Epîtres

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Le mot épître peut être traduit dans un langage plus courant par lettre.

Utilisation

L'art épistolaire est un genre littéraire assez répandu dans le Nouveau Testament. Il est même le plus répandu, si nous considérons que, sur les vingt-sept livres qui constituent le Nouveau Testament, vingt-deux prennent la forme d'une lettre.

Les auteurs de ces lettres sont différents : une majorité de lettres est attribuée à Paul, mais nous trouvons aussi des lettres attribuées à Pierre ou à Jean (l'Apocalypse, par exemple).

Nous utilisons l'expression "attribué à" car les exégètes cherchent à discerner si les auteurs nommés ont réellement écrit certaines lettres et parlent alors de pseudépigraphie. Les destinataires sont aussi variés : il peut s'agir d'une église, de plusieurs églises (l'Apocalypse), ou encore de particuliers (comme Philémon et Jude).

Construction

Ces lettres sont le plus souvent construites en trois parties, selon les habitudes de l'époque : nous trouvons une adresse, un corps et une formule d'adieu.

Nous pouvons encore affiner ce plan général, à partir de l'étude des lettres de Paul faite par Murphy O'Connor.

L'adresse comprend quelques mots sur l'expéditeur, le destinataire et une salutation inaugurale.

Le corps de la lettre suit les règles rhétoriques de l'époque. Les trois styles rhétoriques les plus fréquents sont :

  • l'éloquence délibérative : l'auteur cherche à conseiller ou à déconseiller
  • l'éloquence judiciaire : l'auteur cherche à accuser ou à défendre
  • l'éloquence démonstrative : l'auteur cherche à blâmer ou à faire l'éloge.

L'adieu comprend, après quelques remarques exhortatoires, un souhait de paix, une salutation et pour finir une formule de bénédiction.

Ces quelques repères nous permettent de nous plonger différemment dans ces épîtres, de mieux comprendre leur fonctionnement général et donc aussi leur sens : les premiers et les derniers mots d'une lettre ne sont pas annexes mais souvent fondamentaux pour comprendre le contexte de cette lettre. Alors, bonne lecture !

Source

Pour plus d'information : Murphy O'Connor, Paul et l'art épistolaire, Ed. du Cerf, 1994

Sandra ZURCHER-DROIT