Niort, Eglise réformée

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Eglise Protestante Unie du Pays Niortais
France France
Lieu de culte
Contacts



Présentation

Eglise Protestante Unie du Pays Niortais, 6 rue de l'Ancien Champ de Foire, 79000 Niort

Bureau et salles paroissiales, 6 rue de l'Ancien Champ de Foire, 79000 Niort


L'EPUDF du Pays Niortais est membre de

Elle appartient au Consistoire du Poitou

Lieux de culte

  • Niort : 9 place du Temple
  • Mougon : Temple
  • Beauvoir sur Niort : salle communale

Historique

Histoire du premier temple

Plan de l'église des frères mineurs ou Cordeliers au XIIIe siècle.

En 1559, un nommé Pinet acquis aux idées de La Réforme tient régulièrement des réunions clandestines et se hasarde le dimanche des Rameaux à prêcher sous la halle (à l’emplacement actuel de la rue Victor Hugo), devant une grande foule qui dissuade la justice d’intervenir. C’est là que les protestants continueront à se réunir pendant les troubles des guerres de religion. En 1576, le roi de Navarre, futur Henri IV, de passage à Niort, autorise des réunions plus régulières. Les protestants en profitent pour acheter un terrain appartenant au domaine royal. Des lettres patentes de Sa Majesté permirent de bâtir le temple dans le « Fief du Roi », mais seulement en 1591.

Ce premier temple était situé à proximité de la rue St Gelais et de la rue Martin Beaulieu, proche des remparts. Il pouvait contenir plusieurs milliers de personnes. La chaire était au nord et à côté se trouvait un « Tableau des Dix Commandements de la Loi ». Trois bancs plus élevés que les autres étaient destinés aux nobles et aux Echevins. Des places spéciales étaient réservées aux « Anciens » du « Consistoire ». Des bancs étaient affectés aux personnes présentant des enfants au baptême. Les places des hommes étaient séparées de celles des femmes car le « mélange et la confusion auraient eu quelque chose de très choquant et de fort déshonnête. »

Emplacement du premier temple (indication : «Temple protestant 1576-1684»).

L’Édit de Nantes avait apporté un apaisement aux guerres de religion, mais les ennemis de la religion « Prétendue Réformée » ne désarment pas. Aux tracasseries puis aux persécutions perpétrées à l’encontre des personnes, surtout dans cette région du Poitou où séviront de terribles Dragonnades, s’ajoutent les destructions de temples. Tous les prétextes sont bons : on tente d’abord d’interdire la pratique du culte à cet endroit en prétextant que le temple est trop près de la chapelle des Hospitalières et que le chant des psaumes dérange l’officiant. Pour le prouver on se livre à une expérience en avril 1684 « les magistrats investirent le temple avec six ou sept mille individus et une centaine de prêtres. Ils se livrèrent au plus effroyable concert de cris et de hurlements dont on se puisse faire idée…Cependant le bruit arrivait à peine dans la chapelle où se tenait l’intendant. Alors quelques-uns passèrent le seuil et s’aidèrent d’instruments de cuivre pour que le tapage fût entendu dans l’autre édifice. »

L’expérience n’étant pas concluante, on eut recours à un procédé bien plus efficace pour faire détruire ce bâtiment : c’est le guet-apens des « relaps » ou nouveaux convertis. Il était interdit à un relaps de franchir le seuil d’un temple sous peine de démolition de celui-ci. Sous l’influence des Dragonnades, 30 000 conversions avaient eu lieu en quelques mois. Cette liste est signifiée aux pasteurs avec la menace afférente. Les Anciens prennent tant de précautions qu’ils réussissent longtemps à empêcher l’intrusion. Mais le dimanche 30 avril 1684, deux échevins qui assistaient au sermon du pasteur, sortent avant la prière pour aller se poster en observation avec quelques autres catholiques aux portes du temple. Une demi-heure après, les magistrats rencontrant le pasteur devant sa maison, lui montrent un jeune homme qu’ils prétendent avoir trouvé dans le temple et qu’on vient d’arrêter à vingt pas de là. Le dimanche 27 août, on célèbre pour la dernière fois la Sainte Cène dans le temple de Niort. Un arrêté royal du 19 octobre ordonne que le temple soit démoli et rasé. Cette sentence est exécutée alors que Monsieur Augier de la Terraudière est maire de Niort. Et c’est la nuit... jusqu’au Concordat.


Histoire de la Chapelle des Cordeliers

Emblème des Franciscains aux­quels les Cordeliers appar­tiennent. On voit le bras nu du Christ croisant le bras de François avec les plis de la bure, tous les deux marqués de stigmates.

Les Cordeliers établis à Niort vers le milieu du XIIIe siècle faisaient partie d’un des deux groupes de Franciscains niortais ; ils assuraient la prédication dans la ville et les environs. L’ensemble des bâtiments occupés, couvent et chapelle, s’étendait le long des remparts, approximativement entre l’actuelle place de la Brèche et la rue Barbezière.

Pendant les guerres de religion, le couvent est incendié et les moines ne reviennent qu’en 1608 dans un couvent saccagé. La chapelle sera restaurée de 1606 à 1609. Mais en 1679 la voûte s’effondre. Elle sera refaite l’année suivante grâce aux deniers municipaux. Le maître autel sera élevé sur cinq marches, clôtures et murs relevés entièrement. Lors de l’ouverture de la porte de la Brèche, une place est créée sur l’emplacement du jardin, la chapelle s’ouvrant alors sur l’extérieur.

En 1790, l’Assemblée Constituante supprime ordres et congrégations monastiques et ordonne l’inventaire des mobiliers des couvents. Il semble qu’il ne restait que 5 prêtres, plusieurs frères chargés des services et 2 domestiques. Les bâtiments avec cour, cloîtres et jardins sont évalués à la somme de 20 595 livres. Les religieux conservent leur mobilier de cellule et leurs effets personnels. En juin de la même année, 497 membres de l’Assemblée électorale du département siègent dans l’église. En 1791, la chapelle dédiée à St Joseph est démolie. En 1792, c’est au tour du clocher de l’église de disparaître. En janvier 1792, une réunion de prêtres réfractaires se tient dans la chapelle. Le directoire du département ferme toutes les églises.

An II : le couvent est transformé en magasin d’équipement et de campement de l’armée de l’Ouest puis en marché aux grains jusqu’en Brumaire an III (octobre 1795). Le 22 prairial an VIII (mai 1800), le couvent est vendu au marchand Jean de Dieu Cruvelier (église, matériaux, sacristie sur 420 m2). Cette même année, le citoyen Cruvelier fera don d’une partie de l’église à la ville qui l’attribuera à la Communauté protestante en 1804.


Attribution et inauguration

Acte d'attribution du temple par le Conseil Municipal de Niort après approbation par le Préfet Dupin.

Par délibération du 25 Germinal an XII (15 avril 1804), le Conseil Municipal de Niort accorde au Consistoire, qui lui en avait fait la demande, la jouissance gratuite pour y exercer le culte protestant, de la portion de l'Église des Cordeliers qui avait fait l’objet d’une donation : le 21 juin 1800, le citoyen Cruvelier, négociant, avait acquis l’ensemble du couvent des Cordeliers, vendu comme bien national. Le 26 octobre 1800, il fit cession gratuite à la commune de Niort (ce qui fut accepté par le Citoyen Brisson, maire) du bâtiment de la « ci-devant » Église des Cordeliers.

L’inauguration du temple eut lieu le 14 Fructidor an XIII (1er septembre 1805) ; elle fut solennelle et impressionnante, si nous en jugeons par la relation d’un organe local, « le journal du département des Deux-Sèvres », du 20 fructidor (7 septembre). Le journaliste qui signe AC commence ainsi son article : « Si jamais cérémonie a dû émouvoir le coeur d’un homme sensible et religieux, c’est certainement celle qui a eu lieu dimanche dernier, dans le ci-devant temple des Cordeliers. Là, les catholiques & les protestants, confondus dans les mêmes rangs, mais séparés de sexe (usage établi dans les églises réformées), réunis par un esprit de concorde et de charité fraternelle, autour des autorités civiles et militaires, placées en face de l’autel & de la chaire, représentaient l’assemblée des premiers chrétiens, qui n’avaient tous qu’un coeur & qu’une âme. Là régnoit ce silence profond et religieux qu’inspire nécessairement l’idée de la présence du Grand Maître de la nature » Il fait ensuite allusion au discours du pasteur Molles qui se réjouit de ce que le « projet du bon Henri se trouve réalisé sous l’illustre, le grand Napoléon » et, parlant de liberté religieuse cite les « belles paroles de sa majesté impériale : l’empire de la loi finit où commence l’empire indéfini de la conscience. »


Aménagements

En 1839 le Consistoire déplore l’état du temple. En effet, depuis 1805, il n’avait subi aucune réparation et se trouvait dans un état lamentable. Il était en contrebas du sol extérieur, des infiltrations fréquentes y créaient souvent « un désastreux marécage et toujours une désolante humidité. Si bien que sur la hauteur de 8 pieds, les murs intérieurement étaient recouverts d’une mousse verdâtre de très vilain effet. Les murs avaient perdu leur aplomb et par surcroît étaient envahis de plantes parasites et d’arbustes dont les racines nuisaient à la solidité de l’édifice ». Il fallait tout refaire du sol à la toiture et modifier le gros oeuvre intérieur ; il fallait nettoyer, assainir, consolider, refaire la couverture (400 m2), refaire le carrelage (185 m2) refaire le mur de façade, tout en y ménageant une grande porte d’entrée, avec au-dessus, une fenêtre pour éclairer la tribune projetée. De plus, il fallait faire disparaître trois enfoncements dans les murs latéraux.

A noter qu’en 1820 la chapelle subsistait dans toute sa longueur. La sacristie était si exiguë qu’on dut l’agrandir. il fallait aussi confectionner une chaire, un autel, une tribune sur colonnes de 50 m2. Et par la suite, ce programme fut largement étendu. La chaire, confectionnée par le menuisier Colet, fut inaugurée le 1er avril 1855, dimanche des Rameaux Le devis présenté par le pasteur De Bray au Consistoire s’élevait à 8347 Fr auxquels s’ajoutaient 1205 Fr pour la sacristie. Pour financer ces travaux, une requête fut adressée au ministre des cultes.

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Pour influencer le ministre, le pasteur fit valoir que le délabrement du temple était un « sujet de moquerie et de pitié »et que le secours qu’il demandait était amplement justifié par le fait que l'Église de Niort, située au chef-lieu du département, représentait 40 000 protestants répartis dans les arrondissements de Niort et de Melle. On quêta auprès des paroissiens et on racla les fonds de tiroir ; le pasteur encaissa le prix de vente de l’ancien cimetière protestant de Niort, fit rentrer la location des bancs du temple, surveilla de près la souscription parmi les fidèles et enfin sut trouver au dehors des concours aimables : Madame la Duchesse D’Orléans, Princesse Royale, daignant s’inscrire parmi les amis de l'Église ; le dévoué pasteur, emporté par son zèle, s’en fut même collecter jusqu’en Angleterre. Les appels portent leur fruit : Le ministre des cultes accorda 3 000 Fr pour la couverture du temple, puis 1 200 en juillet 1842. Quant à l’aménagement intérieur la souscription, les secours, les locations, ajoutés aux subventions ministérielles, rapportèrent un total de 3 780 Fr 50.

Une aide impériale : le 13 octobre 1852, le Prince Louis-Napoléon, président de la République, de passage à Niort, fut salué par une délégation du Consistoire. C’était le moment de rappeler qu’il y avait encore pas mal à faire dans le temple. Le pasteur Jaubert fit valoir que « l’honneur de la République, comme les plus hautes convenances, la salubrité, la sécurité publique s’y trouvaient engagées. » Deux ans plus tard, Napoléon devenu empereur, gratifia l'Église de Niort d’une subvention de 9 000 Fr. Grâce à ce don le temple fut doté d’un parquet, de bancs pour les fidèles, de stalles pour les membres du conseil presbytéral, d’une table de communion, d’un pupitre et on put consolider la toiture et la tribune. La ville fait aussi un effort : une nouvelle subvention de 3 000 Fr permit d’orner le temple de belles boiseries, dignes d’entourer la chaire monumentale. Elles furent posées en 1862 sur les plans et devis de Mr Vallet, architecte de la ville.

En mars 1855, le temple fut équipé de l’éclairage au gaz. 14 appareils « à genouillère » (sorte de tuyaux coudés) furent achetés. La restauration de l’église fut achevée en 1883. Ce n’est donc qu’à la fin du XIXe siècle que le temple acquit l’aspect qu’il a encore aujourd’hui.

Citons encore pour mémoire quelques aménagements plus récents : éclairage électrique au moyen des appliques toujours en usage, en 1920. Sacristie à l’étage en 1936, chauffage au gaz en 59. Réfection de la toiture, de la façade et de la grande fenêtre ‘vitrail’ en 1977. Démolition de la conciergerie en 1987 et dégagement de la fenêtre « gothique » donnant dans la courette. Aménagement des sanitaires en 1989. Enfin, en 2005 : peinture intérieure, réparation d’une partie des boiseries, démolition de l’escalier donnant dans l’ancienne sacristie et aménagement d’un local dans l’espace libéré. Tout cela pris en charge, intégralement, par la municipalité niortaise.


Une catastrophe évitée de justesse !

Un compte rendu du 26 février 1922 rapporte que : « Samedi 4 février, vers 11h½ du matin, un gros bloc s’est détaché de la voûte de notre temple, rendant dorénavant impossible et dangereux l’usage de cet édifice jusqu’à restauration complète. La municipalité de notre ville nous a offert la salle de la Philharmonie et c’est là que jusqu’à nouvel ordre se tiennent nos cultes. Nous bénissons Dieu de ce qu’aucune victime n’est à déplorer dans un accident qui, survenu le lendemain d’un service, eût pu être une terrible catastrophe. »

Comment réparer ? L’architecte des monuments historiques déclare que même en refaisant toute la voûte, l’édifice ne présenterait pas une sécurité suffisante et qu’il faudrait tout reprendre à partir de la base. En janvier 1923, pour accélérer les réparations du temple, on parle de remplacer la voûte en pierre par une voûte en bois plus légère et plus sûre, l’exécution demandant plus d’une année. En janvier 1924, le conseil examine le projet et les plans de travaux. Le devis se monte à 70 000 Fr, soit 20 000 de plus que la somme votée par le Conseil municipal. Comment financer ? Mr le Maire propose de soumettre le cas au Conseil Général. Mr le Pasteur fera une démarche auprès du Préfet. Le préfet répond que ni le Conseil Général ni les communes ne peuvent prendre d’engagement sans un décret du ministre. Celui-ci répond que seule la ville de Niort devra supporter les frais. On demande à l’architecte de « comprimer » le devis afin que la mairie puisse tout prendre en charge. Le Conseil Municipal devant voter les 20 000 Fr manquants, les travaux sont retardés. En mai 1924, les réparations sont ajournées. Une délégation se rend auprès de Mr le Maire et Mr le Préfet pour déposer une lettre de doléances relative aux réparations.

En janvier 1925, le conseil déplore les atermoiements des entrepreneurs adjudicataires, une nouvelle démarche auprès du préfet est entreprise. En novembre, le conseil municipal promet le temple pour la fin de l’année mais il faudra attendre septembre 1926 pour que le culte soit à nouveau célébré. L’inauguration de la nouvelle voûte a enfin lieu le 10 octobre 1926, en même temps que l’installation d’un nouveau pasteur.

Pendant tout ce temps on cherche un nouveau lieu de culte. La municipalité envisage de mettre à disposition deux salles louées dans l’immeuble d’un particulier jouxtant le temple. L’affaire ne se fait pas ; on fait alors une demande pour utiliser des salles de la préfecture… on signale une salle disponible au donjon. Mais tous ces espoirs sont sans lendemain. Vraisemblablement, la communauté a dû utiliser la salle philharmonique pendant ces presque cinq ans qu’ont duré les travaux.


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Presbytère

En 1806, Le président du Consistoire écrit au préfet Dupin pour l’obtention d’un presbytère et d’un jardin. Celui-ci sera trouvé à Niort, faubourg St Gelais, rue de la Redoute, (aujourd’hui rue St Gelais). De plus, le préfet souhaite que l’indemnité du pasteur soit augmentée en raison de ses charges familiales et de ses déplacements sur l’étendue du Consistoire. Le Consistoire, prenant en compte les frais de représentation en ville, l’ameublement, le rang qu’il doit tenir dans une ville, accorde au pasteur 1500 Fr de plus par an, en plus de son salaire versé par l'État. Il n’est pas fait mention de presbytère avant un compte rendu de 1912 où le conseil, malgré la faiblesse de ses moyens, parle d’une acquisition. Des fonds légués par un ancien pasteur pourraient être utilisés à cet effet, à condition que l'Église trouve un complément. La suite laisse à penser que le beau rêve n’a pu se réaliser puisqu’il est fait mention, en 1927, de « la maison du pasteur », en location, 129 avenue de Paris.

En 1933, le conseil cherche un autre logement pour son pasteur. Il semble qu’on en ait trouvé un, rue Vieille Rose ; mais en 1943, il faut à nouveau se mettre à la recherche d’une autre location tout en rêvant d’avoir un bâtiment bien à soi. En 1944, un compte rendu fait mention de réparations à « l’ancien presbytère » avenue de Limoges 158. On espère toujours avoir un local à soi. En attendant, on entame des pourparlers pour louer des locaux avenue de Paris faisant office de presbytère et de local de jeunesse, mais la démarche ne semble pas avoir abouti. En 1945, le presbytère est transféré au 75, avenue de Limoges, dans un local appartenant aux héritiers d’une paroissienne, Mme Bouffard, qui avait désiré que sa maison soit louée au pasteur. En 1952, on projette d’acheter une partie du jardin du presbytère pour y bâtir un logement propre à la paroisse.

Enfin en 1956, le pasteur Cousouyan convainc le Conseil d’acheter le presbytère au n° 75, loué depuis 1945. La paroisse est enfin chez elle en 1957 ou 1958. C’est aussi à cette période que se construit la grande salle paroissiale. En 1975, le presbytère est vendu 220 000 Fr au Crédit Lyonnais et une assemblée extraordinaire adopte le principe de la construction du presbytère actuel, au 6 rue de l’Ancien Champ de Foire.


Sacristie

Rien ne dit de quoi se composait la sacristie. Peut-être était-ce une partie de la chapelle, puisqu’en 1839, on parle d’une nécessité de l’agrandir. Trois ans plus tard, le pasteur présente au consistoire un devis pour la construction d’une sacristie « pour le service du temple, en même temps que pour les réunions de l’Assemblée » : en 1844, il est question dans un compte rendu de la « sacristie nouvellement bâtie. » Sans doute s’agit-il du bâtiment attenant au temple – il a servi également de conciergerie – qui fut démoli en 1987.

En 1925, on procède à des travaux à la sacristie qui permettent d’agrandir le logement du concierge. Mais on est conscient de l'exiguïté des locaux : des projets sont bâtis pour construire des salles paroissiales au bout du temple, côté chaire. Mais les pourparlers avec le propriétaire d’un bâtiment mitoyen n’aboutissent pas.

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Quelques années plus tard, en 1930, on regarde du côté de la Chambre de Commerce où un local lui appartenant, mitoyen du temple, intéresserait bien la paroisse. Les partenaires sont d’accord mais on découvre que la Chambre de Commerce ne peut aliéner le terrain sur lequel se trouvent ces locaux. Elle fait alors une proposition qui va trouver l’accord des deux parties : elle propose de construire un immeuble jouxtant le temple côté chaire dont le 1er étage serait loué à la paroisse. En 1935, l’affaire est conclue : la CCI louera les salles pour 40ans, mais la paroisse fera une avance de 20 000 F correspondant à 20 ans de location gratuite. La paroisse jouit donc maintenant de « 2 salles claires et confortables » et le concierge est tout heureux de voir ainsi son logement agrandi. Cet état durera au delà des 40 ans puis que c’est seulement en 2004 que ce local sera complètement débarrassé, même s’il ne pouvait plus être utilisé depuis quelques années pour des raisons de sécurité. En 2005, l’escalier sera démoli, dégageant ainsi un petit local entièrement aménagé par la mairie.


Cimetières

Le premier cimetière protestant occupait le terrain attenant au temple construit en 1591. Un cimetière plus important était situé en dehors des remparts (emplacement actuel de la place Denfert-Rochereau). Il avait été accordé aux protestants par les édits de pacification ; il leur fut retiré en 1684 et attribué à la paroisse St André. Pendant un siècle environ, les cimetières des paroisses furent interdits aux non catholiques. Dans les années 1780, on trouvait trace d’inhumations dans un petit enclos privé situé dans l’Impasse des Protestants. Cet enclos devint vite insuffisant et quelques-uns durent être enterrés dans le cimetière de Souché. En 1840, le Consistoire autorisa l’aliénation de cet enclos qui fut morcelé et vendu pour des constructions d’habitations. En 1838, la ville de Niort concédait à la Communauté protestante un enclos dans le cimetière communal situé rue de Bellune, séparé du cimetière réservé aux catholiques par un mur et une porte.

Au cours du 19ème siècle un « carré protestant » fut réservé dans les nouveaux cimetières ouverts par la ville. Cette distinction religieuse dans les sépultures subsistait encore au début du XXe siècle, puisqu’en 1936, la municipalité offrit aux protestants d’acheter 1/30 des places qui se trouvaient dans ce fameux carré.


Écoles protestantes

Au 18ème siècle, les protestants étaient obligés d’envoyer leurs enfants dans les écoles catholiques. Les plus fortunés détournaient la loi en engageant des précepteurs ou en envoyant leurs enfants, surtout les garçons, en Angleterre. Vers 1760, des internats virent le jour dans la région où, avec quelques précautions, fut donnée une éducation calviniste. Quelques élèves protestants fréquentaient aussi le Collège des Oratoriens de Niort à l’esprit plus ouvert.

Au 19ème siècle, grâce à l’aide de la « Société pour l’encouragement à l’Instruction primaire parmi les protestants » basée à Paris, une 1ère école privée est ouverte vers 1830, probablement dans une maison individuelle sise 7 rue Maintenon qui servait aussi de logement pour l’Instituteur. Elle accueillait les filles et les garçons « indigents ». Le premier instituteur connu fut Mr Papot, sans doute secondé par Mr Heraud. Cette école était financée par la société parisienne et par les paroissiens regroupés dans un comité local de cette même société.

Dès 1834, une demande est faite à la municipalité pour l’ouverture d’une « école communale protestante » (le salaire des enseignants et l’entretien des locaux est pris en charge par la municipalité). Celle-ci répond qu’il existe déjà une école communale « mutuelle » pour les garçons indigents et que « la distinction entre les différents cultes a pour résultat d’exciter l’intolérantisme (sic) si nuisible à la tranquilité (sic) sociale. » Après de nombreuses autres demandes, un accord est donné pour l’ouverture d’une école communale de garçons en 1846. Le Consistoire, bien que reconnaissant, revient à la charge pour réclamer comme la loi (loi Falloux) le lui permet, deux écoles communales protestantes : une pour les garçons et une pour les filles. Ce sera chose faite vers 1852. Elles étaient situées dans l’espace aujourd’hui délimité par les rues de « l’Ancien Oratoire » et la rue du « Musée ». (voir plan pp. 18-19). Ces 2 écoles seront successivement dirigées par Mr et Mme Hode, assistés de leur fille, puis de Mr et Mme Consteils, assistés de Melle Julie Bonnet et sans doute de Melle Beauvais.

Quelques statistiques nous donnent les effectifs suivants. 1852 : 79 garçons et 61 filles. 1861 : 191 garçons et 62 filles. 1885 : 66 garçons et 121 filles. Aucun document ne permet de dire à quelle date ces écoles ont été remises à l'État, les derniers documents connus datent de 1886.


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Organisation de la Paroisse

A la date du 20 Nivôse, an XII (11 janvier 1804), Monsieur le Préfet des Deux-Sèvres réunissait les 25 chefs de familles protestantes les plus imposées dans les communes, composant l'arrondissement de l'Église Réformée de Niort et qui étaient :

  1. Niort : 180 protestants
  2. Souché : 90
  3. Vouillé : 611
  4. St Gelais : 225
  5. Echiré : 115
  6. Mauzé : 29
  7. Aigonnay : 495
  8. Fressines : 690
  9. Prailles : 1000
  10. Breloux : 997
  11. François : 540
  12. Chauray : 302
  13. Chavagné : 812

De cette réunion, par le résultat de l’élection, sortit le Consistoire composé de la manière suivante :

  • Jean Plantiveau (Vouillé)
  • Jacques Hippeau (Chavagné)
  • André Girault (Aigonnay), président
  • François Gazeau (Breloux)
  • André Brenet (Vouillé)
  • Pierre Bouffard (Chauray)
  • Léon Boudou (Vouillé)
  • André Le Brault (Chavagné)
  • Jacques Roulet (Breloux), trésorier
  • Jacques Hourneau (Breloux)
  • François Gazeau (Chavagné)

Le chef-lieu de l'Église consistoriale fut fixé à Niort, faubourg, rue de la Redoute (aujourd’hui, rue St Gelais). Le Consistoire demande un temple, nomme son trésorier, cherche un pasteur qu’elle trouve en la personne de Monsieur Frédérik Molles, élu à l’unanimité le 21 octobre 1804. Malheureusement ce premier consistoire remplit mal sa mission : 2 ans après, la caisse était vide, on dut le remplacer par de nouveaux membres et adopter un règlement sévère qui obligeait, entre autres, les « Anciens » à être responsables des sommes imposées à chaque commune, à dénoncer « tous les vicieux et les fauteurs de scandale sous peine d’être eux-mêmes censurés et suspendus. » Malgré cela, le consistoire fait des projets grandioses pour restaurer son temple et demande un 2ème pasteur. Après des passages rapides de candidats, et des cohabitations difficiles, il faudra se contenter d’un pasteur et attendre l’arrivée du Pasteur de Bray pour rétablir la confiance et remettre la paroisse en équilibre.

A cette époque, souffle sur le territoire un vent de Réveil qui verra la plupart des communes rurales pourvues de leur propre temple et de leur propre pasteur. En 1844, l'Église de Niort compte un pasteur qui dessert 10 annexes et prêche 3 fois par dimanche. Nombre de fidèles : 2190 (Niort intra-muros 559, dont 500 pour la ville; Niort extra-muros 116; autres : 1631 de Prahecq, St Symphorien, Coulon, Vouillé etc.). Entre temps, la paroisse s’est dotée d’un consistoire local en 1836, composé de membres élus par l'Église et de membres de droit, pris dans le Consistoire Général. Il faudra attendre 1852 pour voir la création des Conseils Presbytéraux tels que nous les connaissons aujourd’hui. Parfois ébranlée par des problèmes internes, souvent liés à des personnes, la paroisse reste à l’écart des grands courants contraires qui divisent un moment l'Église sur le plan national. Dans la querelle des « libéraux » et des « orthodoxes », elle décide de rester neutre et de ne pas prendre part aux votes dans les synodes. Elle enverra des délégués à l’Assemblée de Jarnac en 1906, saluant l’effort pour tenter de réunifier l'Église Réformée. C’est enfin avec un grand soulagement qu’elle adhérera en 1938 à « l’Union Nationale de l'Église réformée de France » qui tire un trait sur ces divisions.

Dans les années 1960, le temps où l’on voyait les paroisses se multiplier est bien terminé ; aussi, Niort décide de travailler en commun avec La Crèche et Mougon. On a alors deux postes pastoraux, Niort I et Niort II. Mais rapidement, on ne peut plus compter que sur un seul pasteur. En 1992 La Crèche et Niort fusionnent en « Association Cultuelle de Niort et Val de Sèvre ». Actuellement, le rattachement de Mougon reste à faire, et en 2005 des démarches sont en cours pour y parvenir.


Vie de la Paroisse à travers deux guerres

1914 – 1918

Même si les comptes rendus de conseil sont assez laconiques sur le sujet, la 1ère guerre mondiale a forcément eu des effets sur le fonctionnement de la paroisse. : Premiers touchés, les enfants, qui seront privés d’« arbre de Noël » pendant plusieurs années. Par contre : « les enfants seront invités à se départir de leurs cadeaux de Noël en faveur des blessés...les offrandes recueillies serviront à l’achat de menus objets pour les soldats blessés hospitalisés à l’ambulance de l’ancienne préfecture » (actuelle Chambre de Commerce). Les finances en pâtissent aussi : les collectes à domicile sont devenues difficiles, sinon impossibles. Dès 1915 on projette « la confection d’une plaque commémorative pour les enfants morts pour la patrie. » Une liste de tués, blessés, disparus, prisonniers sera établie dans les archives de l'Église. La plaque sera réalisée en chêne pour 290 Fr en 1919 et inaugurée le 2 novembre devant les familles des défunts. On se propose de créer un comité d’entraide pour les protestants des contrées envahies par la guerre.

1939 – 1945

Pendant la 2ème guerre mondiale, le registre des comptes rendus ne comporte que des pages blanches entre janvier 1940 et le 8 avril 1945. Dès le début de la guerre, le jeune pasteur est mobilisé et doit démissionner de la paroisse de Niort, il est remplacé par un pasteur de 63 ans. L’heure du culte est changée, les Allemands célébrant leur propre culte de 9h à 10h. En 1943, 1er service du « Souvenir français » fixé par les autorités et qui se perpétuera jusque dans les années 1990. En 1944 : renaissance du groupe d’Éclaireurs « après que le décret ayant aboli ce mouvement ait été annulé par le Gouvernement de la République Française. » Le pasteur au cours d’un conseil parle du message de l'Église : « étant donné les évènements actuels, il faut que la prédication soit une réalité de l’existence et du pardon qui n’exclut pas la justice. »

Le rapport moral établit par le pasteur lors de l’Assemblée Générale du 25 février 1945 mérite d’être reproduit en grande partie. Après avoir rendu grâce de ce que les bombardements de Niort n’aient affecté ni le temple ni aucune famille de paroissiens, il évoque la douloureuse attente de ceux qui espèrent le retour de prisonniers ou de requis du STO (Service du Travail Obligatoire). Il décrit la libération en ces termes : « Avec la cité, notre église a vécu ces heures inquiétantes et pleines d’espoir de la libération. Nous nous souviendrons longtemps de ce dimanche matin où, en descendant au temple, nous avons découvert une ville vidée de ses occupants allemands. La seule présence que nous ayons regretté c’est celle de ce soldat qui s’asseyait chaque dimanche au fond du temple et qui n’a participé à la Sainte Cène qu’après notre invitation personnelle, et en s’approchant toujours le dernier. C’était un soldat de l’armée ennemie mais ici, il était le fidèle, le pasteur de cette église réformée d’Allemagne qui dans la résistance au paganisme national- socialiste a montré peut-être plus de hardiesse que ne l’a fait notre église de France... Que le Seigneur suscite là-bas par l’évangélisation toute à refaire de ce peuple malade et déchristianisé, de nouveaux et clairvoyants serviteurs. »

L’Assemblée Générale de 1946 évoque l’abolition des barrières nationales et raciales. Un signe annonciateur est la présence de prisonniers allemands à la Cène. Le pasteur évoque l’attachement à la France toutefois « délivrée de l’idolâtrie du nationalisme » parce que seul Jésus Christ est adoré. On fête aussi le retour des prisonniers et des requis du STO. Deux anciens prisonniers entrent au conseil, riches de leur expérience où leur foi a été mise à l’épreuve. On cite les noms des déportés politiques protestants : Blanchard, Chantelauze, Rageau. En 1948, un pasteur allemand ancien résistant au régime nazi vient témoigner de l'Église pendant la guerre.


Catéchisme

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Le 8 décembre 1856 le Consistoire créait une École du Dimanche au temple. Les catéchumènes étaient soumis à un examen à l’issue de leur instruction religieuse qui se déroulait devant l’aréopage du Consistoire. La sélection était sérieuse mais la bienveillance ne manquait point. On était admis de deux manières : soit « sans difficultés » soit « après discussion » et on tirait au sort parmi les plus capables le nom d’un garçon et celui d’une fille qui seraient admis à l’honneur de réciter à haute voix devant l’assemblée une des dernières sections du catéchisme.

Cet examen s’est perpétué jusqu’à une date récente puisqu’en 1946 le conseil presbytéral consacrait encore une de ses séances à l’examen des copies des catéchumènes de 2ème et 3ème années. Notons pour sourire que les meilleures copies étaient celles d’un certain Pierre Moulin et d’une certaine… Hélène Riebel, fille du pasteur !

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Peu de renseignements nous sont donnés sur la tenue des catéchumènes ; On sait seulement qu’en 1946, les garçons étaient invités à revêtir l’uniforme de leur groupe de jeunesse et que les filles devaient porter un chemisier blanc une jupe bleue et un béret. Selon des témoignages récents les jeunes filles ont dû porter à une certaine époque la même robe blanche que leurs amies catholiques. Le nombre des catéchisés a évidemment bien changé en deux siècles. S’il n’est aujourd’hui que de 4 ou 5 en dernière année, il s’est monté jusqu’à 29 en 1961.


Musique

Dès 1833 on acheta un orgue (ou harmonium) qu’on confia à la maîtrise du professeur Gauss. Il y en eut un autre, acheté en 1849, au sujet duquel Stapel le fabricant présentait une facture de 65 Fr 25 pour solde du prix. Dix ans après, un autre encore qu’on demandait « solide et convenable ». Vers 1860, le ministère des cultes accorda à Niort, une subvention de 2 500 Fr destinée à l’achat d’un orgue (ou harmonium) pour son Église. L’harmonium sera changé 4 fois entre 1907 et 1961 : l’un sera même acheté à un chanoine de Luçon. Enfin un legs important, complété par la participation des paroissiens, a permis en 1991 l’achat de l’orgue Allen actuel. En 2003, les enceintes se sont décrochées du mur et sont tombées sur l’orgue. Heureusement pour notre fidèle organiste, Mme Suzanne Louÿs, cet accident se produisit un lundi.

Le 17 avril 1844, on parla du chant dans une séance du Consistoire : « Le Consistoire, sur proposition de Mr Tondut et de Mr Bray, pasteur, nomme le sieur François Heraud, instituteur, chantre de l'Église de Niort et le charge de diriger le chant, et, jusqu’à nouvel ordre, de lire la Bible et, en l’absence du pasteur, de faire le culte. De plus, il donnera une leçon de chant aux fidèles pendant une heure, après chaque dévotion. Il est alloué au Sieur Heraud pour ce service, 150 Fr, payables chaque année. » En 1854, l’instituteur s’appelle Consteils il a un petit différend avec le Consistoire mais il est toujours en fonction 10 ans après. Parallèlement, une institutrice, Melle Beauvais est en même temps organiste. Des plaintes commencent à s’élever à propos de la condition déplorable du chant dans le temple « Tantôt, c’est la voix directrice de Mr l’Instituteur qui nous manque, tantôt c’est l’orgue de Melle l’Institutrice qui nous interrompt d’une manière désagréable, tantôt, ce sont les enfants des écoles qui chantent très faux et sans mesure. » Pour remédier à cet état de chose, il est décidé de ne garder que les élèves qui chantent bien et Mr Binet, maître de chant aux Écoles Communales sera invité de nouveau à exercer les enfants protestants à chanter des psaumes et les cantiques indiqués depuis longtemps. On demande ensuite à Mr Lacaut de se charger de l’orgue au temple. Par la suite, quelques comptes rendus de Conseil font état d’une chorale, selon que le pasteur accordait plus ou moins d’importance à la musique. Une mention spéciale doit être faite au pasteur Riebel dont l’épouse était une remarquable musicienne.

La paroisse a aussi pu bénéficier des talents de Mme Andrée Biscara dans les années 1930. Par la suite, une chorale s’est formée à plusieurs reprises. En 2004, Mme Doriane Charron a bien voulu se charger de la responsabilité d’un modeste petit groupe vocal qui intervient ponctuellement.


Statistiques

Nombre de paroissiens
Nombre d'actes pastoraux


Liste des pasteurs de Niort

le Pasteur Jacques Cousouyan
  • 1562 La Fayolle
  • 1569 La Forest
  • 1572 - 1607 Loys de la Blachière
  • 1601 - 1637 Jean Chauffepié
  • 1620 - 1663 J de Couignac
  • 1639 - 1650 Elisée Priolleau de la Vennerie
  • 1650 Pierre Plassay
  • 1663 - 1681 Laurent Drelincourt
  • 1676 - 1685 Pierre Bossatran
  • 1681 - 1685 Jacques Misson

1685 REVOCATION

  • 1804 Molles
  • 1820 - 1827 Bellivier
  • 1823 Frossard
  • 1829 Duchemin
  • 1840 De Bray
  • 1847 Jaubert
  • 1868 Montet
  • 1889 Vabre
  • 1907 Koenig
  • 1909 Bordarier
  • 1914 Monnier
  • 1924 - 1926 Benjamin Deschamps
  • 1926 - 1929 Marc Chalamet
  • 1929 - 1933 Jean-M. Beltrando
  • 1933 - 1939 Hugues de Cabrol
  • 1939 - 1942 Elie Vidal
  • 1942 - 1953 Théodore Riebel
  • 1953 - 1964 Jacques Cousouyan
  • 1964 - 1973 Kornel Halat
  • 1974 – 1979 Louis Joubert
  • 1979 - 1993 Daniel Pfender
  • 1994 - 2002 Hervé Stücker
  • 2003 - 2013 Serge Wüthrich
  • 2014 Pascale Renaud-Grosbras



Parmi les nombreux pasteurs qui ont guidé notre communauté, nous retiendrons quelques noms :

Laurent Drelincourt : né à Paris en 1626, fut pasteur à Niort de 1663 à 1680 où il mourut aveugle. Il a « laissé un bagage de sonnets chrétiens, de psaumes pénitentiaux en vers héroïques, et des sermons remarquables » (A. Vergnault).

Pierre Bossatran : né vers 1630, est pasteur à Niort au moment de la destruction du 1er temple. Il s’enfuit en Angleterre en 1690. Ses biens sont saisis en France.

Jacques Misson : arrivé à Niort le 1er juin 1681, il est expulsé deux jours après par l’Intendant Marillac sous le prétexte qu’il n’est pas encore agréé par le Synode provincial. Il n’est autorisé à occuper son poste que le 29 septembre, mais en 1684 il est interdit de fonction par le présidial de Poitiers et condamné à payer 500 écus d’amende, solidairement avec son collègue Bossatran. Il s’exile à Londres en 1686.

Elie Vidal : en poste à Niort, de 1939 à 1942 en remplacement du pasteur Cabrol mobilisé. Il a présidé les obsèques d’Ernest Perochon (prix Goncourt 1920) dont les autorités avaient interdit qu’elles aient un caractère officiel en raison des prises de position de l’intéressé contre la collaboration.

Kornel Halat : pasteur à Niort de 1965 à 1973. Ce Docteur ès Sciences Religieuses de l'Université de Strasbourg fut, au début de sa carrière, le premier missionnaire de l’église luthérienne slovaque à avoir exercé au Cameroun et au Bénin. Un de ses fils, Bohumil vit toujours à Niort.

Louis Joubert : cet « enfant du pays », demeurant à Mougon a d’abord été professeur d’histoire puis Inspecteur Général de l’Éducation Nationale dans cette matière. Docteur en théologie, il avait le titre de pasteur sans avoir jamais eu la responsabilité d’une paroisse. Après avoir été un « laïc » actif dans les différentes paroisses dont il avait été membre, il a eu la responsabilité de la paroisse de Niort de 1973 à 1979.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

Remerciements

Ces documents ont été rassemblés par Simone Balove et Philippe Aubineau à l’occasion de la commémoration du Bicentenaire de l’attribution du temple à l'Église Réformée de Niort en 2005.

Ils remercient sincèrement les personnes qui leur ont apporté leur concours pour l’élaboration de ce livret :

  • Madame Dubuc du service des archives de la Mairie,
  • Monsieur Bruno Derbord, photographe de la Mairie,
  • Monsieur Michel Collard, ancien Franciscain,
  • et Madame Françoise Boisson.

Notes et références


Administration