Jean Sturm

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Nom : Jean Sturm

Naissance : 1507

Décès : 1589

Jean Sturm

Fondateur et premier recteur du Gymnase protestant, de l'Acamédie puis à titre postume de l'Université de Strasbourg.

Jean Sturm a aidé au rayonnement culturel et politique de la ville de Strasbourg, et a contribué au développement de la Réforme protestante.

Le Gymnase Jean-Sturm est le plus ancien établissement scolaire, primaire et secondaire, de France. Il fut fondé dans les bâtiments des Dominicains en 1538 par le magistrat et les réformateurs pour former les futurs cadres de la cité. Dirigé dès le début par l'humaniste et pédagogue Jean Sturm, il fut doublé en même temps d'un enseignement supérieur (théologie protestante et, par la suite, «philosophie» ou lettres, médecine et droit). Cette «Haute École» devint académie en 1566, puis université (protestante) en 1621. Les bâtiments anciens furent incendiés en 1860 et en partie pendant le siège de 1870. On y conserve cependant la chaire professorale de Jean Sturm.

Le Gymnase, imité dans toute l'Europe centrale, même par les Jésuites, est aujourd'hui encore étroitement lié au Chapitre de Saint Thomas et bénéficie d'un contrat avec l'État. En 2005, il a fusionné ses classes avec l'établissement scolaire Lucie-Berger en créant le "Pôle éducatif protestant Jan Amos Comenius », offrant une palette plus large de filières dans le cadre du second cycle regroupé sur le site Jean-Sturm.

Après la défaite de 1871, les Alsaciens furent nombreux à opter pour la France : un groupe de protestants de Strasbourg émigrés à Paris y fonda pour ses fils l'École alsacienne, sur le modèle du Gymnase.

  • Jean Sturm

Homonyme non parent de Jacques Sturm, Jean Sturm (1507-1589), allemand formé à Louvain et à Paris, fut appelé par Bucer à Strasbourg en 1537 pour enseigner la rhétorique et la dialectique. Humaniste et pédagogue, il fut le premier directeur du Gymnase (1538-1582) qui porte à présent son nom, et édita des auteurs classiques. Diplomate, il soutint les réformés francophones auprès des princes protestants allemands. Théologien, il était plus proche des conceptions de Zwingli* et de Calvin* que de celles de Luther*, ce qui lui attira des ennuis de la part des dirigeants du Convent ecclésiastique de Strasbourg et une disgrâce qui assombrit ses dernières années.

Bibliographie

  • Protestants d'Alsace et de Moselle, Lieux de mémoire et de vie. Ed Oberlin/Saep