La Petite Pierre, paroisse luthérienne

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Paroisse luthérienne de La Petite Pierre
France France
  • Dénomination : Luthérienne
  • Membre de : Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (EPCAAL)
  • Inspection de : La Petite Pierre
  • Consistoire de : La Petite Pierre
Lieu de culte
  • Ville : La Petite Pierre
  • Adresse : 1 place du Château
  • Coordonnées géographiques : 48°51'36" N, 7°19'13" E
Contacts
  • Pasteur(s) : Christian BAUER
  • Téléphone : 03.88.70.45.23
  • Mail(s) : ...
  • Site Internet : ...



Présentation

Paroisse luthérienne de La Petite Pierre, 16 rue Principale 67290 La Petite Pierre

La paroisse luthérienne de La Petite Pierre est membre de

  • l'EPCAAL (Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine)
  • elle-même membre de l'UEPAL (Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine).


Lieux de culte

  • La Petite Pierre : 1 Place du Château
  • Erckartswiller : rue de l'Eglise

Historique

La Réforme fit son entrée à La Petite Pierre par le comte palatin Frédéric Il en 1554. Avec l'ensemble du comté, la ville échut en 1566 aux comtes de Veldenz, dont Georges-Jean l, dit Jerrihans, est resté dans la mémoire populaire.

Devenue française en 1680, un genre de simultaneum* fut décrété dans l'église de la petite ville: le sanctuaire fut divisé par une séparation de planches. Malgré la création d'une «paroisse royale» à la fin du 17' siècle et la construction de l'église Saint-Louis (actuel Musée alsacien du sceau), ce simultaneum subsiste jusqu'à nos jours. Comme d'autres paroisses du comté, celle de La Petite-Pierre fut fortement marquée par le mouvement piétiste (Zinzendorf*) dans les années 1740-60. Le réveil* luthérien orthodoxe du 19' siècle était présent à La Petite-Pierre particulièrement en la personne du pasteur Adolf Reinhard (1864-1873).

La nef et la tour Ouest de l'église furent construites en 1885 en réutilisant partiellement des matériaux de l'ancienne église. Le chœur de 1417 subsiste cependant. Sur les intrados de ses voûtes sont conservées des peintures à la détrempe du début du 15' siècle. Au milieu du 16' siècle, au moment de la Réfonme, elles furent redécouvertes. Entre 1967 et 1969, les Monuments historiques ont entrepris leur sauvetage et leur restauration. Un guide qui décrit cette œuvre anonyme illustrant l'histoire du salut est à la disposition sur place pour le visiteur. Les pierres tombales (mutilées) de Jerrihans et de son épouse sont conservées dans la nef.

  • ERCKARTSWILLER

Ce sont les comtes de Leiningen-Westerburg (Oberbronn), à qui les lichtenberg avaient alloué Erckartswiller, qui introduisirent la Réforme autour de 155660. La petite église, coiffée de son charmant clocheton se dresse sur un monticule où l'on reconnaît un mur en moellons qui pourrait être du Moyen Âge (enceinte de l'ancien cimetière ?). Pour le chœur gothique, les ateliers Bischoff ont réalisé en 1968 un vitrail qui représente le Christ ressuscité en gloire bénissant 8 disciples. Dans le chœur subsiste l'ancienne niche du tabemacle. Ce chœur s'ouvre par une belle voûte en grès sur la nef charpentée plus récente. La poutre principale de la tribune est datée de 1667. Au cimetière, une pierre tombale de style Empire indique la tombe de Philippe Kern (agriculteur), père de Georges Kern, directeur de l'École Normale du Haut-Rhin et organiste à Saint-Matthieu de Colmar.

  • Le comte palatin Georges-Jean I de Veldenz et de La Petite Pierre (1543-1592)

était enthousiasmé par les mouvements religieux, scientifique et artistique de son époque. Très jeune, ii fut promu docteur de l'Université de Heidelberg. Son mariage avec Anna Maria, fille du roi de Suède Gustave Wasa fut célébré le 26 octobre 1563 à Stockholm. Malgré une santé précaire, ii déploya une grande activité pour le développement tant économique que culturel et religieux de son comté. Mais ses intérêts ne se limitaient pas à celui-ci. Dans diverses audiences auprès de l'empereur, il présenta des projets pour la réorganisation des institutions (entre autres une flotte nationale stationnée dans la Mer du Nord et dans la Baltique, la construction de routes et de canaux). Pour renforcer la frontière de l'Empire, il créa le bastion de Phalsbourg. Mais ii ne fut pas soutenu. Obligé de vendre Phalsbourg au duc de Lorraine, il put cependant acquérir avec cet argent Petersbach et tout le Ban de la Roche, où il développa l'extraction des minerais de fer à Grandfontaine/Minières. Protestant luthérien, il était animé de vues tolérantes. Il accueillit des réfugiés réformés sur son territoire. Recevant le sacrement avant de mourir, il déclara: «wenn das nun Zeichen und Bedeutung wäre, und Christus nicht für alle Welt gestorben wäre, so müsste ein armer Sünder verzagen» (si ce sacrement n'est qu'un symbole et que le Christ n'est pas mort pour toute l'humanité, un pauvre pécheur devrait désespérer).

Source : Protestants d'Alsace et de Moselle. Lieux de mémoire et de vie. Ed Oberlin/saep


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