Marie

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Marie

Marie, une femme hors du commun ? Au contraire ! Sa simplicité la rend proche de nous et la place au rang d'exemple pour signifier à chacun et chacune d'entre nous que notre vocation est de vivre dans la communion avec Dieu.

Petite fille de Nazareth, un village au Nord de la Palestine, elle n'a pas eu de chance, Marie. Elle n'a jamais fait ce qu'elle a voulu. Fiancée, elle a été fille mère : mère célibataire, soupçonnée par Joseph, celui qui l'aimait et qu'elle aimait (Matthieu 1/19). Pourtant, c’est justement elle que Dieu choisit. Intruse dans la généalogie des 40 hommes de la lignée de Jésus, elle prend de l’importance dans la lignée sainte. Elue par Dieu, elle répond : me voici, Seigneur (Luc 1/38). Marie, une femme toute proche de nous, dont la confiance en Dieu est totale.

Mère, elle a dû accoucher loin de chez elle, dans un pays inconnu, dans la pauvreté, parce que toutes les portes se sont fermées. Puis il a fallu partir. Quelques années d'interdiction de séjour.

A leur retour à Nazareth, quelques bonnes années, les soucis et les joies de tout le monde.

Marie veille sur Jésus pour que son intelligence se développe et qu'il apprenne à grandir au milieu des autres. Elle s'inquiète quand, à douze ans, lors d'un pèlerinage à Jérusalem, son enfant se perd dans la ville et oublie de rentrer (Luc 2/41s). Elle est triste quand il quitte la maison, s'éloignant d'elle pour s'en aller à travers les villages de Palestine annoncer que le temps de l'amour de Dieu est venu. Dans la société de l’époque, une mère délaissée par son fils était inadmissible. Et pourtant, Marie fait face. Elle comprend que seuls ceux qui font la volonté du Seigneur sont dignes de faire partie de sa famille (Matthieu 12/46).

Fidèle, elle le reste jusqu’au bout. Lorsqu’elle voit son fils partir faire sa vie, se détacher d'elle, elle accepte. Ceci non sans douleur. Au pied de la croix et regarde son fils, pendu et meurtri. Elle ne comprendra le projet de Dieu qu’au tombeau vide : celui qu’elle a porté, accompagné, donné, a réalisé les promesses de Dieu.

Ainsi, Marie apparaît comme la figure du véritable disciple, comme notre soeur dans la foi. N'a-t-elle pas incité Jésus à faire son premier miracle à Cana (Jean 2) ? C’est elle qui est confiée au disciple bien-aimé (Jean 19 / 25), qui sera dépositaire du quatrième évangile. C’est elle encore qui est présente lors de la naissance de l’Eglise à Pentecôte (Actes 1 / 14)… Elle a bénéficié du " oui " de Dieu, et a su y répondre dans la fidélité envers et contre tout.

Loin d’être une divinité féminine tutélaire à côté d’un Dieu viril redoutable, encore moins l’image d’un éternel féminin au sens sexuel du terme, Marie est servante et témoin, visage de la créature accueillant humblement la grâce divine et s’ouvrant à celui qui la transfigure. Qui d’autre mieux qu’elle peut parler à notre reconnaissance et à notre fidélité ?

Edith Wild