 1913 de dix-neuf jeux, à transmission pneumatique, meuble tout le chœur qui est une tribune basse pouvant recevoir chorale et orchestre. De part et d'autre de l'orgue, en vitraux, les quatre apôtres de Durer et au sommet un Christ bénissant que les fidèles ont devant les yeux, alors que le pasteur est presque seul à voir la rose de Luther en vitrail au-dessus de la tribune Sud. De toute l'Alsace, ce temple réformé est le seul à porter dans ses vitraux les effigies des quatre réformateurs Zwingli*, Calvin*, Luther* et Bucer. Autre belle juxtaposition luthéro-réformée : une sculpture sur bois, de 1912, d'un goût romantique, représente la Wartburg et le cantique de Luther « Ein feste Burg ». Une grande et belle croix huguenote* est accrochée au mur entre les réformateurs. Trois autres vitraux au niveau de la tribune Est se voient difficilement d'en bas: le blason de Huningue et son pendant de blason de la Haute-Alsace encadrent l'effigie du roi de Suède Gustave-Adolphe en souvenir du «Gustav-Adolf-Werk », Société de secours pour les protestants disséminés, qui contribue par des dons appréciables au financement de constructions cultuelles. Ce fut le cas pour Huningue.

Précisons que toutes les décorations intérieures sont d'origine, sauf l'effigie de Calvin et la croix huguenote qui furent installées après 1945, pour marquer que la paroisse fait partie de l'Église Réformée.

Construit en 1855, modifié au cours du 20' siècle, le presbytère est une maison de maître dont les balcons sont comparables à ceux du chalet de la pisciculture en «Petite Camargue» datant de la même époque. Sur le linteau du premier balcon, on distingue la date de 1855 et une ancre. Un amusant oriel flanque le côté Sud.

Dans le coin des Trois Frontières, les trois paroisses de Weil-am-Rhein (Bade), de Kleinhüningen (Bâle) et de Huningue concrétisent des liens très fraternels en manifestations et cultes. Quant aux deux paroisses de Huningue et de Saint-Louis, elles travaillent main dans la main pour des activités communes.

  • Personnalités

Parmi les douze pasteurs qui ont précédé l'actuel à Huningue, ne nommons que trois personnalités :

Marcel Stunn (1905-1950). À Huningue pendant dix ans (de 1929 à 1939), il fonda avec quelques collaborateurs l'association «Vacances heureuses» (voir Storckensohn). Pasteur à Alger pendant la guerre et enfin aumônier général des troupes d'occupation françaises en Allemagne, il travailla alors à établir des relations entre Églises de France et Églises d'Allemagne, ce qui lui valut le titre de Docteur honoris causa de l'université de Gottingen. Il fut l'un des seuls représentants étrangers au premier synode des Églises allemandes en 1948 à Eisenach. Georges Casalis, collègue de travail à Baden-Baden, dira de lui: «Marcel Sturm concevait son travail comme l'explication des allemands aux français et des français aux allemands ».

Émile Bach (1910-1964). Missionnaire en Chine de 1936 à 1947 où il ne pourra retourner parce que le communisme triomphant arrêtait le travail missionnaire, il sera à Huningue jusqu'en 1963. Il répond alors à un appel pour œuvrer en Polynésie française auprès des protestants d'origine chinoise. Un accident de la circulation survenu à Tahiti met fin à sa vie en novembre 1964.

Rodolphe Peter (1916-1987). Quittant le poste pastoral de la paroisse de Mulhouse Saint-Jean, il vient à Huningue à Noël 1940 et en partira en 1946 pour diriger le Séminaire protestant de Strasbourg. Nommé professeur à la Faculté de théologie en 1959, il y enseigne la théologie pratique. Grand connaisseur du protestantisme du 16ème siècle, de Calvin et de Bucer en particulier, il fait autorité en la matière. Son activité à Huningue fut marquée par son ardent patriotisme. Il sauva des personnes recherchées par les Nazis en les faisant traverser le Rhin à la nage pour se réfugier en Suisse. Refusant en tant qu'officier de l'Armée française d'être incorporé de force, il fut interné pendant trois mois au camp de Schirmeck, puis à Gaggenau. Dès la libération de l'Alsace il s'engagea à nouveau pour participer aux derniers combats. Après la fin des hostilités, le temple et le presbytère ayant subi les effets des bombardements de l'artillerie allemande postées sur les hauteurs de Ttillingen, il obtint que des artisans prisonniers allemands du camp de Saint-Louis, dont il était l'aumônier, viennent réparer les dégâts et, par la même occasion, échappent momentanément aux rigueurs de ce camp.


Bibliographie

Protestants d'Alsace et de Moselle : lieux de mémoire et de vie / sous la dir. d'Antoine Pfeiffer.- Ingersheim : Saep ; Strasbourg : Oberlin, 2006

Site Internet

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