Sarreguemines, paroisse luthérienne

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Paroisse luthérienne de Sarreguemines
France France
  • Dénomination : Luthérienne
  • Membre de : Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (EPCAAL)
  • Inspection de : La Petite Pierre
  • Consistoire de : Sarreguemines
Lieu de culte
  • Ville : Sarreguemines
  • Adresse : 21 rue Georges V
  • Coordonnées géographiques : 49°06'52" N, 7°04'15" E
Contacts
  • Pasteur(s) : Samuel MAHLER

Samuel Mahler

  • Téléphone : 03.87.95.16.86

Pasteur Conrad MOHR Conrad Mohr

  • Mail(s) : ...
  • Site Internet : ...



E-mail de la paroisse cliquez ici

Présentation

Paroisse luthérienne de Sarreguemines, 21 rue George V 57200 Sarreguemines

La paroisse luthérienne de Sarreguemines est membre de

  • l'EPCAAL (Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine)
  • elle-même membre de l'UEPAL (Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine).

Lieux de culte

  • Sarreguemines

Historique

  • SARREGUEMINES

Non, en dépit du suffixe «mines» et de la proximité d'un bassin houiller, Sarreguemines (qui vient de Saargemünd, confluence de la Sarre et de la Blies), est une ville non charbonnière de 24 000 habitants, avec une communauté protestante de 2 000 personnes, dont la croissance est en rapport direct avec l'essor industriel de la ville au tournant du 19e siècle.

Un des patrons de la célèbre faïencerie est protestant. Il s'agit d'Alexandre de Geiger (1808-1891), baron, excellent ingénieur, figure typique du patronat protestant de l'époque. Grâce à lui, la communauté protestante, fondée à l'origine par des ouvriers et cadres venus de Grande-Bretagne ou d'AlIemagne, obtient en 1856 le statut officiel de paroisse, et ceci contre l'opposition de la majorité catholique de la population. On appréciera les réalisations industrielles d'Alexandre de Geiger et des autres membres de la famille - les Utzschneider -, en visitant les beaux musées de la ville, celui des faïences et celui des techniques faïencières.

Pour apprécier le côté paternaliste moins reluisant de sa personne, écoutons ce que Alexandre de Geiger déclarait aux ouvriers de sa fabrique : «Toute la vie du fabricant est consacrée comme la vôtre au travail. Seulement ce travail diffère du vôtre: à lui la création, la composition, le perfectionnement pour mieux produire, à vous l'exécution : pour assurer le succès commun, le fabricant se livre incessamment aux fatigues intellectuelles de tout genre, qui usent sa vie plus vite que vos travaux la vôtre, et si la réussite couronne ses efforts, il donne à son industrie un esprit de suite qu'il transmet avec son nom à ses enfants et protège aussi non seulement votre existence actuelle, mais aussi l'avenir de vos familles. Nous ne formons donc qu'une seule famille, dont les membres se doivent réciproquement assistance. De l'ordre dans vos ménages, du travail, le sentiment constant du devoir et de la ponctualité dans l'accomplissement de votre besogne, une éducation religieuse et morale, et surtout de bons exemples à vos enfants, voilà les conseils de votre meilleur ami, qui est toujours venu à votre secours et qui ne vous abandonnera jamais et transmettra ses sentiments à son fils assis au milieu de vous ».

Contre cette instrumentalisation se dresse une exceptionnelle figure de pasteur: Charles Schmidt, responsable de la paroisse de 1864 à 1885, fervent défenseur de l'originalité spirituelle de l'église, chevalier de la légion d'honneur pour son action d'aumônier à Coblence et à Mayence auprès des prisonniers de la guerre de 1870/71. Longtemps, le pasteur lutte contre la mainmise grossière du puissant notable sur la vie de la paroisse, mais, encouragé par les hauts fonctionnaires prussiens récemment arrivés dans la paroisse, notre baron réussit à dégommer le pasteur, contre l'avis du conseil presbytéral et au nez et à la barbe d'une direction d'Église pusillanime. En 1885, Charles Schmidt est muté d'office à Zittersheim; il Y meurt en 1892 avec un bilan de vie certes inachevé, mais ô combien honorable.'

En 1898, Sarreguemines, devenue importante ville de garnison, est dotée d'une nouvelle église, square Wilson. La petite église des pionniers, construite sous l'impulsion de l'Irlandaise Elfriede Stopford et des immigrés anglais, bavarois et autres, est vendue. C'est Guillaume Il qui donne le ton et... les fonds, une grande partie du moins. Pour lui, les sources de l'Empire sont dans un mythique Moyen Âge ; lui-même se prend pour le héraut de la cause protestante. On construit donc en style romano-gothique, massif et solide, «ein feste Burg» avec clocher de 45 m de haut, tourelles, rosace éclatante, arêtes et voûtes jaillissant comme des jets d'eau. Et tout ceci en un an et demi, un record. Devant le jeu de couleurs des vitraux, la vigueur des lignes architecturales, l'harmonie des volumes, on oublie les raisons troubles du projet initial.

L'autel est surmonté d'un retable représentant Jésus marchant sur les eaux et tendant la main à Pierre, prêt à sombrer. L'ensemble se trouvait auparavant à St. Paul/Strasbourg, qui l'a vendu à la paroisse de Sarreguemines, où cette œuvre somme toute assez académique, a trouvé un cadre approprié. Une vitrine abrite une monumentale Bible de famille, imprimée à Tübingen en 1729 chez Cotta. Elle rappelle des sources de la Réforme.

La maison des sœurs, 21 rue George V, maintenant foyer protestant Henri Bacher, rappelle d'abord le souvenir bienfaisant d'une succession de sœurs diaconesses du Neuenberg. Le souvenir de la «Schwester Sophie» est toujours vivant chez les anciens paroissiens.


  • Personnalités

Le foyer protestant perpétue aussi le souvenir d'un artiste sarregueminois issu de la paroisse, Henri Bacher (1890-1934), peintre, imagier, graveur, illustrateur, spécialiste du noir et blanc, d'une grande fidélité archéologique, très proche de la piété populaire protestante ou catholique. L'artiste fait habiter Jésus, Marie et les apôtres dans les ruelles et les paysages de Lorraine et d'Alsace, comme si c'était une autre Palestine. Dans ses demières années, Bacher s'est spécialisé dans l'art des ex-libris, petites feuilles collées sur la première page d'un livre, où il fait revivre non seulement le caractère du propriétaire de l'ouvrage, mais fixe aussi par quelques traits un détail de son lieu d'habitation.

Une autre personnalité protestante a eu beaucoup de liens avec Sarreguemines et la Lorraine. Il s'agit de Louis Gustave Binger (1856-1934), explorateur de l'Afrique, géographe, linguiste, bâtisseur, qui a donné son nom à Bingerville, première capitale de la Côte d'Ivoire. La mémoire des peuples africains reconnaît en Binger un adversaire courageux de l'esclavagisme et des exploitations coloniales.

Une rue de Sarreguemines porte le nom de Jérôme-Hieronymus Bock, pasteur, médecin et botaniste de la région, qui a publié à Strasbourg au 16" siècle un recueil de botanique (Kreuterbuch) qui a connu au moins 8 éditions. Une visite de la petite ville toute proche de Hambach en Palatinat fera davantage connaître ce personnage.

Actualité

Les 110 ans de la paroisse protestante de Sareguemines ca se fête: en musique avec les organistes de la paroisse, la chorale paroissiale, des solistes Jeudi le 20 novembre 2008 avec une exposition réalisée par l'archiviste de la paroisse Mr F. MAGER !!!

Bibliographie

Protestants d'Alsace et de Moselle : lieux de mémoire et de vie / sous la dir. d'Antoine Pfeiffer.- Ingersheim : Saep ; Strasbourg : Oberlin, 2006

Une paroisse de confluence Le livre du Centenaire 1898-1998. Histoire de la paroisse protestante de Sarreguemines. Fred MAGER Drulingen: Imprimerie Scheuer, 1998.

Site Internet

... e mail : eglise.protestante@orange.fr.

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