Illzach, paroisse réformée

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Paroisse Réformée d'Illzach-Jeune-Bois
France France


  • Consistoire de : Mulhouse
Lieu de culte
Contacts
  • Pasteur(s) : Céline Sauvage
  • Téléphone : 07 67 20 51 80
  • Mail(s) : paroissereformeeillzachjbois@gmail.com
  • Site Internet : http://protestantsmulhouse.fr/



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Présentation

Paroisse réformée d'Illzach-Jeune-Bois, 4 rue de Mulhouse 68110 Illzach

Lieux de culte

  • Illzach : 3 rue de Mulhouse
  • Sausheim-Battenheim-Balderseheim - Wittenheim - Kingersheim- Ruelisheim - Pulversheim


La paroisse réformée d'Illzach est membre de

  • l'EPRAL (Eglise Protestante Réformée d'Alsace et de Lorraine)
  • elle-même membre de l'UEPAL (Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine).


Historique

Temple d'Illzach

Depuis 2016, les paroisses réformées d'Illzach et de Jeune-Bois sont réunies. Ci-dessous, vous trouverez leur histoire à chacune. La paroisse de Jeune-Bois avait été créée à une époque où un seul pasteur ne pouvait plus suffire pour accompagner ces territoires où vivaient de nombreux protestants. Elles sont maintenant réunies en une seule paroisse, celle d'Illzach-Jeune-Bois.

Lié à la République de Mulhouse, le village d'Illzach passa à la Réforme comme celle-ci. Wilhelm Hyltoch, son premier pasteur de 1527 à 1533, prit une part active dans le mouvement réformateur de Mulhouse.

On conserve les registres des baptêmes qui sont ininterrompus depuis 1560, sauf sept années pendant la guerre de Trente Ans. Trop extérieur à Mulhouse, le village fut très exposé aux représailles de la Régence d'Autriche établie à Ensisheim et aux troupes du duc de Lorraine. Comme les Illzachois venaient se réfugier en ville, des places leur furent réservées en l'église Saint-Étienne où l'on garde le souvenir «d'un chœur d'Illzach ». La grosse cloche du temple d'Illzach, fondue à Bâle en 1707, porte d'ailleurs sur son flanc la roue de Mulhouse.

Après la guerre de Trente Ans, Illzach accueillit quelques-unes des nombreuses familles suisses qui immigrèrent en Alsace. Un temple, plus vaste que la précédente église Saint-Jean, fut construit en 1695 (rue de Mulhouse). À l'intérieur, une plaque commémore cette construction.

Près d'un demi-siècle plus tard, un second presbytère accueillit le pasteur Jean Caspar Dollfus qui fut au service de l'Église pendant 63 ans, dont 48 passées à Illzach. Lors de la Réunion à la France en 1798, le temple devint la propriété de la commune et l'est encore aujourd'hui. Le village resta entièrement protestant jusqu'en 1825, date à laquelle des familles catholiques vinrent s'y fixer. Une dissémination dans les communes alentour, principalement à Sausheim et à Modenheim, est rattachée à la paroisse d'Illzach. D'une rénovation de 1885 datent la Bible ouverte en grès au-dessus de l'entrée principale et le cadran solaire. La chaire de 1647 vient du temple Saint-Étienne de Mulhouse. Au-dessus des stalles, des plaques en bois ou en laiton portent les noms de paroissiens du 18e siècle ; une dalle funéraire de 1671 rappelle, dans l'entrée, le souvenir d'une noble dame bernoise. Une stèle du pasteur Charles Frédéric Hoffet, décédé en 1890, est dressée dans le square extérieur qui marque l'emplacement d'un ancien cimetière.

Construit en 1893, l'orgue de seize jeux fut le premier ouvrage dans le Haut-Rhin de la maison Dalstein et Haerpfer. Cet instrument, transformé à plusieurs reprises, a été entièrement réparé en 2005, avec conservation de son matériel d'origine et retour à l'état primitif.

En 1993, grande innovation : l'installation de sept grands vitraux, réalisés avec une technique qui «met l'accent sur la diffraction de la lumière traitée en relief» (K. Braun). Le choix des couleurs et l'aspect des reliefs sont l'œuvre collégiale de l'architecte Karin Braun d'Illzach et des artistes de la société Wehr de Schiltigheim. La symbolique de chaque vitrail reprend une des vérités essentielles de la chrétienté: au Nord, «l'Eau, symbole de purification» et « l'Esprit saint, esprit de foi» ; dans le chœur, «l'Épi de blé, pain de vie », «Jésus est la lumière» et « le Cep et les Sarments» ; au Sud, «le Buisson ardent» et «Pentecôte: effusion de l'Esprit ». En outre, deux vitraux ronds : «le Commencement et la Fin» (alpha et oméga) et «L.:Arc-en-ciel, miséricorde de Dieu ». Les œuvres sociales sont représentées par l'institution pour déficients sensoriels Le Phare, crée en 1856 par Alphonse Koechlin, lui-même devenu aveugle à l'âge adulte, et la Fondation Saint-Jacques, fondée en 1894 par Alfred Engel, d'abord orphelinat et maintenant scindé en deux structures: l'institut médico-éducatif Saint-Jacques, géré par la DDASS, et la maison d'enfants Gustave Stricker, gérée par le Département.

WITTENHEIM KINGERSHEIM Un rêve et l'obstination d'Amélie Zurcher (1858-1947) firent de la découverte de la potasse et son extraction à partir de 1910 la richesse pour un siècle - car l'exploitation du gisement a cessé en 2002 - de tout un vaste secteur dans lequel Wittenheim et Kingersheim sont, avec d'autres communes, particulièrement impliquées. Elles ont chacune un centre ancien agricole à l'origine auquel s'ajoute au 19' siècle des cités ouvrières du textile et, en bordure, des cités minières, notamment après l'essor impressionnant du marché de la potasse d:Alsace après la Grande guerre. Ces cités - quinze sur le bassin pour 60 000 habitants sont constituées de maisons individuelles, au confort restreint, avec jardins, d'équipements socioculturels, d'écoles et d'églises.

Dans les années 20, on dut faire appel à la main-d'oeuvre étrangère, de Pologne surtout; d'anciens prisonniers de guerre allemands et russes même trouvèrent là leur embauche. Par les mariages mixtes qui s'en suivirent, on trouve beaucoup de patronymes étrangers parmi la population protestante.

La dernière née de ces cités fut édifiée en 1948, dans le quartier Jeune-Bois à Wittenheim, alors que venaient d'être réparés les innombrables et forts dommages de guerre qui n'avaient épargné aucune maison de Wittenheim et peu de Kingersheim.

On a toujours connu des protestants parmi les habitants de ces communes que desservait le pasteur d'Illzach, avec un culte célébré en la mairie de Wittenheim. Or, une trentaine de familles protestantes vinrent occuper la cité Jeune-Bois, ce qui laissait prévoir un développement important de la vie paroissiale. Une baraque mise à la disposition de la paroisse catholique de Jeune-Bois et non utilisée fut offerte aux protestants dès 1959, en attendant la construction d'une église. Une commission paroissiale prit alors corps et on se rendit compte que «vu le nombre de protestants dans l'ensemble de la paroisse d'Illzach, c'est trop pour un seul pasteur. Il faudrait quelqu'un pour le bassin minier» (pasteur Schulthess). Les choses se précisent quelques années plus tard: d'une part, les Mines de potasse d'Alsace cèdent un terrain sis à Jeune-Bois pour la construction d'un foyer paroissial et d'autre part, le Consistoire nomme un vicaire au pasteur d'Illzach pour la desserte du secteur de Kingersheim et Wittenheim, qui comprendra encore Ruelisheim et Pulversheim.

Une maison sera louée, puis achetée comme par un don du ciel à Kingersheim; elle sera le presbytère situé au centre géographique de cette paroisse. Le culte de Noël 1965 fut célébré dans la chapelle inachevée ; elle sera dédicacée en avril 1966. Elle est un édifice sobre et fonctionnel : lieu de culte modulable à souhait dans sa disposition, et deux salles et cuisine en sous-sol (avenue de la Résistance).

Le dynamisme du pasteur Jean-Louis Decker, que l'Église chargera d'un ministère d'évangélisation par la chanson, l'a poussé à voyager avec sa chorale de jeunes et les chansons qu'il a composées pour recueillir des fonds. La volonté des paroissiens fortement motivés et l'engagement de certains d'entre eux sur le chantier, sans omettre l'apport financier venu de sources religieuses et civiles, ont conduit ces projets à leur aboutissement et quasiment sans dettes.

L'histoire propre de la paroisse de Kingersheim-Wittenheim commence en 1970 par l'élection d'un conseil paroissial qui lui assure l'autonomie d'animation spirituelle et la gestion financière ; ce conseil reste en lien administratif avec le conseil presbytéral d'Illzach.

Ultérieurement, le presbytère de Kingersheim, trop petit pour la famille pastorale, fut agrandi avec, sur l'exemple de la chapelle, une salle de réunion aménagée en sous-sol. Quelques vingt années plus tard, cette maison fut vendue pour pouvoir réaliser le projet primitif : un presbytère à côté de la chapelle de Jeune-Bois.

Le peuplement de nombreux lotissements construits en dehors des cités minières proprement dites a fortement développé cette paroisse de près de quatre cents familles, qui garde des liens étroits avec celle d'Illzach et cultive les contacts oecuméniques divers avec cinq paroisses catholiques de son secteur.

Des familles mennonites* se trouvent à Kingersheim, à Wittenheim et à Pulversheim où elles ont un lieu de culte.


Bibliographie

Protestants d'Alsace et de Moselle : lieux de mémoire et de vie / sous la dir. d'Antoine Pfeiffer.- Ingersheim : Saep ; Strasbourg : Oberlin, 2006

Site Internet

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Administration

Bureau du conseil presbytéral

  • présidente du conseil paroissial : Nelly Chalamet-Hug
  • Vice-présidente du conseil paroissial : Madame Annick Witz
  • Trésorier : Monsieur Michel SCHOENEWALD
  • Secrétaire : Madame Pascaline Bohrer