Lichtenberg, paroisse luthérienne

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Paroisse luthérienne de Lichtenberg (Reipertswiller)
France France
  • Dénomination : Luthérienne
  • Membre de : Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (EPCAAL)
  • Inspection de : Bouxwiller
  • Consistoire de : Ingwiller
Lieu de culte
  • Ville : Lichtenberg
  • Adresse : 25 rue du Milieu
  • Coordonnées géographiques : 48°55'16" N, 7°28'58" E
Contacts
  • Pasteur(s) : Marc HOFF
  • Téléphone : 03.88.89.96.07
  • Mail(s) : marc.hoff@wanadoo.fr
  • Site Internet : ...



Présentation

Paroisse luthérienne de Lichtenberg, 25 rue du Milieu, 67340 Lichtenberg

La paroisse luthérienne de Lichtenberg est membre de

  • l'EPCAAL (Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine)
  • elle-même membre de l'UEPAL (Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine).


Lieux de culte

  • Lichtenberg
  • Reipertswiller

Historique

L'église protestante date de 1853. De 1678 à 1865, Lichtenberg a cessé d'être une paroisse autonome. Pendant la guerre de Hollande, Louvois donna ordre au maréchal Créqui de prendre le château de Lichtenberg. Pendant le siège, le village fut entièrement détruit en octobre 1678. Par la suite, le château fut rapidement reconstruit. Lichtenberg ne retrouva son poste pastoral qu'en 1865. Le château, qui bénéficie de vastes travaux, en fait un important centre touristique. La chapelle du château conserve la pierre tombale de Philippe IV de 1590. Peu à peu s'effrite l'inscription qui rappelle l'engagement du comte pour la Réforme: « Der Kirch er sich treu annom ward ihr Pieger und ihr Patron. ln seinem Land in Religion richt' er di Colnische Ordnung an. Zur Zeit des Interims grosser List von derselben nicht abwichen ist. » « Il eut à coeur les choses de l'Église dont il s'occupa fidèlement. Il introduisit dans son pays la discipline ecclésiastique de Cologne. À l'époque tourmentée de l'interim*, il eut le courage de maintenir cette discipline. » Il est étonnant que cette inscription en ce lieu hautement symbolique pour l'ancien régime n'ait pas été martelée pendant la Terreur (1793-1795). L'inscription «temple de la raison» sur le mur extérieur, côté Sud de la chapelle castrale, reste cependant lisible et témoigne de cette période où, par tous les moyens, on cherchait à mettre fin au christianisme, même si la représentation nationale n'avait jamais officiellement proscrit la liberté des cultes. Peut-être était-ce vraiment la raison qui a mis un frein au fanatisme quand la «Société populaire» tenait ses réunions ici? L'épitaphe pour Philippe IV reste un témoin précieux.

  • REIPERTSWillER

L'église Saint-Jacques, simultanée, est un joyau: tour romane du 13e siècle et chœur du gothique tardif (1470) avec une splendide voûte en étoilée. C'est dans cette église que le légendaire Jacques-le-Barbu, dernier rejeton masculin des seigneurs de Lichtenberg, trouva le repos en 1480. Quand elle fut dotée de nouveaux vitraux autour de 1980, le pasteur Peter Schmutz, avec humour et une profondeur certaine, y fit rappeler l'histoire et la personnalité de Jacques-IeBarbu. Toutes les représentations des vitraux sont centrées sur celles du milieu du chœur dont le thème est la noce de Cana. Le pasteur a demandé au verrier G. Werlé de s'inspirer de deux sculptures célèbres de Nicolas Gerhaert van Leyden dont l'opinion populaire prétend que l'une représente Jacques-le-Barbu et l'autre Barbel d'Ottenheim, sa maîtresse. Ces deux sculptures de 1464 décoraient le portail de la Chancellerie de Strasbourg, place Gutenberg (la tête du vieillard a pu être acquise en 1915 par l'Œuvre Notre-Dame de Strasbourg, celle de la jeune femme se trouve au musée Liebighaus à Francfort sur le Main). L'histoire de Jacques et de Barbel est une tragédie. Laissé sans enfant à la mort de sa femme en 1450, Jacques prit la belle Barbel pour maîtresse. Femme énergique et courageuse, elle suscita dans la famille des Lichtenberg, mais aussi dans la population, jalousie et rumeurs (révolte des femmes de Bouxwiller). Jacques dut s'en séparer. Barbel, accusée injustement de sorcellerie, se suicida dans la prison de Haguenau. Elle est devenue un personnage de légende. Aujourd'hui, le visiteur attentif reconnaîtra peut-être dans les fiancés des noces de Cana les traits de Jacques-IeBarbu et de Barbel de Ottenheim.

La très belle sonnerie des cloches (Fonderie Schilling de Heidelberg, 1970) convient parfaitement à cette église et à son site.


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