Jebsheim, paroisse luthérienne

De Wiki-protestants.org, l'encyclopédie collaborative Protestante.
Aller à : navigation, rechercher
Cet article est une ébauche, partagez vos connaissances en l’améliorant !
Paroisse luthérienne de Jebsheim
France France
  • Dénomination : Luthérienne
  • Membre de : Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (EPCAAL)
  • Inspection de : Colmar
  • Consistoire de : Andolsheim
Lieu de culte
  • Ville : Jebsheim
  • Adresse : 68 Grand'Rue
  • Coordonnées géographiques : 48°07'06" N, 7°28'34" E
Contacts
  • Pasteur(s) : Natacha CROSANCEY
  • Téléphone : 03.89.71.60.15
  • Mail(s) : Natacha CROSANCEY
  • Site Internet : ...



Présentation

Paroisse luthérienne de Jebsheim, 68 Grand'Rue 68320 Jebsheim

La paroisse luthérienne Jebsheim est membre de

  • l'EPCAAL (Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine)
  • elle-même membre de l'UEPAL (Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine).


Lieux de culte

  • Jebsheim : 68 Grand'Rue

Historique

  • JEBSHEIM

Le plus ancien document qui parle de Jebsheim est daté de 891. Il est signé d'Arnoul, roi de Bavière et futur empereur, arrière-arrière petit-fils de Charlemagne, qui offre à l'évêque de Spire (Speyer) une église sise à Yebinesheim. Celle-ci est certainement l'église Saint-Martin qui subsiste aujourd'hui.

Jakob Kleinlawell, curé du lieu, qui s'était rallié dès 1521 à la Réforme, fut le premier pasteur. Les documents subsistants ne font état d'aucun retour au culte antérieur, malgré les difficultés auxquelles Kleinlawell eut à faire face. Une de ses lettres, datée de 1527, rapporte comment des prêtres subirent le supplice lors de la répression du mouvement réformateur par le pouvoir habsbourgeois d'Ensisheim. Il cite le témoignage d'un bourgeois d'Ensisheim qui assista à l'exécution de plusieurs prêtres, dont celui de Hirsingue : « ... 11 n'en a pas vu d'autre subir le supplice avec pareille joie que celui-ci. Quand il fut conduit à l'arbre (ndt : un vrai arbre ou la potence appelée ainsi ?), il trouva de si belles paroles, que personne ne put retenir les larmes. Quand il regarda l'arbre où on allait le pendre, il tomba à genoux et dit: Je te salue, très saint bois; le corps de notre très cher Seigneur Jésus-Christ t'a sanctifié, lui qui a souffert la mort sur toi. 0 bois, qui illumines le monde, ne me laisse pas m'égarer comme la brebis qui n'a pas de berger. Je me réjouis de toi (Jésus), parce que je viens chez toi ; réjouis-toi donc de moi, accueille ton disciple et prends-moi de ce monde ... ».

En 1575, un pasteur de Jebsheim, Johannes Cellarius, présida le premier culte protestant officiel à Colmar. L'église Saint-Martin était une église romane du 12e siècle, sauf le chœur qui est gothique. En 1779, menaçant ruine, la nef fut reconstruite, mais la belle façade occidentale romane fut refaite presque à l'identique. Très endommagée de nouveau au cours de la Deuxième Guerre mondiale, elle fut reconstruite de 1954 à 1957, pendant le ministère du pasteur Werner Brum, qui suivit de près les travaux conduits par l'architecte Charles-Gustave Stoskopf et par l'architecte-historien et archéologue Robert Will. Dans son état actuel, on distingue les éléments suivants:

- des vestiges carolingiens, retrouvés dans la maçonnerie du clocher: réemploi de matériaux d'une construction antérieure,

- la base du clocher et des locaux situés au Nord et au Sud du clocher (sacristie et ancien confessionnal) remontant en gros au 12e siècle; mais la croisée d'ogives dans la tour, y compris un beau chapiteau historié à l'angle Nord-est, doit remonter au 13e siècle,

- la base de la façade Ouest, romane également, doit sa forme actuelle à la reconstruction en 1779 (sauf le portail qui date de 1956),

- le chœur, de la fin du 14' siècle; à sa base, on a retrouvé les restes d'une ancienne abside romane,

- le crépi de la base du clocher et de la chapelle située à sa droite, portant des inscriptions qui remontent au 17' siècle. Ce sont des versets bibliques qui indiquent que la chapelle Sud était utilisée comme confessionnal, dans le cadre du culte luthérien,

- la nef actuelle qui a remplacé, lors de la restauration-reconstruction de 1779, la triple nef romane encombrée de piliers, qui remontait au 12' ou au 13' siècle. Il a existé à Jebsheim au moins une autre église, Saint-Ulric, située à l'emplacement de la place des Tilleuls, au Sud du village, à la rencontre de la route de Marckolsheim et de celle de Riquewihr. Celle-ci fut démolie en 1813.


Bibliographie

Protestants d'Alsace et de Moselle : lieux de mémoire et de vie / sous la dir. d'Antoine Pfeiffer.- Ingersheim : Saep ; Strasbourg : Oberlin, 2006

Site Internet

Administration