Narbonne, église réformée

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Église réformée de Narbonne
France France
Lieu de culte
Contacts



Présentation

Église réformée de Narbonne, 29 rue des Fossés, 11100 Narbonne

L'église réformée de Narbonne est membre de

Elle appartient au Consistoire de l'Aude et des Pyrénées Orientales

Lieux de culte

  • Narbonne : 29 rue des Fossés


Historique

Les (longues) démarches pour obtenir un lieu de culte

La construction du temple de Narbonne est le dernier événement important dans l'histoire de la communauté protestante au XIX ème siècle.

Cette construction, ou plus exactement les démarches administratives pour la réaliser, ont occupé le Conseil Presbytéral pendant 23 ans. La municipalité de Narbonne n'était pas décidée à attribuer un terrain pour une construction de ce type. Et, les protestants narbonnais ont dû longtemps se contenter pour se réunir, d'occuper une salle privée, puis une salle prêtée par la municipalité. Le plus souvent la salle des mariages, quelquefois celle des Synodes, quelquefois encore la salle des Comices Agricoles.

Le 15 juillet 1897, le pasteur Guiraud présentait au Conseil Presbytéral un long rapport qui nous est parvenu, où, non sans humour, il résume ainsi la situation : « L'hiver - quand n'y siège aucune commission, aucune société, quand la mauvaise humeur du concierge n'oblige pas le pasteur à relancer monsieur le Maire ou l'un des messieurs les adjoints, pour en obtenir un ordre écrit (la chose m'est arrivée) - on a la salle des mariages. Alors, à la hâte, notre concierge charrie bancs et chaises supplémentaires; et à l'heure dite, il voltige bien encore quelque poussière, mais la salle est confortable. Trop petite pourtant, et il arrive que les derniers venus doivent s'en retourner : la place manque.

Puis surviennent un électricien pour changer le charbon des lampes, un déposant de la caisse d'épargne ou un électeur désirant de se faire inscrire - qui arrivés devant la porte, l'ouvrent et restent bouche-bée, se demandant quel est cet étrange avocat qui plaide ainsi devant un jury où siègent tant de dames. Entre temps, le brouhaha du marché qui bat son plein sous les fenêtres, le roulement des tramways et voitures, le clairon du crieur public, montent comme un charivari, et couvrent la voix de l'orateur.

Si la salle des mariages est prise ? Alors on se transporte dans celle des Synodes, en ayant soin de poster des factionnaires, qui ne réussissent pas toujours à éviter aux arrivants, l'inutile ascension des étages. Ici, ce sont les gamins qui crient ou sonnent du cor, les carreaux cassés dans la cour attenante, la bise qui souffle, ce sont les clients de la bourse du travail, ou les touristes désireux de visiter le Musée qui se trompent d'adresse... C'est surtout la pénurie des sièges; et parfois huit ou dix personnes seulement peuvent s'asseoir... Faut-il rappeler que lors des dernières élections presbytérales on dut se transporter dans la salle du Comice Agricole; et qu'à plusieurs occasions il a fallu s'en retourner sans célébrer le culte ?... Un pareil état de choses ne saurait se prolonger indéfiniment; il n'est digne ni de la ville de Narbonne ni de ses 500 protestants. »

La construction du temple

En novembre 1898, le Conseil Presbytéral accepte, si un terrain municipal lui est accordé, que le bâtiment qu'il édifiera à ses frais sur un terrain appartenant à la Ville, fera partie du domaine communal.

Le terrain, primitivement attribué était boulevard du Collège. Il sera ensuite repris par la ville, et le terrain actuel, boulevard Condorcet, sera définitivement choisi. L'architecte narbonnais fut monsieur Henri Gay; la dépense fut couverte pour un montant de 11 000 francs par une souscription des paroissiens et par une subvention de 9 000 francs accordée par le Ministère des Cultes.

Le 20 mai 1903, le Maire Docteur Ferroul remettait les clefs au pasteur Guiraud et le 12 juillet 1903 le temple était officiellement inauguré.

En 1904 le Conseil Presbytéral ouvre un crédit de 1 000 francs pour l'achat du mobilier, et fait en même temps une demande de subvention à l'Etat.

Après le vote de la loi de Séparation de l'Eglise et de l'Etat, une association cultuelle est aussitôt constituée, conformément à la loi, et après parution au Journal Officiel du 11 avril 1906, elle hérite de tous les modestes biens du Conseil Presbytéral, après inventaire dressé par l'inspecteur de l'enregistrement (une table de communion, une chaire à prêcher, des bancs pour les fidèles).

Les protestants de Narbonne étaient donc légalement installés dans leurs murs, ils étaient environ cinq cents, disséminés dans l'arrondissement de Narbonne. La construction d'un temple à Narbonne couronnait une histoire complexe et récompensait, enfin 365 ans d'acharnement à faire reconnaître leur existence. Cette construction fut en fait plus facile qu'à Carcassonne, ce qui reste paradoxal vu le passé catholique de la cité narbonnaise ; mais les demandes de la communauté Réformée furent sans doute facilitées par deux faits:

  • La personnalité du pasteur Guiraud, son acharnement à obtenir ce qu'il trouvait juste : une place reconnue dans la cité. Peut-être faut-il tenir compte des liens qui ont pu exister entre lui et le Docteur Ferroul, dont nous ne savons rien, sinon qu'ils devaient y en avoir, entre deux hommes, tous deux membres de la Franc-maçonnerie.
  • L'autre fait, qui a pu jouer aussi, c'est l'attachement à la laïcité, voire l'anticléricalisme du Docteur Ferroul et de son équipe, peut-être pas fâché sans l'avouer, de poser, à côté de la très forte Eglise Catholique Narbonnaise, l'existence d'une autre communauté religieuse, au XIXème siècle beaucoup plus proche de l'idéal républicain.

Architecture

A compléter

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

Notes et références


Administration

A compléter