Niederroedern, paroisse luthérienne

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Paroisse luthérienne de Niederroedern
France France
  • Dénomination : Luthérienne
  • Membre de : Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (EPCAAL)
  • Inspection de : Wissembourg
  • Consistoire de : Hatten
Lieu de culte
Contacts
  • Pasteur(s) : Annette STAUB-RUBY
  • Téléphone : 03.88.86.51.98
  • Mail(s) : Annette STAUB-RUBY
  • Site Internet : ...



Présentation

Paroisse luthérienne de Niederroedern, 23 rue de la Haute Vienne 67470 Niederroedern

La paroisse luthérienne Niederroedern est membre de

  • l'EPCAAL (Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine)
  • elle-même membre de l'UEPAL (Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine).


Lieux de culte

  • Niederroedern : Eglise simultanée
  • Wintzenbach : rue du Château de Bagnac
  • Croettwiller : rue Principale


Historique

  • NIEDERROEDERN

Ce village est né d'une île sur le Seltzbach, à la pointe Nord-est de la forêt de Haguenau. Le Seltzbach fait frontière entre le francique au Nord et l'alémanique au Sud. Le nom de Roedern, signalé en 1084 comme Rotheren, en alsacien Reddere, vient de roden = défricher, Niederroedern étant une défriche basse, près de l'eau, Ober-roedern, à 6 km, étant situé plus haut. Toute la région est remplie de ces noms : Rittershoffen, Rott ...

L'histoire est intéressante et mouvementée. L'installation humaine est ancienne et remonte à 1500 av. J.C. Un remarquable champ de tumulus des 7'-6' siècles s'étend dans la forêt entre Niederroedern et Seltz, le plus important d'Europe, supposant une population importante. À Seltz (du latin Saletio, ville du sel), en 993, sainte Adélaïde, veuve de l'empereur Otton 1 ec le Grand, fonda un monastère, et probablement Niederroedern, appelé «Adelhaids eigen », propriété de Adelhaid. En 1129, première mention des Fleckenstein, qui construisent en 1255 le premier château. En 1525, les paysans de Niederroedern participent à la guerre des Paysans. Ils sont condamnés à 500 florins d'amende, à reconstruire le château et à ne pas porter d'arme.

En 1543, les Fleckenstein introduisent la Réforme, avec l'aide de Martin Schalling, ami de Bucer et auteur du célèbre cantique «Herzlich lieb hab ich dich, o Herr ». En 1633, pendant la guerre de Trente Ans, les Suédois brûlent le village. Arrive Louis XIV et la Contre-Réforme: le simultaneum* est imposé en 1685 ; dès 1684 Beinheim, Seltz, Wintzenbach, Oberlauterbach et Schleithal sont recatholicisés de force. À la mort de Jacques Henri de Fleckenstein, en 1720, ses biens passent aux RohanSoubise. Une forte cornmunauté juive a existé dans le village, ce qui explique qu'en 1878, on a réuni dans une même enceinte à trois portes semblables les trois cimetières protestant, catholique et juif. À voir, ainsi que le cimetière mennonite*, dans l'enclos du vieux château (dynamité en 1940 par les Français). L'église actuelle est de 1765, reconstruite comme simultanée, dont l'intérieur est un exemple intéressant d'aménagement ancien et récent : pendant la Révolution, le mobilier a été intégralement détruit par le pasteur passé à la Révolution !, sauf la nacelle de la chaire, utilisée pour le culte de la Raison. Cela explique que l'abat-voix, refait après la tourmente, est d'une exécution fort maladroite. Le chœur contient un maître-autel baroque, acheté en 1922 à Wettolsheim, et des vitraux du 19' siècle. La tribune ancienne, en fer à cheval, avec une forte avancée demi-circulaire au centre et un orgue Baumann de 1720, acheté en 1862 et restauré par Stiehr, forme, avec les deux escaliers d'accès et les bancs anciens, un bel ensemble. Sous la chaire est placée la belle pierre tombale de J. Reinherd Flach von Schwarzenberg, gendre du dernier Fleckenstein, qui s'était montré généreux pour la paroisse. L'autel des protestants a été enlevé en 1998 et placé au foyer (pièce intéressante et rare, à voir), et remplacé par un autel commun avec les catholiques. Particularité : une statue de la Vierge, placée par les catholiques, mais après discussion avec les protestants, suite à laquelle une Vierge avec enfant fut choisie, au lieu d'une Vierge seule, type Lourdes.

Le presbytère protestant de 1740, dans lequel a vécu Frédérique Brion, de sa naissance en 1752 à son départ en 1760 pour Sessenheim, a été démonté en 1908 et reconstruit par le paysan habitant en face, laissant la place à un presbytère nouveau. La synagogue n'existe plus, détruite par les canonnades des Américains en 1945.

  • CROETTWILLER

En alsacien «Crawere », appelé le village des Croates: féroces auxiliaires de Mansfeld en 1622 et des Impériaux en 1639, ils y établirent leur campement et pillèrent les villages des environs, avec l'aide de villageois déguisés en Croates ! Le lieu-dit s'appelle encore Crawattep/atz = camp des Croates. Une église de village simple, une mairieécole en bel appareil de brique, et un bout de route romaine sont à voir.

  • WINTZENBACH

Dans ce village, une petite église protestante, et une catholique située audessus d'un monument en grès rose probablement unique : une mère tient ses deux fils morts, l'un en uniforme de la Wehrmacht, l'autre en uniforme français (les deux fils du monument de Strasbourg sont nus).


Source : Protestants d'Alsace et de Moselle. Lieux de mémoire et de vie. Ed Oberlin/saep

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