Sessenheim, paroisse luthérienne

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Paroisse luthérienne de Sessenheim
France France
  • Dénomination : Luthérienne
  • Membre de : Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (EPCAAL)
  • Inspection de : Wissembourg
  • Consistoire de : Hatten
Lieu de culte
  • Ville : Sessenheim
  • Adresse : 8 rue Albert Fuchs
  • Coordonnées géographiques : 48°48'03" N, 7°58'54" E
Contacts
  • Pasteur(s) : Gilbert Greiner
  • Téléphone : 03.88.86.97.25
  • Mail(s) : ...
  • Site Internet : ...



Présentation

Paroisse luthérienne de Sessenheim, 8 rue Albert Fuchs 67770 Sessenheim

La paroisse luthérienne Sessenheim est membre de

  • l'EPCAAL (Eglise Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine)
  • elle-même membre de l'UEPAL (Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine).


Lieux de culte

  • Sessenheim, place de la Mairie
  • Dalhunden, rue de Nieul


Historique

  • SESSENHEIM

Le nom est ancien et provient du germanique «Saas », le couteau, le glaive (voir Saasenheim et Saessolsheim), Stissem, en alsacien : lieu du couteau, champ de bataille, allusion à un combat aujourd'hui oublié. Le lieu remonte peut-être au 7' siècle av. J.C., car on y trouve un tumulus de cette époque. Sessenheim et ses deux annexes ont appartenu aux barons de Fleckenstein, qui y ont introduit la Réforme en 1543. Un lettré originaire de Sessenheim, Matthias Schitz (archer), a été «le précepteur du jeune prince de Fleckenstein ». Sa pierre tombale, ornée d'une flèche en arme parlante, est incluse dans le mur de la façade Est de l'église. Comme partout, la guerre de Trente Ans fut une catastrophe. Les habitants et le pasteur étaient réfugiés sur l'île de Dalhunden ; le presbytère, pillé et deux fois incendié, dut être reconstruit, assez mal semble-t-il, puisque 120 ans plus tard, en 1770, Goethe signale qu'il est bon à être démoli. En 1687, Louis XIV impose le simultaneum* et crée une paroisse catholique royale et privilégiée. Le nombre des catholiques augmente rapidement et atteint bientôt le tiers des habitants. En 1720, à la mort du dernier des Fleckenstein, les terres passent aux Rohan-Soubise, lesquels respecteront scrupuleusement les droits des protestants.

En 1707, Vauban aménage des cours plus anciens en un canal qui va de la Robertsau à Fort-Louis et Seltz, dont le passage au pied de l'église est rappelé par une ancre sur la tour.

L'église protestante est un remarquable bâtiment, reconstruit en 1912 en style néo-baroque par l'architecte Joseph Müller, du cabinet Kuder-Müller de Strasbourg, auquel on doit le Palais des Fêtes de Strasbourg, le Musée historique de Haguenau et l'église catholique de Kirrwiller. Installée sur la motte d'une forteresse de forme ovale, dont on voit encore les contours dans le mur d'enceinte de l'ancien cimetière, elle a repris la tour carrée passant à l'octogone du 12'-13' siècle. Cette tour contient quatre fenêtres aux arcs outrepassés et quatre trompes de style hispano-arabe. Elle est couverte d'un impressionnant bulbe baroque, rétabli en 1911.

Le chœur remonte au 14' siècle. Il possède un chevet plat et une clé de voûte représentant l'agneau pascal. Dans le chœur : l'autel du simultaneum*, de 1805 en style empire, muni d'une poignée et orné d'un agneau couché sur le livre aux sept sceaux (Apoc. 5), et les modèles en plâtre de deux statues, Martin Luther* et Martin Bucer, exécutés par Alfred Marzolff (1867-1936), l'auteur de la statue de la Marseillaise, place Broglie, et des «Quatre travailleurs» de l'actuel pont Kennedy à Strasbourg. Ces deux statues, destinées à la façade, n'ont jamais été réalisées. Léglise abrite une chaire et un banc pastoral du 18' siècle. Elle a cessé d'être simultanée en 1912.

En 1911, on arracha la nef des 14'16' siècles pour agrandir les lieux. La nef actuelle comprend une vaste halle de style néo-renaissance, deux tribunes sur piliers de grès et présentant une belle rambarde décorée d'une suite de peintures bibliques, réalisées à la gouache sur marouflage (papier collé sur de la toile) par une équipe de trois peintres de Munich, dirigés par un nommé Reinhardt. Elle va de la création jusqu'aux disciples d'Emmaüs. Un bel orgue Walcker. de Ludwigsburg, de 1912, néo-baroque, de très beaux bancs à portillons néo-renaissance, réalisés par Gillig, un menuisier local, tenancier du restaurant du Bœuf et créateur du Musée Goethe dans ce demier. À gauche, quatre vitraux provenant de Bad-Kreuznach, de 1911, et donnant la trilogie luthérienne : le Père et I~ncien Testament, avec Moïse et la Loi, le Fils, avec le Christ et la grâce, le Saint-Esprit, avec la Réforme, Luther et Charles-Quint à la Diète de Worms en 1521. Ils sont précédés d'un très beau médaillon aux couleurs de Luther: bleu, rouge et blanc, représentant le Christ en croix, source du salut, avec l'inscription «Es ist vollbracht».

L'église possède également quatorze vitraux de Werlé, dont le plus beau est dans le chœur à l'Ouest, et représente le retour du Christ pour le jugement dernier. À l'Est, vers le soleil levant, la porte d'entrée «messianique» porte des étoiles de David et une imposte avec une croix à douze rayons: c'est le rappel de la porte du temple de Jérusalem, ouvrant vers l'Est pour accueillir le Messie, soleil levant de justice. À l'extérieur les pierres tombales des époux SchweppenhOuser, prédécesseurs des Brion, dont la fille est devenue l'aïeule des Battenberg-Mountbatten, et donc du prince Charles d'Angleterre ! Et celles des époux Brion, parents de Frédérique.

  • STATTMATTEN

Ayant toujours été rattaché à Sessenheim, ce petit hameau n'a ni église, ni cimetière. Les protestants et les catholiques du village vont au culte et sont enterrés à Sessenheim.

  • DALHUNDEN

Annexe de Sessenheim, Dahlunden fut un important village de bateliers (voir Offendorf). Le lieu a deux églises, qui ont la particularité d'être très semblables, ayant été construites en même temps par le même architecte et le même entrepreneur en 1890. La région est intéressante pour l'étude des digues et des sablières du Rhin et de la Moder; le réseau routier permet d'atteindre facilement les différents points.


Personnalités

Goethe rencontre Frédérique Brion à Sessenheim. L'épisode le plus connu est la venue de Johann Wolfgang Goethe à Sessenheim en 1770, au cours d'un voyage Strasbourg-Sarrebruck et retour par Sessenheim, avec son ami Weiland, un cousin de Frédérique Brion. Goethe découvre la jeune fille, s'en éprend, compose pour elle le fameux «Sah ein Knab ein Roslein stehn », mais la quitte en 1771, ne voulant pas se lier, afin de pouvoir poursuivre ses ambitions. Frédérique, qui s'était établie en 1805 chez sa sœur Salomé, épouse du pasteur Marx à Meissenheim, au Sud de Kehl, y est décédée en 1813. Elle est enterrée au pied de la très belle église baroque, dans une tombe décorée d'une belle tête à son portrait (supposé 1865).

Autour du souvenir de Goethe, on trouve : 1. Le presbytère actuel, de 1835, mais dont la grange remonte au début du 18' et a reçu le nom de Goethescheune (grange de Goethe). 2. À côté du presbytère, le Mémorial Goethe, installé par le professeur d'allemand Albert Fuchs de l'université de Strasbourg, dans l'ancien corps de garde de style empire-égyptien de 1810. 3. À côté de l'église, l'auberge-musée Goethe au Bœuf, anciennement Gillig. Ce « papa GiIlig " restaurateur, menuisier et paysan, a créé ce musée privé Goethe, fort intéressant, qu'on peut visiter (fermé lundi et mord;). 4. Le tumulus, appelé Friederikenruhe, rue Goethe, vers Stattmatten, porte une gloriette rappelant Goethe et Frédérique. À côté du tumulus, un creux envahi de raseaux, appelé l'étang, car anciennement moins envasé, est le trou d'où les gens du 7' siècle. ail. J.c. ont sorti la terre pour réaliser le tumulus. Cet ensemble tumulus-excavation est rare et mérite le coup d'œil . 5. Le chêne de Goethe, dans la forêt vers Drusenheim, représente un arbre de croisement de chemin. On y trouve le cours du canal Vauban, aujourd'hui planté d'arbres.

Peintre Henri Loux

À l'école de Sessenheim grandit et vécut le peintre Henri Loux (1873-1907), né à Auenheim, fils de l'instituteur. Il est connu pour son fameux service de table "Obernai", «s'Lüx-Service", comme on disait plaisamment: "le service de Luxe".


Source : Protestants d'Alsace et de Moselle. Lieux de mémoire et de vie. Ed Oberlin/saep

Site Internet

Présentation de l'église luthérienne de Sessenheim sur la chaîne campanaire www.youtube.com/campanophile67

vidéos N°369 à 374.

Voir notamment les liens suivants: orgue : http://www.youtube.com/watch?v=ficM42M06z4

cloches : http://www.youtube.com/watch?v=GpRBpKRZhVA

vues de l'intérieur de l'église : http://www.youtube.com/watch?v=2HBi20ylH4s

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