Sexualité

De Wiki-protestants.org, l'encyclopédie collaborative Protestante.
Aller à : navigation, rechercher

La sexualité

La sexualité qui est l'ensemble des fonctions qualitatives de mise en relation, de reproduction, d'association et de pérennisation de l'espèce, n'est pas réductible au génital.

Selon Sigmund Freud, elle se met en place dans l'enfance. Au-delà de sa fonction primaire qui est d'assurer la reproduction de l'espèce, la sexualité, qui ne s'applique qu'à l'espèce humaine, relève d'un comportement social dans lequel l'imaginaire l'emporte dans les relations homme et femme.

Cette dichotomie, entre la fonction première nécessaire à la pérennisation de l'espèce et la seconde relative aux représentations des individus, pose en permanence des problèmes de tensions et des souffrances. Ce qui pousse d'aucuns à affirmer que la sexualité est un mal. L'éthique chrétienne, fortement influencée par St Augustin, a longtemps eu une piètre opinion de la sexualité et par ricochet, de la femme. Ainsi, la morale du VIème siècle affirme sans équivoque que le plaisir n'est jamais sans péché et que la femme est moins apte que l'homme à la moralité.

De nos jours les données ont changé. La sexualité se dégage de ses liens qui la maintiennent assujettie à la morale moralisante. Elle est devenue le lieu d'expression par excellence de ce que l'être humain porte en lui de meilleur, une imbrication profonde du social et du biologique. Ainsi libérée de l'asservissement à toute périodicité, la sexualité échappe à une nécessité d'espèce pour s'inscrire dans un projet individuel ou social. Elle est à la fois un rôle, un comportement et une identité.

Voir aussi

Homosexualité

Source

Hope Nenonene