Sarre-Union, paroisse luthérienne

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Paroisse luthérienne de Sarre-Union
France France
  • Dénomination : Luthérienne
  • Membre de : Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (EPCAAL)
  • Inspection de : La Petite Pierre
  • Consistoire de : Sarre-Union
Lieu de culte
  • Ville : Sarre-Union
  • Adresse : 26 rue des Eglises
  • Coordonnées géographiques : 48°56'11" N, 7°04'22" E
Contacts



Présentation

Paroisse luthérienne de Sarre-Union, 26 rue des Eglises 67260 Sarre-Union

La paroisse luthérienne de Sarre-Union est membre de

  • l'EPCAAL (Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine)
  • elle-même membre de l'UEPAL (Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine).


Lieux de culte

  • Sarre-Union
  • Rimsdorf
  • Sarrewerden
  • Zollingen

Historique

  • SARRE-UNION / LA VILLENEUVE

La Ville-Neuve ne datant que du 18" siècle, les racines du protestantisme à Sarre-Union se trouvent donc dans la vieille ville de Boquenom/Bockenheim. Mais c'est dans la Ville-Neuve que le protestantisme est visible. Vu le contexte politique différent de Bockenheim, surtout au 18' siècle, la présence du protestantisme ne pouvait pas s'y manifester aussi visiblement que dans la cité nouvelle. Elle est pourtant réelle. Les plus belles maisons anciennes de Bockenheim appartenaient à des commerçants et à des artisans protestants.

  • LA VILLE-NEUVE

Le premier culte protestant fut célébré le 21 février 1708 dans cette nouvelle ville fondée par le comte de Nassau comme chef-lieu du comté supérieur (Saarewerden). Le dimanche Rogate 1710, le pasteur Boer de Strasbourg inaugure l'église luthérienne. Celle-ci est un mélange de styles post-gothique et Louis XIV décodant, avec un chœur à 3 côtés. Le clocher contient trois cloches, dont une de 1741. Après différentes rénovations, les vitraux de la nef, côté Ouest, sont restés d'origine. L'autel, une mensa, est la table de communion de l'ancien temple réformé de la Ville-Neuve. Par contre, la chaire, luthérienne d'origine, se trouve actuellement dans l'église catholique de Sarre-Union. Le presbytère, non loin de l'église, jouxte l'ancien logement de l'instituteur. Ces deux maisons communiquaient jadis par une porte intérieure parce que le service de l'instituteur (et sacristain) était autrefois étroitement lié au ministère du pasteur. Au-dessus de la porte de la maison d'école se trouve l'inscription: «Quand le très vénérable Gustave Herrenschmidt, originaire d'Ulm, était le premier pasteur de cette localité (17101735), cette école fut érigée par des gens simples et pieux pour être un jardin de bonne éducation et moralité pour notre jeunesse et pour répandre la gloire de Dieu.

Jean 17 : Seigneur sanctifie-nous dans la vérité, ta parole est la vérité. 1717. Quand H.HS.RI.NIC Guth Censor, Diebold Becker, Samuel Lipp, Paulus Muller, Georg Wack, Dan. Muller (Bürgermeister) furent maires ». À découvrir : les beaux portails des solides maisons du 18' siècle avec leurs inscriptions et symboles.

Exemple: «Bete rein trau Gott allein arbeite fein, die Sorg lass Gott befohlen sein. Wer Gott herzlich vertrauen kann, der ist ein unverdorbner Mann. 1707.»

« Que ta prière soit pure. Mets ta confiance en Dieu seul et travaille bien. Confie à Dieu tes soucis; Celui qui se confie à Dieu de tout son coeur est un homme intègre.»

Le temple réformé était le lieu de culte de la paroisse réformée de SarreUnion jusqu'en 1935. Après l'assimilation des réformés par les luthériens, le bâtiment vide et endommagé par la guerre menaçait ruine. Aujourd'hui, inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques, le temple revit culturellement, grâce à l'Association pour la sauvegarde du Temple réformé de Sarre-Union. * L'édifice fut construit en 1750, mais le clocher prévu ne put être réalisé, faute de moyens. On pense qu'à cette époque une trentaine de familles réformées résidaient à la Ville-Neuve, la moitié d'origine suisse. Ce temple s'inscrit dans la tradition des Breitsaalkirchen (églises aménagées longitudinalement) de Friedrich Joachim Stengel, architecte du prince Guillaume Henri de NassauUsingen-Saarbrücken. Les panneaux de la tribune portent des versets bibliques qui, sans faire apparaître une construction théologique systématique, expriment cependant l'essentiel de la piété qui se pratiquait ici. Une exposition historique permanente informe ici particulièrement sur les églises Stengel en Alsace Bossue.

  • SARREWERDEN

Si les protestants sont aujourd'hui une minorité à Sarrewerden, cela est dû à son histoire ancienne. Johann-Ludwig de Nassau-Saarbrücken, époux de Catherine, fille de Jean III de Mors-Saorwerden gouveme le comté de Saarwerden à partir de 1513. Mais les fiefs de Bockenheim et de Saarwerden étaient aussi revendiqués par le duc Antoine de Lorraine, soutenu par l'évêque de Metz. Une lutte de 102 ans entre les deux partis en résultera. Sur cette lutte politique se greffe la dimension religieuse, quand Adolphe de Nassau-Saarbrücken, fils de Johann-Ludwig, introduit la Réforme en 1556. Saarwerden, comme Bockenheim, fut finalement octroyé à la Lorraine. Dès lors, la situation des protestants était précaire dans cette ancienne résidence seigneuriale qui s'appellera Alt-Saarwerden pour être distinguée de la cité nouvelle, la protestante Ville-Ne.uve ou Neu-Saarwerden. À la sortie du village qui garde des vestiges de son passé glorieux (église catholique avec loge seigneuriale, Hôtel de ville de 1575) l'église protestante se signale par son modernisme de la deuxième moitié du 20" siècle. Le grand auvent et les cloches visibles dans leur campanile veulent probablement signifier une communauté qui veut être accueillante et transparente.

  • ZOLLINGEN

L'église de Zollingen exprime modestement et sans fioritures superflues ce qui est le cœur de la foi : «Soli Deo Gloria!» C'est à la table sainte, une dalle en grès sur deux pieds, que la communauté est fortifiée pour le service. La louange est embellie par un petit orgue Spamann (Boulay).


  • Anecdote

La survie du protestantisme en Alsace Bossue pendant et après la guerre de Trente Ans est due certainement pour une grande part à la fidélité et au dévouement du pasteur Johann Jodocus (dit Jost) Holler (15961667) de Bockenheim. En 1629, il est nommé diacre dans la ville. Dans les troubles de la guerre, il trouve refuge à Strasbourg avec une partie des habitants de Bockenheim. Il revient en Alsace Bossue en 1644 avant la paix de Westphalie, et convainc un grand nombre de réfugiés à le suivre. Les souverains lorrains, pratiquant pourtant une politique antiprotestante, laissent cependant Holler en paix. Ils savent qu'il est considéré par les protestants comme un exemple. Si Holler part, les protestants partent. S'il reste, ils resteront aussi. Or, économiquement, la présence des protestants est indispensable à la région. Il est peut-être exagéré d'attribuer la survie du comté de Nassau-Saarwerden à Jost Holler. Mais il est certain que son influence n'a pas seulement été spirituelle. Pendant quelques années, Holler desservit les communautés protestantes d'une trentaine de villages en ruines dans le plus grand dénuement avec dévouement évangélique.


Source : Protestants d'Alsace et de Moselle. Lieux de mémoire et de vie. Ed Oberlin/saep

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